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samedi 15 novembre 2014

Neuvaine pour la France



Aujourd'hui commence une neuvaine de 9 mois sous le patronage du Cardinal Barbarin, Primat des Gaules :

Une longue chaîne de prière est proposée à tous les catholiques de France, à l’intention de leur pays. Durant neuf mois, les personnes, associations, paroisses, diocèses, communautés et mouvements sont appelés à prier chaque jour et à jeûner chaque mois pour la France et pour chacun de ses enfants.

Quand et où ?

Du 15 novembre 2014 au 15 août 2015, dans le cœur de tous ceux qui le souhaitent.

Quel engagement ?

1. S'engager à un temps de prière quotidien pour la France, spécialement grâce à la récitation du chapelet ou à une dizaine du chapelet conclu par la prière de la neuvaine :


Vierge Marie, Notre-Dame de France,
Accueillez nos cœurs d’enfants
Confiants en votre bienveillance.
Guidez-les vers Jésus notre Sauveur,
Pour recevoir de son Cœur
Les grâces de sa divine miséricorde.
Nous vous présentons notre pays
Ses souffrances, ses troubles, ses conflits
Mais aussi ses ressources et ses aspirations.
Recevez-les, purifiez-les,
Présentez-les à votre Fils,
Afin qu’Il intercède en notre faveur,
Qu’Il oriente nos actions vers le Bien
Et nous guide dans la Vérité.
Nous vous consacrons la France
Dans la fidélité à l’Espérance
Et la force de l’Esprit Saint
Reçues à notre baptême.
Amen

2. Jeûner le premier vendredi de chaque mois. Prier et jeûner sont les deux seuls engagements autour desquels se déploient de nombreuses propositions :

3. Afin de vivre la neuvaine en communion les uns avec les autres, le site sera enrichi de textes publiés quotidiennement sur les sujets suivants :

– De la nation et de la patrie dans le dessein divin
– De la vocation chrétienne de la France
– De la force de la prière en général et de la prière mariale en particulier
– De la sollicitude de la Vierge Marie envers la France (apparitions)
– Des saints « qui ont fait la France »
– Des lieux « qui ont fait la France »
– De la doctrine sociale pour évangéliser l'épaisseur de notre vie humaine

4. Se nourrir chaque vendredi des méditations de nos évêques, Pères Abbés, prêtres et moniales. Chaque semaine, l’un des contributeurs mentionnés ci-dessous, publiera une méditation sur le site de la neuvaine pour aider et guider chacun dans son cheminement intérieur.

5. Participer au rayonnement de la neuvaine en y invitant ses amis

6. Honorer la Sainte Vierge en affichant le logo de la neuvaine sur vos réseaux sociaux

7. Imprimer et diffuser dans sa paroisse les méditations hebdomadaires en accord avec son curé

8. Prier pour grandir, grandir pour s’affermir, s’affermir pour trouver l’Espérance

9. Être doux avec soi-même : un oubli, une prise en cours, une pratique allégée ne sont pas graves…la progression n’en est que plus belle et les fruits porteurs !

De nombreux évêques, prêtres, pères abbés, moniales ont répondu favorablement à l’appel. A ce jour, les contributeurs officiels sont : le Cardinal Barbarin, Mgr Rey, Mgr Legrez, Mgr d'Ornellas, Mgr Brouwet, Mgr Lebrun, Dom Dupont, Dom Pateau, Dom Courau, Dom Olive, Mère Anne, Père Guy Gilbert, Mgr Patrick Chauvet, Père François Daguet, Père Serge-Thomas Bonino, Abbe Guilhem Lecoq, Abbé Fabrice Loiseau, Père Matthieu Rougé, Père Michel-Marie Zanotti-Zorkine, Abbé Pierre-Hervé Grosjean, Père Bernard Peyrous, Mgr Antoine de Rochebrune, Mgr Pascal Ide, Abbé Ronan de Gouvello, Abbé Lepivain, Père Emmanuel Gobillard, Père Xavier Malle, Abbé Philippe de Maistre, Abbé Pierre Amar, Abbé Guillaume Seguin, Abbé Eric Ibora, Père Patrick Faure, Père Laurent-Marie Pocquet du Haut-Jussé, Père Brice de Malherbe, Père Jean-Emanuel de Gabory, Père Patrick de Laubier, Abbé Vincent Sauer, Mgr Guillaume Derville, Père Guillaume de Menthière, Père Daniel Ange, Père Christian Venard, Abbé Pierre Téqui, Abbé Hubert Lelièvre, Dom Louis-Hervé Marie, Père Benoît Guédas…et d’autres dont nous attendons les confirmations.

Le site officiel (http://www.laneuvaine.fr/), une page Facebook (La neuvaine), un compte twitter (@laneuvaine) assureront sa diffusion et soutiendront quotidiennement la prière de chacun. Des relais avec les sanctuaires et lieux de pèlerinages de France sont établis pour assurer une communion et une veille.

Nous vous invitons à partager cette belle aventure spirituelle et à la relayer sans modération durant neuf mois !

La NEUVAINE
http://www.laneuvaine.fr/

vendredi 29 mars 2013

Recension d'un livre du pape François par Le Figaro





Une recension très intéressante par Jean-Marie Guénois, du Figaro, du livre du pape François, ex-cardinal Jorge Mario Bergoglio, « Seul l’amour nous sauvera » (copublié par Parole et Silence, Éditions du Rocher, La Librairie éditrice vaticane, 190 p., 15 €). Il est préfacé par le cardinal André Vingt-Trois. Jean-Marie Guénois en donne quelques extraits marquants.
http://view.atdmt.com/FRM/view/442333375/direct/01/
• Société de «caprices adolescents»
«Nous sommes poussés par l'appétit insatiable de pouvoir, le consumérisme et la fausse éternelle jeunesse qui rejettent les plus faibles comme une matière méprisable d'une société devenue hypocrite, occupée à assouvir son désir de “vivre comme il nous plaît” (comme si c'était possible) et guidée uniquement par la satisfaction de caprices adolescents. Le bien public et commun nous semble de peu d'importance, pourvu que notre “ego” soit satisfait. Nous sommes scandalisés de certaines réalités sociales exposées par les médias… Mais nous reprenons au plus vite notre carapace, et rien ne saurait nous décider à assumer la conséquence politique qui devrait être la plus haute expression de la charité. Les plus faibles sont éliminés: les enfants et les personnes âgées. Il m'arrive de penser que nous nous conduisons envers les enfants et les jeunes comme des adultes ayant renoncé.» 

• «Narcissisme» et «fétichisme» du corps
«Nous livrons nos vies et, bien pire, celle de nos enfants et de nos jeunes aux solutions miracles et destructrices des drogues (légales ou non), du jeu légalisé, de l'automédication, de la banalisation de spectacles sans contenu, du soin fétichiste apporté au corps. Nous les emprisonnons dans le narcissisme et le consumérisme. Et nous jetons nos anciens, qui méprisent ce narcissisme et ce consumérisme, à la décharge existentielle. C'est ainsi que le manque d'amour instaure la “culture de la décharge”: ce qui ne sert plus, on le jette. (…)»

• Pas de politique sans amour
«Le manque d'amour, son abaissement et son abâtardissement permanents, malgré quelques discours pseudo-religieux, ne fait pas que nous déshumaniser. Il finit par nous dépolitiser. L'amour, en revanche, pousse à prendre soin des biens et surtout du bien commun, qui génère et accroît les biens particuliers. Une politique sans amour du prochain, sans passion pour le bien, aboutit à un rationalisme de la négociation ou à un appétit vorace uniquement tourné vers la jouissance du pouvoir. Aucune éthique n'est ici possible, car l'autre ne suscite aucun intérêt.»

• «Le vrai pouvoir, c'est l'amour»
«Concernant le pouvoir: l'exercice consistant à rechercher toujours plus de pouvoir, en guise d'adrénaline, crée aujourd'hui un sentiment artificiel de plénitude et conduira demain à l'autodestruction. Le vrai pouvoir, c'est l'amour. C'est lui qui donne aux autres leur force, qui suscite des initiatives, lui qu'aucune chaîne ne peut entraver puisqu'il est possible d'aimer jusque sur la croix ou sur son lit de mort. Il n'a besoin ni de beauté juvénile, ni de reconnaissance ou d'approbation, ni d'argent ou de prestige. Il se contente de jaillir… Et on ne peut l'arrêter. Si on le calomnie ou qu'on le détruit, il en acquiert une reconnaissance encore plus incontestable. Ce Jésus, si faible et insignifiant aux yeux des politologues et des puissants de la terre, a révolutionné le monde.»

• Contre le mariage homosexuel
«Nous ne voulons pas juger ceux qui pensent et ressentent différemment que nous. (…). Le mariage précède l'État, il est le socle de la famille, la cellule de la société, antérieure à toute loi et même à l'Église. Par conséquent, l'adoption du projet de loi serait un grave recul anthropologique. Le mariage (formé d'un homme et d'une femme) n'est pas la même chose que l'union de deux personnes de même sexe. Distinguer n'est pas discriminer, mais respecter; différencier pour discerner consiste à évaluer correctement, pas à discriminer. (…) Nous ne pouvons pas enseigner aux générations futures qu'il est équivalent de se préparer à développer un projet familial fondé sur un engagement de relation stable entre un homme et une femme, que de vivre avec une personne du même sexe (…). Je vous en conjure, qu'il n'y ait de votre part, ni dans vos paroles ni dans vos cœurs, aucune marque d'agressivité ou de violence envers aucun frère.»

• Attention aux délocalisations
«On ne peut pas nier qu'un certain capital peut faire le bien quand il est investi à l'étranger au lieu de l'être dans sa propre patrie. Mais la justice doit être préservée, en tenant compte de la manière dont s'est formé ce capital et du préjudice pour les gens du fait de sa non-utilisation dans son lieu d'origine. Il faut éviter que les démarches financières soient motivées par la spéculation et cèdent à la tentation de chercher uniquement le bénéfice immédiat, au lieu de chercher la pérennité à long terme de l'entreprise, son utilité pour l'économie réelle et la promotion (…). Cependant, il n'est pas licite de délocaliser uniquement pour profiter de conditions particulièrement favorables, ou, pire encore, pour exploiter sans apporter à la population locale de véritable contribution (…). Nous pourrions dire que le capital aussi a une patrie.»

• Ouvrir les portes de l'Église
«Franchir le seuil de la foi, c'est vivre dans l'esprit du Concile, une Église aux portes ouvertes, non seulement pour recevoir, mais surtout pour partir et remplir d'Évangile la rue et la vie des hommes de notre temps.»

• «Satan» et les «ténèbres»
«Attention: nous ne luttons pas contre des pouvoirs humains, mais contre la puissance des ténèbres. Comme il l'a fait avec Jésus, Satan cherchera à nous séduire, à nous égarer, à nous offrir des “alternatives viables”. Nous ne pouvons pas nous payer le luxe d'être crédules ou suffisants. Il est vrai que nous devons dialoguer avec tout le monde, mais on ne dialogue pas avec la tentation.»

• Les «chrétiens amidonnés»
«L'autre fils répond: “Oui, Père, j'y vais”, mais il n'en fait rien. Il n'obéit pas à son père, mais sauve les apparences: ce sont les chrétiens “amidonnés”, ces chrétiens aux bonnes manières mais mauvaises habitudes.
-Je suis très catholique, Père, je fais partie de telle et telle association.
-Dis-moi, as-tu des employés de maison chez toi?
-Oui, Père.
-Et comment les paies-tu: officiellement ou au noir?
-Eh bien, Père, si on commence à se poser ces questions, évidemment…
C'était juste une question. Et si l'on va plus loin, on comprend qu'ils mènent une terrible double vie. Les chrétiens comme ce fils, les chrétiens pharisiens sont ceux qui font le plus de tort au peuple de Dieu.»

• Les hypocrites du clergé
«À ceux qui étaient scandalisés de le voir manger avec les pécheurs, les publicains, Jésus répond: “Les publicains et les prostituées vous précéderont”, alors que c'était la lie de la société de l'époque. Jésus ne les supporte pas. Ce sont eux qui ont cléricalisé - pour dire les choses clairement - l'Église du Seigneur. Ils l'encombrent de préceptes. Je le dis avec tristesse, et pardonnez-moi si j'ai l'air de les dénoncer ou de les insulter, mais il y a dans notre région ecclésiastique des prêtres qui refusent de baptiser les enfants de mères célibataires sous prétexte qu'ils ont été conçus hors des liens sacrés du mariage. Ce sont les hypocrites d'aujourd'hui. Ceux qui ont cléricalisé l'Église.

Ceux qui éloignent du salut le peuple de Dieu. Et cette pauvre fille qui, alors qu'elle pouvait renvoyer son enfant à l'expéditeur, a eu le courage de le mettre au monde, erre de paroisse en paroisse en demandant qu'on le baptise! (…) Cléricaliser l'Église est une hypocrisie pharisienne. L'Église du “entrez par ici que nous vous disions les règles à suivre, et ce qui n'y entre pas n'en est pas” est pharisienne. Jésus nous montre l'autre voie: sortir. Sortir pour témoigner, pour s'approcher de son frère, pour partager, pour questionner. S'incarner.»

• «Non à la frivolité spirituelle»
«Le pire des maux qui puissent atteindre l'Église, c'est de tomber dans la frivolité spirituelle, comme l'indiquait le cardinal de Lubac. C'est le pire des maux dont puisse souffrir l'Église, pire encore que la débauche des papes d'autrefois. Cette frivolité spirituelle qui consiste à faire ce qui fait bonne impression, à être comme les autres, de cet embourgeoisement spirituel, du respect des horaires, du statut: “Je suis chrétien, je suis consacré ou consacrée, je suis prêtre.” Ne vous commettez pas avec le monde, dit Jacques. Non à l'hypocrisie. Non au cléricalisme hypocrite. Non à la frivolité spirituelle (…). Oui à la proximité, au chemin parcouru avec le peuple de Dieu, à la tendresse spéciale envers les pécheurs, ceux qui sont plus loin, et souvenons-nous que Dieu vit au milieu d'eux. Que Dieu nous accorde cette grâce de la proximité, qui nous préserve de tout comportement gestionnaire, frivole, prosélyte, clérical, et qui nous rapproche de sa voie: marcher avec le peuple saint de Dieu.»


samedi 15 décembre 2012

Appel du Cardinal Barbarin au jeûne pendant une journée avant Noël



http://www.france-catholique.fr/Prier-pour-que-le-13-janvier-soit.html

Le 8 décembre à la basilique de Fourvière, le Cardinal Barbarin célébrait la messe à l’intention des jeunes rassemblés en la basilique Notre-Dame de Fourvière : il profita de l’occasion pour s’adresser à eux, leur disant qu’il avait « une demande grave à leur faire ».

Cette demande commença par un vibrant conseil : qu’ils n’hésitent pas, comme chaque année, à se tourner vers le pardon de Dieu dans le sacrement de réconciliation, aussi sacrement de conversion. Mais il avait en tête une autre demande, des plus complémentaires : que chacun observe donc, avant Noël, pendant toute une journée, de jeûner dans le but d’obtenir du Père que la loi sur le prétendu « mariage pour tous » soit retirée, purement et simplement, ou bien ne soit pas votée par l’Assemblée… (Ce qui semble impossible aux hommes ne l’est pas pour Dieu.)

Un jeûne consenti dans la joie et le secret, après s’être bien entendu « parfumé la tête » comme le recommande le Christ, pour que l’on ne soupçonne pas l’effort en court…

Source : revue France Catholique

samedi 1 décembre 2012

ZENIT - France : adresse du cardinal Barbarin à Benoît XVI



ZENIT - France : adresse du card. Barbarin à Benoît XVI

Adresse du Cardinal Philippe Barbarin au pape Benoît XVI à Rome, lors de la visite ad limina du groupe des évêques du Sud-Est de la France.

Extraits:

"Même si la situation est différente dans nos diocèses, il est clair que les effectifs diminuent, celui des baptisés d’abord, mais aussi le nombre des mariages, des vocations sacerdotales et religieuses. Pourtant, dans cette société égarée qui perd le sens des valeurs fondamentales et qui ne sait plus goûter le silence, un véritable réveil spirituel s’opère. Beaucoup découvrent d’une manière nouvelle le mystère de l’homme, créé « à l’image et à la ressemblance de Dieu ».
[...]
Évangéliser, qu’est-ce à dire ? A la récente assemblée de Lourdes, un de nos frères évêques nous a laissé cette magnifique définition de Madeleine Delbrel : « Évangéliser, c’est dire, à des gens qui ne le savent pas, qui est Jésus, ce qu’il a dit, ce qu’il a fait, de façon que ces gens le sachent et qu’ils sachent que nous en sommes sûrs. » Tout est dit.
[...]
Vous nous encouragez à faire entendre notre voix « sans relâche et avec détermination » dans les débats de société qui traversent notre pays actuellement. Il est clair que le projet de loi visant à transformer le mariage est un vrai changement de civilisation. Avec les frères des autres églises chrétiennes, avec les juifs et les musulmans, avec des représentants d’autres courants de pensée, en nous fondant sur la raison et le bon sens, nous essayons d’expliquer que ce projet risque d’engendrer un grand trouble dans la société, déjà bien fragile. La prière silencieuse de nombreuses personnes accompagne cet engagement social. Nous demandons au Seigneur de nous donner le ton et les mots justes pour faire entendre la voix du bien commun.
[...]
Nous savons votre attention aux migrants et aux réfugiés. Dans le dernier message que vous venez d’écrire pour la prochaine Journée qui leur est consacrée, vous défendez le droit de la personne à émigrer et vous ajoutez : « Avant même le droit d’émigrer, il faut réaffirmer le droit de ne pas émigrer. » Cela supposerait un vigoureux rééquilibrage de la répartition des richesses entre les peuples.
[...]
Merci de votre enseignement toujours riche et accessible. Rien que le titre de vos principaux écrits Deus caritas est, Sacramentum caritatis, Caritas in veritate, affirme que la charité est première. Dans chacune de vos homélies, nous apprenons des choses nouvelles.
{...]
Maintenant, nous sommes dans l’Année de la Foi, et les initiatives se multiplient pour approfondir le Credo, mieux connaître et utiliser le Catéchisme de l’Église Catholique et renouveler en nous la grâce de la foi."
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vendredi 3 juin 2011

Sainte Pétronille : homélie du cardinal Jean-Pierre Ricard le 30 mai 2011 à Saint-Pierre de Rome



Le cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux et vice-président du Conseil des Conférences épiscopales d'Europe, a déclaré lundi 30 mai à Saint-Pierre de Rome,  à l’occasion de la messe annuelle de sainte Pétronille, en présence de membres de la curie romaine et de nombreux ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège :

« Nous vivons en Europe, et plus particulièrement en France, dans des sociétés qui s’interrogent sur les valeurs qui peuvent fonder un consensus social : quelle éthique pour promouvoir la recherche du bien commun quand s’affrontent tant d’intérêts personnels ou catégoriels ? (...)»

« Prenons par exemple la notion de « fraternité » qui fait partie de notre devise républicaine : liberté, égalité, fraternité. La fraternité n’est pas l’amitié. On choisit ses amis. On reçoit ses frères et sœurs, on ne les choisit pas. Ils nous sont donnés. (...)»

« Il est important de revisiter nos valeurs fondatrices, comme celle de la fraternité, et de les lester d’un contenu mobilisant (...)»

« La fraternité renvoie toujours à la parentalité. Les hommes ne sont pas frères simplement parce qu’ils sont tous dotés de raison et de liberté mais parce qu’ils sont les enfants d’un même Père. Le fondement de la fraternité est l’amour trinitaire. Tous les hommes sont aimés par le Père et créés dans le Fils à son image. Ils sont tous rachetés par le Christ et visités par l’Esprit. »

Source : agence Zenit
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samedi 18 septembre 2010

17 septembre : saint Robert Bellarmin, évêque et docteur de l'Eglise (+1621)



Hier 17 septembre, nous avons aussi fêté saint Robert Bellarmin, une grande figure de l'Eglise de la fin du XVIe et du début du XVIIe siècle.


Robert Bellarmin naquit en Toscane, à Montepulciano, en 1542, et entra dans la Compagnie de Jésus en 1560. Ordonné prêtre en 1570, il fut professeur au Collège Romain, recteur de ce même collège, Provincial de la Province de Naples et remplit diverses autres charges dans la Compagnie.

Il publia un grand nombre d'écrits théologiques et spirituels, dont les plus connus sont un Catéchisme et des Controverses sur la foi chrétienne. Devenu Cardinal en 1599, il fut archevêque de Capoue de 1602 à 1605. Il revint ensuite à Rome comme conseiller du Pape dans les questions les plus difficiles. C'est là qu'il mourut en 1621. Il fut canonisé par Pie XI en 1930 et déclaré docteur de l'Église l'année suivante.

Acteur des débuts de l’affaire Galilée, le cardinal Bellarmin eut une position très subtile. Toutefois, il n’a pas connu la condamnation de celui-là en 1633, étant déjà décédé depuis 12 ans. Il avait écrit par exemple au Carme Foscarini, farouche partisan de l’astronomie copernicienne, donc de Galilée.

« Je dis que, s’il était vraiment démontré que le Soleil est au centre du monde et la Terre, au troisième ciel, et que ce n’est pas le Soleil qui tourne autour de la Terre mais la Terre autour du Soleil, il faudrait alors procéder avec beaucoup de circonspection dans l’explication des Écritures qui paraissent contraires à cette assertion et plutôt dire que nous ne les comprenons pas, que de dire que ce qui est démontré est faux. » Lettre du cardinal Bellarmin au Carme Foscarini le 12 avril 1615, in Rapport du cardinal Poupard (Académie Pontificale des Sciences, 1992).



« Telle est la conclusion paradoxale de la Commission d’études interdisciplinaire, que j’ai eu le privilège de présenter à Jean-Paul II : Galilée avait raison dans son intuition cosmologique, mais était incapable d’en fournir les preuves irrécusables au plan scientifique.

Bellarmin avait raison dans son intuition méthodologique, mais les juges du Saint-Office furent incapables de dissocier la foi d’une cosmologie millénaire qui s’avérait erronée, et de revoir leur interprétation des passages bibliques apparemment opposés aux nouvelles théories coperniciennes. »

Science et foi : pour un nouveau dialogue, du cardinal Paul Poupard.


Sources : site des Jésuites et divers ouvrages du cardinal Paul Poupard
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