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samedi 11 mai 2019

Citation de saint Augustin



"Tu nous as faits pour toi Seigneur et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi"

Saint Augustin (Les Confessions)

samedi 28 mars 2015

28 mars 2015 : 500ème anniversaire de la naissance de Sainte Thérèse d'Avila



Nous avons fêté aujourd'hui, 28 mars 2015, le 500ème anniversaire de la naissance de sainte Thérèse de Jésus, docteur de l'Eglise, réformatrice du Carmel. Elle est en effet née le 28 mars 1515, année bien connue des écoliers français.

Au couvent des Carmes de Montpellier, l'archevêque Mgr Carré est venu présider une messe et il a donné une conférence ce samedi 28 mars 2015.

11h messe pontificale présidée par Monseigneur Pierre-Marie Carré

15h conférence de Monseigneur Pierre-Marie Carré (ouverte à tous) sur la famille

Source : site de la cathédrale de Montpellier

jeudi 2 mai 2013

Saint Athanase d'Alexandrie Père de l'Eglise (+ 2 mai 373)

Icône représentant saint Athanase au concile de Nicée (xiiie siècle)

Saint Athanase fut évêque et docteur de l'Eglise, grand vainqueur de l'hérésie arienne. Le pape Benoît XVI lui avait consacré une catéchèse lors de l'audience générale du 20 juin 2007.

C'est un ardent défenseur de la foi de Nicée que l'Eglise fête en ce jour. Athanase est né avant l'an 300. Remarqué jeune par l'évêque d'Alexandrie, il reçoit une solide formation théologique qui lui permettra de faire face à une tâche complexe. En 325, il assiste vraisemblablement au concile de Nicée qui condamne l'hérésie d'Arius et proclame la foi de l'Eglise en Jésus Christ vrai homme et vrai Dieu. En disant que le Fils est consubstantiel au Père (de même nature que le Père), le concile veut exprimer deux choses : l'égalité de nature entre le Père et le Fils ; l'unité fondamentale du Fils avec le Père.

Athanase devint évêque d'Alexandrie en 328. Il lui revient donc de faire passer la foi de Nicée dans un contexte particulièrement difficile sur le plan politique et religieux. Athanase se révèle énergique, voire dur, très au fait du fonctionnement de l'appareil ecclésiastique. C'est aussi un théologien à la pensée claire, nourri de la Parole de Dieu qu'il considère comme la source de toute vie et de tout discernement. C'est à sa lumière qu'il relit sa propre vie et celle de l'Eglise, ne cessant de s'y référer pour défendre la divinité du Christ et d'approfondir la théologie trinitaire. Certes la Révélation bouleverse les catégories de a raison humaine, ele nous déroute, mais c'est Dieu qui se donne à nous et qu'il s'agit d'accueillir. Athanase milite activement pour la séparation des pouvoirs temporel et spirituel.

Son ardeur, ses convictions lui valent quelques 17 années d'exil sur les 47 ans que dure son épiscopat. Athanase n'est pas homme à se laisser briser par les échecs et les adversités. Ses exils à Trèves et à Rome contribuent à une meilleure compréhension entre Orient et Occident, à faire connaître également la vie monastique en Occident. Au cours de son exil chez les moines du désert d'Egypte, il écrit la vie de saint Antoine et encourage le mouvement d'intégration du monachisme dans l'Eglise.

Athanase meurt en 373. Il laisse une oeuvre particulièrement riche, qui témoigne de son amour et de sa relation très forte au Christ.

Source : missel Kephas.

samedi 20 août 2011

20 août : saint Bernard de Clairvaux (+ 1153)





«Quiconque prie et travaille, lève vers le Seigneur son cœur avec ses mains»
[ Saint Bernard ] -
Extrait d'Ad sororem


Né en 1090 à Fontaine-lès-Dijon, décédé le 20 août 1153. Il a durablement marqué la spiritualité occidentale; entré à Cîteaux en 1111, il a été envoyé en 1115 comme abbé d'une nouvelle fondation de Cîteaux: Clairvaux. C'est une très grande figure du XIIème siècle.


Lien sur saint Bernard sur le site Zenit: https://fr.zenit.org/articles/saint-bernard-de-clairvaux-et-le-sens-cache-des-textes-bibliques/. Dans cette catéchèse, le pape Benoît XVI dit que saint Bernard de Clairvaux « excellait à faire distiller des textes bibliques le sens qui s'y trouvait caché ».


Sources : site Zenit, site de l'abbaye Saint-Benoît en Suisse
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vendredi 15 juillet 2011

15 juillet : fête de saint Bonaventure, docteur de l'Eglise



Le pape Benoît XVI lui a consacré une catéchèse, lors de l'audience générale du 3 mars 2010. C'est un très grand saint franciscain, docteur de l'Eglise, auteur d'une oeuvre très importante au XIIIème siècle.

Une édition récente de ses oeuvres spirituelles est consultable sur le site de l'abbaye bénédictine de Saint-Benoît en Suisse.

Il naît de Giovanni da Fidanza et de Maria Ritella. Baptisé Giovanni à sa naissance, il prend par la suite le nom de « Bonaventure ». Nous ne savons rien de sa jeunesse, ni des raisons de son changement de nom. Selon une tradition du xve siècle, le jeune Giovanni, gravement malade, aurait été apporté à François d'Assise, lequel se serait écrié en le voyant : « O buona ventura! » (« quelle chance ! »).
Son père, médecin, l’envoie étudier les arts à la Sorbonne en 1236. Il rejoint l'Ordre des frères mineurs en 1243. Il entreprend les études de théologie sous la houlette d'Alexandre de Hales, grand théologien devenu franciscain. En 1248, Bonaventure obtient sa licence, ce qui l'autorise à enseigner à son tour à l'Université. En 1256, l'animosité montante des universitaires à l'égard des ordres mendiants l'oblige à quitter son poste. Après la condamnation de Guillaume de Saint-Amour, principal adversaire des Mendiants, Bonaventure reçoit son doctorat en 1257, en même temps que Thomas d'Aquin.
La même année, et malgré son jeune âge, Bonaventure avait été élu ministre général de son ordre, en succession de Jean de Parme. Il se trouve confronté à la querelle entre Spirituels et Conventuels, c'est-à-dire entre partisans de la pauvreté absolue et partisans d'une évolution de l'ordre, en particulier vers l'enseignement. Bonaventure condamne les Spirituels, en particulier les joachimistes, artisans des thèses de Joachim de Flore. Lors du chapitre général de Narbonne, il fait réviser les constitutions de l'ordre. Il s'attelle ensuite à une biographie de François d'Assise, qu'il présente en 1263 au chapitre général de Pise. À cette occasion, il redessine la carte des provinces de l'ordre. Il prescrit également la sonnerie des cloches à la tombée de la nuit, en l'honneur de l'Annonciation — pratique qui préfigure la prière de l'Angélus.
En 1265, Clément IV le nomme archevêque d'York, mais il refuse cette promotion et surtout entend demeurer à Paris, pour la défense des ordres mendiants. L'année suivante, le chapitre général de Paris ordonne la destruction de toutes les Vies de François d'Assise, à l'exception de celle rédigée par Bonaventure, déclarée la seule authentique et digne de foi. Cette mesure est condamnée par les zelanti, partisans d'un retour aux sources, qui y voient la confiscation par Bonaventure du personnage de François.
En 1267, à Rome, il crée un statut pour les laïcs agissant selon les règles de l’Amour du Christ : c’est la première confrérie de pénitents, qu'il nomme "Confrérie du Gonfalon", dont l’objet est l’amour du Christ et la proclamation de la foi catholique.
En 1271, Bonaventure intervient dans le conclave réuni à Viterbe après la mort de Clément IV. Sur ses conseils, les cardinaux élisent Tebaldo Visconti, qui prend le nom de Grégoire X. En 1273, Bonaventure est consacré cardinal-évêque d'Albano par le nouveau pape. L'année suivante, Bonaventure quitte la tête des franciscains. Il est remplacé à cet office par Jérôme d'Ascoli, futur Nicolas IV. Il est alors chargé par Grégoire X de préparer le IIe concile de Lyon, qui s'ouvre le 7 mai 1274.
Durant le concile, Bonaventure prend la parole à deux reprises devant les pères conciliaires, une fois pour accueillir la délégation byzantine et recommander la réunion des églises. Il meurt le 13 juillet, pendant la session (d'autres sources disent qu'il meurt dans la nuit du 14 au 15 juillet). Selon son secrétaire, Pérégrin de Bologne, il aurait été empoisonné. Il fut inhumé dans l'église franciscaine de Lyon, aujourd'hui nommée "Eglise St-Bonaventure". Son corps y a reposé longtemps, mais les sources ne concordent pas sur l'origine de la disparition de ses reliques: pendant les guerres de religion ou bien pendant la Révolution Française. Son oraison funèbre fut prononcée par son ami, le dominicain Pierre de Tarantaise, futur Innocent V, sur le thème "Elle est tombée la colonne de l'Église".
Quand, en 1434, ses restes furent transférés dans une nouvelle église dédiée à François d'Assise, le tombeau a été ouvert. Sa tête aurait alors été trouvée dans un parfait état de conservation, ce qui favorisa grandement la cause de sa canonisation. Le 14 avril 1482, Sixte IV, pape franciscain, l'inscrivit au nombre des saints. Bonaventure fut proclamé docteur de l'Église en 1587 par le pape franciscain Sixte Quint.

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vendredi 8 avril 2011

ZENIT - Audience générale du 6 avril 2011 : Sainte Thérèse de Lisieux


ZENIT - Audience générale du 6 avril 2011 : Sainte Thérèse de Lisieux

Le pape a consacré sa dernière audience générale à sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, sainte Thérèse de Lisieux. Il a invité à re-découvrir "Histoire d'une âme", le texte autobiographique majeur de la petite Thérèse.

Il a aussi cité ce que dit la sainte, dans une de ses poésies, en contemplant Marie : « Aimer c'est tout donner, et se donner soi-même » (Pourquoi je t'aime, ô Marie, P 54/22).

Le pape en a profité pour parler de deux pays en guerre, la Côte d'Ivoire et la Lybie. Il y a déjà eu un écho très favorable en Côte d'Ivoire, relayé par l'agence Fides.
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mercredi 2 mars 2011

Audience générale du 2 mars 2011 : Saint François de Sales


« Dieu est le Dieu du cœur humain »

Catéchèse prononcée par le pape Benoît XVI, ce mercredi 2 mars 2011, au cours de l'audience générale, dans la salle Paul VI, au Vatican.

Audience générale du 2 mars 2011 : Saint François de Sales
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vendredi 28 janvier 2011

Saint Thomas d'Aquin sur les sites ZENIT - France et Dieu Merci !


ZENIT - France : saint Thomas d’Aquin fêté par les Dominicains de Toulouse

Et une très intéressante présentation est sur le site de l'émission de Direct 8, Dieu merci !

http://dieumerci.direct8.fr/2011/01/28/saint-thomas-daquin-par-defendente-genolini/

« Le plus savant des saints et le plus saint des savants » dit de lui saint Pie V, dominicain comme lui. Saint Thomas d'Aquin est le « patron des universités, des Académies, des Facultés et des Ecoles catholiques ».

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mardi 26 octobre 2010

Citation


La justice sans la miséricorde n'est que cruauté, et la miséricorde sans justice n'est que faiblesse.


Saint Thomas d'Aquin
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samedi 18 septembre 2010

17 septembre : saint Robert Bellarmin, évêque et docteur de l'Eglise (+1621)



Hier 17 septembre, nous avons aussi fêté saint Robert Bellarmin, une grande figure de l'Eglise de la fin du XVIe et du début du XVIIe siècle.


Robert Bellarmin naquit en Toscane, à Montepulciano, en 1542, et entra dans la Compagnie de Jésus en 1560. Ordonné prêtre en 1570, il fut professeur au Collège Romain, recteur de ce même collège, Provincial de la Province de Naples et remplit diverses autres charges dans la Compagnie.

Il publia un grand nombre d'écrits théologiques et spirituels, dont les plus connus sont un Catéchisme et des Controverses sur la foi chrétienne. Devenu Cardinal en 1599, il fut archevêque de Capoue de 1602 à 1605. Il revint ensuite à Rome comme conseiller du Pape dans les questions les plus difficiles. C'est là qu'il mourut en 1621. Il fut canonisé par Pie XI en 1930 et déclaré docteur de l'Église l'année suivante.

Acteur des débuts de l’affaire Galilée, le cardinal Bellarmin eut une position très subtile. Toutefois, il n’a pas connu la condamnation de celui-là en 1633, étant déjà décédé depuis 12 ans. Il avait écrit par exemple au Carme Foscarini, farouche partisan de l’astronomie copernicienne, donc de Galilée.

« Je dis que, s’il était vraiment démontré que le Soleil est au centre du monde et la Terre, au troisième ciel, et que ce n’est pas le Soleil qui tourne autour de la Terre mais la Terre autour du Soleil, il faudrait alors procéder avec beaucoup de circonspection dans l’explication des Écritures qui paraissent contraires à cette assertion et plutôt dire que nous ne les comprenons pas, que de dire que ce qui est démontré est faux. » Lettre du cardinal Bellarmin au Carme Foscarini le 12 avril 1615, in Rapport du cardinal Poupard (Académie Pontificale des Sciences, 1992).



« Telle est la conclusion paradoxale de la Commission d’études interdisciplinaire, que j’ai eu le privilège de présenter à Jean-Paul II : Galilée avait raison dans son intuition cosmologique, mais était incapable d’en fournir les preuves irrécusables au plan scientifique.

Bellarmin avait raison dans son intuition méthodologique, mais les juges du Saint-Office furent incapables de dissocier la foi d’une cosmologie millénaire qui s’avérait erronée, et de revoir leur interprétation des passages bibliques apparemment opposés aux nouvelles théories coperniciennes. »

Science et foi : pour un nouveau dialogue, du cardinal Paul Poupard.


Sources : site des Jésuites et divers ouvrages du cardinal Paul Poupard
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samedi 28 août 2010

28 août : saint Augustin (+ 430)

Après avoir fêté hier sainte Monique, nous fêtons aujourd'hui 28 août saint Augustin, son fils. La photo ci-dessus montre l'église saint Augustin à Rome, où seraient conservées les reliques de sainte Monique. Lors de l'audience générale du mercredi 25 août, le pape Benoît XVI a reparlé de saint Augustin, pour louer sa soif de vérité.

Saint Augustin est né à Thagaste (dans l'actuelle Algérie) le 13 novembre 354. Intellectuel brillant, il est successivement professeur de rhétorique à Thagaste, Carthage, Milan. Insatisfait du christianisme de son enfance, il se tourne vers le manichéisme, mouvement sectaire d'inspiration gnostique proposant des réponses assez simplistes, entre autres sur le problème du mal. Il s'en détachera grâce à l'enseignement de saint Ambroise, alors évêque de Milan, et à la découverte de la philosophie platonicienne. Augustin « rencontre » bientôt le Christ qu'il « cherchait en dehors alors qu'il était au-dedans de lui ». Il découvre en celui-ci l’unique médiateur pour parvenir à la « patrie ». « Si tu cherches la Vérité, écrira-t-il plus tard, suis la Voie c’est aussi la Vérité… C’est par le Christ que tu viens au Christ… au Christ Dieu par le Christ homme ; par le Verbe fait chair au Verbe qui était au commencement auprès de Dieu » (Homélies sur l’évangile de Jean).

Il est baptisé en 387. Depuis un an, date de sa conversion, il mène une vie communautaire de type monastique à Cassiacum, puis à Milan et enfin à Thagaste (388-391), s’adonnant à l’ascèse et à l’étude des écritures. Les Confessions, relecture tardive de ce cheminement, témoignent tout autant de la miséricorde de Dieu que de la misère humaine. Cette expérience personnelle fournira à Augustin de quoi méditer sur un thème qui lui est cher : l’interaction entre la grâce de Dieu et le libre arbitre de l’homme.

En 391, il est ordonné prêtre. Cinq ans plus tard, il devient évêque d'Hippone. Dans une Afrique divisée par le schisme donatiste, puis par le pélagianisme, dans un monde en crise (Rome tombe aux mains des barbares en 410), Augustin se révèle un pasteur et un théologien d’une envergure exceptionnelle. Sa prédication, abondante, se nourrit de la Parole de Dieu, des Psaumes, de l’Evangile (saint Jean en particulier), des mystères célébrés dans la liturgie. Sa réflexion dogmatique est dense, comme en témoignent le De Trinitate et la Cité de Dieu. De l’ensemble de son œuvre (une centaine d’ouvrages) se dégage une vision forte et belle de l’Eglise, née du côté transpercé du Christ. Marie, Vierge et Mère, en est l’image : « l’Eglise imite la mère de son époux et de son Seigneur, car elle aussi est mère et vierge. Marie a engendré corporellement la tête de ce Corps, l’Eglise engendre spirituellement les membres de cette tête » (De S. Virg.).

Augustin, qui avait découvert « l'amour jusqu'au mépris de soi » et pouvait dire en vérité « aime et fais ce que tu veux », s'éteignit en 430 dans une cité assiégée par les Vandales. Son œuvre a profondément marqué l'Eglise et la civilisation occidentale.

Source : missel Kephas
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jeudi 18 mars 2010

18 mars : saint Cyrille de Jérusalem


Nous savons peu de choses concernant la vie de saint Cyrille de Jérusalem, sinon qu'il fut vraisemblablement ordonné prêtre vers 343 et devint évêque de la ville sainte aux environs de 350. Ses années d'épiscopat furent marquées par de nombreuses tribulations liées au contexte de l'époque. La foi proclamée à Nicée ne faisait pas l'unanimité. Par trois fois, Cyrille fut déposé et envoyé en exil (son dernier exil dura 11 ans, de 367 à 378) à cause de sa foi en la divinité de Jésus que niaient les ariens. Cela dit, une polémique avait vu le jour autour de sa personne puisque certains jugèrent opportun de défendre son orthodoxie auprès du pape saint Damase.

Cyrille nous a laissé un témoignage vivifiant de son amour pour le Christ et de son zèle pastoral dans les Catéchèses, données avant et après la fête de Pâques aux catéchumènes et aux nouveaux baptisés. Il s'agissait de leur faire prendre conscience de la grandeur de la vocation chrétienne et des responsabilités qui en découlent. Le baptême remet tous les péchés à celui qui croit en la miséricorde de Dieu. Par la grâce baptismale les chrétiens deviennent "d'autres Christs (oints)"; l'eucharistie, quant à elle, leur donne d'être christophores (porte-Christ).

Cyrille meurt en 386 ou 387. Il a été proclamé docteur de l'Eglise en 1883 par le pape Léon XIII.

Source : missel Kephas

Le pape Benoît XVI a donné le 27 juin 2007 une catéchèse à son sujet lors d'une audience générale.
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mercredi 27 janvier 2010

28 janvier: fête de saint Thomas d'Aquin, frère prêcheur, docteur de l'Eglise (1225-1274)


Le 28 janvier, nous fêtons saint Thomas d'Aquin. Son tombeau est situé à Toulouse, dans la belle église des Jacobins (cf. la photo ci-dessus). Je suis allé à plusieurs reprises dans cette église de Toulouse, à côté du lycée Fermat. L'histoire de ce grand saint et grand philosophe dominicain est racontée sur le site de l'Evangile au quotidien. La page qui lui est consacrée sur Wikipedia est bien développée. Ce petit article est repris de ce que j'avais publié l'an dernier sur mon ancien blog Orange.

Né dans une noble famille napolitaine, élevé à l'abbaye bénédictine du Mont-Cassin, Thomas choisit cependant, à 19 ans, d'entrer chez les Frères Prêcheurs. Ce n'est guère du goût de sa famille, qui le fait enlever et enfermer. L'ordre dominicain est un ordre mendiant, fondé quelques années plus tôt, et il n'avait pas bonne presse dans l'aristocratie.

Au bout d'un an, Thomas peut enfin suivre sa vocation. On l'envoie à Paris pour y suivre les cours de la bouillonnante Université. Il a comme professeur saint Albert le Grand. Pour ce dernier, il faut faire confiance à la raison et à l'intelligence de l'homme pour chercher Dieu. Le philosophe le plus approprié à cette recherche est Aristote. Saint Thomas retient la leçon.

Devenu professeur, il s'attelle à un gigantesque travail pour la mettre en oeuvre. Connaissant très bien Aristote et ses commentateurs, mais aussi la Bible et la tradition patristique chrétienne, il élabore une pensée originale, qu'il expose dans de multiples ouvrages, dont le plus connu est la "Somme Théologique".

Comme professeur, il doit aussi soutenir de véhémentes controverses avec des intellectuels chevronnés. Il voyage aussi à la demande des Papes. Mais c'est l'étude qui a toute sa faveur : à la possession de "Paris la grande ville", il dit préférer "le texte correct des homélies de saint Jean Chrysostome sur l'évangile de saint Matthieu.

Il meurt sur la route qui le conduisait au Concile de Lyon, le 7 mars 1274, dans l'abbaye cistercienne de Fossanuova. On célèbre sa mémoire au jour anniversaire du transfert de son corps au couvent des dominicains de Toulouse, les Jacobins, en 1369.

Il est le Saint Patron de l'Enseignement Catholique.


Source : l'Evangile au quotidien

Il est l'auteur d'une oeuvre considérable; la liste complète de ses ouvrages en français est disponible à partir de cette page sur le site docteurangelique.free.fr. Elle est aussi disponible en ligne sur le site des éditions du Cerf.
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lundi 14 décembre 2009

Saint Jean de la Croix (+ 14 décembre 1591)

Ô nuit qui m’a guidé
Ô nuit plus belle que l’aurore
Ô nuit qui as uni l’ami avec l’aimée
l’aimée en l’ami transformée




Saint Jean de la Croix est un grand saint du Carmel, réformateur de celui-ci avec sainte Thérèse d'Ávila. Il est appelé le Prince des poètes: Pie XII le déclare patron des poètes espagnols le 21 mars 1952, Jean-Paul II patron des poètes de langue espagnole le 8 mars 1993.
Le site du Carmel en France lui consacre un beau dossier; un autre lui est consacré sur le site d'un carme déchaux nommé Dominique Poirot.

Jean de la Croix (en espagnol, Juan de la Cruz), né à Fontiveros en 1542 et mort au couvent d'Ubeda en 1591), est un saint et mystique espagnol. Il est souvent appelé le Saint du Carmel.

Son nom de naissance est Juan de Yepes Álvarez. Il a réformé la branche masculine du Carmel, en développant l'ordre des Carmes déchaussés.

Il fait partie des grands mystiques espagnols du XVIe siècle, au même titre que Thérèse d'Ávila, dont il fut d'ailleurs le confesseur et l'ami. Tous deux sont au nombre des docteurs de l'Église.

Béatifié en 1675, canonisé en 1726, il a été proclamé docteur de l'Église entre les deux guerres mondiales, le 24 août 1926. Il est fêté en ce jour du 14 décembre.

Sources: site du Carmel en France, site de Dominique Poirot et Wikipedia.

lundi 7 décembre 2009

Saint Ambroise de Milan (+ 4 avril 397)



Saint Ambroise, né en 340, mourut à l’aube du Samedi Saint 397. Il fut gouverneur des provinces d’Émilie et de Ligurie et il intervint pour calmer les esprits dans la lutte entre les ariens et les tenants de l’orthodoxie. Son autorité fut telle que, pourtant simple catéchumène, il fut acclamé par le peuple comme Évêque de Milan. Dès lors, Ambroise se mit à étudier activement. Il apprit à connaître et à commenter la Bible à partir des œuvres d’Origène, et il introduisit en Occident la pratique de la Lectio divina. La prédication, fondée sur l’écoute priante de la parole de Dieu, sera le cœur de son œuvre littéraire considérable. Dans ses Confessions, saint Augustin montrera que, pour Ambroise, le témoignage personnel du prédicateur et l’exemplarité de la communauté chrétienne conditionnent l’efficacité de la prédication. Augustin souligne encore que, pour l’Évêque de Milan, c’est l’Écriture elle-même, intimement assimilée, qui suggère ce qu’il faut annoncer pour conduire à la conversion des cœurs. Ainsi, pour Ambroise et Augustin, la catéchèse est inséparable du témoignage de vie.

Le pape Benoît XVI a donné un
enseignement à propos de saint Ambroise le 24 octobre 2007, en audience générale. Le résumé en est ci-dessus.
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Source: agence Zenit.
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J'ajoute que l'Eglise a choisi de le fêter le 7 décembre, jour anniversaire où il reçut le baptême, l'ordination presbytérale et la consécration épiscopale, à Milan en 374.

vendredi 4 décembre 2009

Saint Jean Damascène, docteur de l'Eglise (+ 749)



Jean Mansour est né à Damas en Syrie, dans une famille de fonctionnaires des impôts, arabe et chrétienne. Son grand-père et son père ont servi successivement sous les Perses, les Byzantins et les Arabes. Mansour, à son tour, supervise durant des années, la perception des impôts que les chrétiens doivent à l'émir de Damas. Vers 720, le nouveau calife décide d'islamiser son administration et en chasse les chrétiens. Mansour a 45 ans et il est désormais sans travail. Cette liberté lui permet de se rendre en Palestine où il entre au monastère de Mar Saba (saint Sabas) entre Jérusalem et Bethléem. Devenu prêtre, il prend le nom de Jean et partage désormais sa vie entre la prédication à Jérusalem où le patriarche l'a choisi comme conseiller théologique et l'étude dans son monastère. Son principal écrit "La source de la connaissance" résume toute la théologie byzantine. Il est aussi un grand défenseur des Saintes Images lors de la première crise iconoclaste. On lui doit de nombreux tropaires, des hymnes et des poèmes. C'est lui qui composa le canon que la liturgie chante à Pâques et il rédigea la plupart des hymnes de l'Octoèque (hymnes pour les dimanches selon les huit tons musicaux) en l'honneur de la résurrection du Seigneur. Le Pape Léon XIII l'a proclamé docteur de l'Eglise en 1890.


A l'audience générale du 6 mai 2009, Benoît XVI a tracé le portrait de saint Jean Damascène (675 - 749), qui occupe une place importante dans la théologie byzantine: "Il fut avant tout témoin de l'effondrement de la culture chrétienne gréco-syrienne, qui dominait la partie orientale de l'empire, devant la nouveauté musulmane qui se répandait avec les conquêtes militaires de l'actuel proche et moyen orient. Né dans une riche famille chrétienne, il devint jeune responsable des finances du califat. Vite insatisfait de la vie de cour, il choisit la voie du monachisme et entra vers 700 au couvent de St.Saba proche de Jérusalem, sans jamais plus s'en éloigner. Il se consacra alors totalement à l'ascèse et à l'étude, sans dédaigner l'activité pastorale dont témoignent ses nombreuses homélies... Léon XIII le proclama Docteur de l'Eglise en 1890".

Puis le Pape a rappelé que Jean Damascène est surtout resté fameux pour ses trois discours contre les iconoclastes, condamnés après sa mort au concile de Hieria (754). Il y développe les premiers arguments en défense de la vénération des icônes exprimant de mystère de l'Incarnation. "Ainsi fut-il l'un des premiers à distinguer entre cultes public et privé, entre adoration et vénération, la première étant réservée à Dieu seul. La seconde forme peut servir à s'adresser au saint représenté. "Cette distinction fut très importante pour répondre chrétiennement à qui prétendait universelle et définitive l'interdiction mosaïque des images dans le culte. Ayant débattu de la question, les chrétiens de l'époque ont alors trouvé une justification de la vénération des images... Mais le débat était de grande actualité dans le monde musulman, qui fit sienne l'interdiction hébraïque des images". Témoin du culte des icônes, Jean Damascène en fit une caractéristique de la théologie et de la spiritualité orientale. Jusqu'à nos jours, son enseignement porte la tradition de l'Eglise universelle, dont la doctrine sacramentale prévoit que des éléments matériels, repris de la nature, peuvent être source de grâces par le biais de l'invocation de l'Esprit, doublée de la confession de la vraie foi". Il admis aussi la vénération des reliques des saints car participant à la Résurrection on ne peut les considérer comme de simples morts. "L'optimisme chrétien de saint Jean Damascène -a conclu le Saint-Père- dans la contemplation de la nature, dans la capacité à voir le bon, le beau et le véritable dans la création, n'a rien d'ingénu. Il tient compte de la blessure infligée à la nature humaine par une liberté de choix, voulue par Dieu mais souvent mal utilisée par l'homme, ce qui entraîne une disharmonie diffuse du monde et tout ce qui en découle. D'où l'exigence du théologien de Damas de clairement percevoir la nature, en tant que reflet de la bonté et de la beauté de Dieu, blessées par la faute de l'homme, mais renforcées et renouvelées par l'incarnation du Fils". (source: VIS 090506)

Mémoire de saint Jean Damascène, prêtre et docteur de l’Église, célèbre par sa sainteté et sa doctrine. Pour le culte des saintes images, il combattit avec vigueur par sa parole et ses écrits contre l’empereur Léon l’Isaurien et, devenu moine et prêtre dans la laure de Saint-Sabas près de Jérusalem, il composa des hymnes sacrées et y mourut, vers 749.


Martyrologe romain :
A propos des icônes: Ce n’est pas la matière que j’adore mais le créateur de la matière qui, à cause de moi, s’est fait matière, a choisi sa demeure dans la matière. Par la matière, il a établi mon salut. En effet, le Verbe s’est fait chair et il a dressé sa tente parmi nous… Cette matière, je l’honore comme prégnante de l’énergie et de la grâce de Dieu.
Saint Jean Damascène-Discours sur les images

Source: site Nominis
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Il est aussi connu pour avoir écrit un livre sur les hérésies. il parle en particulier de l'Islam (hérésie 100), qu'il appelle la "religion des Ismaëlites qui domine encore de nos jours, égare les peuples, et annonce la venue de l’antéchrist". Un exposé de ces écrits à ce sujet en est fait sur le forum catholique (lien indiqué ci-dessus).
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mardi 10 novembre 2009

Saint Léon le grand



Le pape que nous fêtons aujourd'hui est un grand pape; il a eu une forte influence sur l'Eglise des premiers siècles. En particulier il a fortement contribué à la Christologie définie au concile de Chalcédoine en 451.


Il devint Pape à une époque troublée. C'était la lente agonie de l'empire romain sous les coups des invasions des Francs, des Wisigoths, des Vandales, des Huns, des Burgondes. Pour l'Eglise, c'est le risque d'éclatement en de nombreuses hérésies. En particulier les monophysites qui acceptaient la divinité du Christ mais refusaient qu'il soit vraiment homme ; les nestoriens qui acceptaient que Jésus soit vrai homme, mais pas vraiment le Verbe de Dieu. Il apporta son soutien à Flavien, le patriarche de Constantinople par une lettre dogmatique "le tome à Flavien", qui sera la base de la définition du concile christologique de Chalcédoine (451) quelques années plus tard : Le Christ-Jésus réunit en sa seule personne toute la nature divine et toute la nature humaine. En 452, il sauve Rome des hordes d'Attila, mais ne peut empêcher le sac de Rome par les Vandales en 455. Dans cet Occident démoralisé, il reste le seul et vrai recours moral.

Le pape Benoît XVI, le 5 mars 2008, a développé un enseignement à son propos:

Elu en 440, son pontificat dura plus de vingt ans, dans un temps troublé. "Les invasions barbares, l'affaiblissement de l'autorité impériale en occident, une forte crise sociale poussèrent l'Evêque de Rome à jouer un rôle notable jusque dans les affaires politiques". Ainsi en 452 Léon rencontra Attila à Mantoue dans l'espoir de dissuader les Huns de poursuivre leurs opérations dans le nord de l'Italie. Trois ans plus tard il traita avec Genséric qui s'était emparé de Rome afin que soient épargnées du pillage les basiliques du Latran et du Vatican, ainsi que St.Paul hors les murs, dans lesquelles la population avait trouvé refuge.

A travers ses nombreuses homélies et lettres, Léon Ier démontre "sa grandeur dans le service à la vérité et à la charité, dans l'exercice assidu du langage, théologique et pastoral à la fois... Toujours attentif aux fidèles et au peuple de Rome, il avait aussi le souci de la communion entre les Eglises locales, ce pourquoi il fut l'infatigable promoteur de la primauté romaine". Sous son pontificat se tint le Concile de Chalcédoine, le plus important de tous les précédents puisqu'il "affirma l'union en la personne du Christ des natures humaine et divine, sans confusion ni séparation".

Ce Pape, a souligné Benoît XVI, évalua de manière aigüe la responsabilité du successeur de Pierre, dont la mission est unique dans l'Eglise car "seul cet apôtre a reçu ce qui a été annoncé aux autres. Tant en orient qu'en occident", saint Léon a su exercer cette responsabilité en intervenant ici ou là mais toujours avec prudence, fermeté et lucidité, que ce soit par écrit ou par le biais de ses envoyés. Il démontra combien l'exercice de la primauté romaine était, comme elle l'est aujourd'hui, pour servir efficacement la communion qui caractérise l'unique Eglise du Christ".

"Conscient du caractère transitoire de la période dans laquelle il vivait -a précisé le Saint-Père-, d'une période de crise entre la Rome païenne et la Rome chrétienne, Léon le grand sut rester proche des gens, du peuple et des fidèles par son action pastorale et sa prédication. Il liait la liturgie à la vie quotidienne des chrétiens", démontrant que la "liturgie chrétienne n'est pas l'évocation du passé mais l'actualisation de réalités invisibles en action dans la vie de chacun de nous".

Source: site Nominis
La référence de l'audience générale du pape sur saint Léon est présente sur le site Zenit:

http://www.zenit.org/article-17442?l=french

Un autre lien intéressant sur saint Léon le grand est:
http://missel.free.fr/Sanctoral/11/10.php
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mercredi 14 octobre 2009

Sainte Thérèse d'Avila



Demain 15 octobre, c'est la fête de sainte Thérèse d'Avila, réformatrice du Carmel. J'avais eu l'occasion de faire un petit article sur mon blog Orange l'an dernier, que je reprends ici. Mais pour aller plus loin sur sainte Thérèse d'Avila, on peut consulter le site du Carmel:

Née en 1515 dans une noble famille d'Avila en Castille (son nom est Teresa Cepeda y Ahumada), elle entre à 20 ans au Carmel et y prend le nom de soeur Thérèse de Jésus. Elle se rend compte que les pratiques religieuses de cet Ordre se sont dégradées et elle veut le réformer pour le faire revenir à la Règle primitive, malgré bien des résistances. Elle fonde de nombreux couvents en Espagne. Elle vit des expériences mystiques très fortes et rencontre saint Jean de la Croix, lui-même mystique. Elle nous a laissé des écrits de haute spiritualité, en particulier « Le château intérieur de l'âme » qui est une extraordinaire méthode de prière et d'oraison qui la range parmi les meilleurs guides de l'oraison contemplative. Canonisée en 1622, en même temps que saint Ignace de Loyola et saint François Xavier, elle a été proclamée Docteur de l'Eglise par Paul VI en 1970.

Chose étonnante, elle mourut dans la nuit du 4 au 15 octobre 1582, quand l'Espagne et le monde catholique basculèrent du calendrier julien au calendrier grégorien !

Elle a profondément inspiré Paul Verlaine dans son travail de reconversion, et notamment pour le recueil "Sagesse" ("Ô mon Dieu vous m'avez blessé d'amour"). Elle était pour lui l'exemple même de "la femme de génie" ("Voyage en France par un Français").

Sources: missel Kephas, site Nominis et Wikipedia