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dimanche 11 août 2019

Sainte Claire d'Assise (+ 11 août 1253)


Nous fêtons aujourd'hui, 11 août, sainte Claire d'Assise, fondatrice de l'ordre religieux des Clarisses, faisant partie intégrante de la famille franciscaine, en référence à saint François d'Assise. Elle est la première femme de l'Eglise à avoir rédigé une règle écrite, approuvée par le pape juste avant sa mort.

Le pape Benoît XVI lui avait consacré un enseignement au cours de l'audience du mercredi 15 septembre 2010. C'est un extrait que l'on entend dans la vidéo ci-dessus.

Source : audience générale du pape Benoît XVI du 15 septembre 2010

mardi 20 mai 2014

20 mai : saint Bernardin de Sienne, prêtre (+ 1444)



Bernardin est né en Toscane en 1380. En 1402, il entre chez les Frères mineurs, dans un couvent de la stricte observance. Très vite, ses talents d’orateur s’imposent dans une Europe ravagée par les guerres. Ses prédications produisent de nombreux fruits de conversion. Non seulement il sait toucher son auditoire par sa parole, mais plus encore il témoigne d’une réelle sainteté de vie. C’est ainsi que pendant vingt-cinq ans, il parcourt l’Italie. Il se fait le propagateur de la dévotion au saint Nom de Jésus, qui trouve en fait son origine dans l’Écriture : Quiconque invoquera le Nom du Seigneur sera sauvé (cf. Actes 2.21 ; 22.16). Dans le monde sémitique où la Bible plonge ses racines, le nom n’est pas une simple étiquette, il dit quelque chose sur l’être qui le porte. Connaître le nom de Dieu c’est pouvoir l’invoquer, car le nom rend présent l’être qu’il désigne. Connaître le nom de Dieu c’est pouvoir le rencontrer, se mettre en sa présence, entrer en communion avec lui. Bernardin fait graver sur des tablettes le monogramme IHS (Iesus Hominum Salvator, Jésus sauveur des hommes). Il invite également ses auditeurs à méditer et contempler la Passion du Christ qui nous révèle tout l’amour du cœur de Dieu. Il les exhorte au combat spirituel, à la pauvreté, à la justice, à l’amour de Dieu et du prochain..., comme à un chemin qui ouvre à la joie de l’Esprit. Au sein de l’ordre franciscain, il se fait le promoteur actif de la réforme. Il est nommé vicaire général en 1438. Ses succès, la nouveauté de la dévotion au saint Nom de Jésus lui valent de sérieuses inimitiés. Accusé d’hérésie à Rome, il triomphera de la calomnie. Il meurt à L’Aquila le 20 mai 1444. Il est canonisé le 24 mai 1450.

Le pape Benoît XVI avait signalé, lors de l'audience générale du 26 janvier 2011, que saint Bernardin de Sienne avait sans doute été à l'origine de la spiritualité du Nom de Jésus enseignée à sainte Jeanne d'Arc.

Quant au christogramme IHS, il a été adopté comme emblème par le fondateur de la Compagnie de Jésus, saint Ignace de Loyola, et il se retrouve dans le blason du pape François.




Sources : missel Kephas (textes disponibles sur le site de la Bible des Peuples), site du Vatican et Wikipedia.

jeudi 13 juin 2013

13 juin : saint Antoine de Padoue



Benoît XVI lui a consacré un enseignement lors de l'audience générale du mercredi 10 février 2010.

Pourquoi le saint des objets perdus ?
A cause d'un épisode de la vie du saint. En 1224, au début de son séjour en France, Antoine séjourne à Montpellier, où il prêche et enseigne la théologie à l'Université, mettant au point ses « commentaires sur les psaumes ».
Un soir, rentrant dans sa cellule, il ne trouve plus son précieux manuscrit. Il se met alors en prière. Et voilà que le lendemain matin un novice, qui venait de quitter l'Ordre, revient tout penaud avec le psautier et demande à Antoine son pardon. C'était lui le voleur; il comptait le vendre à bon prix mais au moment de franchir le pont, le diable en personne lui aurait barré la route et l'aurait menacé de le précipiter à l'eau s'il ne courait pas restituer à Antoine son larcin !
Mais d'autres sources situent cet épisode à Brive-la-Gaillarde (par ex. Nominis)

Pourquoi Antoine tient-il toujours un lys à la main ?
A cause de l'innocence et de la pureté de sa vie, la blancheur du lys étant symbole par excellence de pureté, de candeur et de vertu.

Pourquoi l'Enfant Jésus dans les bras d'Antoine ?
C'était vers la fin de sa vie, en 1231, au petit ermitage franciscain de Camposanpietro près de Padoue, sur les terres d'un ami tertiaire, le comte Tiso.
Antoine, très oppressé et ne pouvant dormir, lit et relit l'Écriture Sainte. Or, une nuit que le comte Tiso lui non plus ne peut dormir et parcourt son parc, il aperçoit une vive clarté par la fenêtre de la cellule.
Il s'approche et voit Antoine assis au bord de son lit, le grand livre ouvert sur ses genoux. Et sur le livre se tient un bambin des plus mignons qui se pend à son cou et le couvre de baisers comme s'il était son père.
Et Antoine extasié le lui rend bien. Antoine fit promettre au comte de n'en rien rapporter avant sa mort, mais lui confirma qu'il s'agissait bien de l'Enfant Jésus.

Source : site de la paroisse Saint-Antoine de Padoue à Paris XVme.

mercredi 24 avril 2013

Saint Fidèle de Sigmaringen, Capucin, prêtre et martyr (✝ 1622)




 Illustration: peinture murale église Saint Venance, Pfärrenbach, Allemagne

Marc Roy est né à Sigmaringen en Souabe (Allemagne). Il étudia d'abord la philosophie et le droit et commença à Colmar une brillante carrière d'avocat. Il l'abandonne à 34 ans pour entrer chez les Capucins de Fribourg-en-Brisgau, se dépouillant de tous ses biens et prenant le nom de Fidèle. En ce temps-là, la réforme protestante s'étendait dans les pays germaniques. Fidèle se lança dans la controverse, par le ministère de la prédication. Sa parole et son exemple gagnèrent de nombreuses conversions. Même les protestants convaincus étaient séduits par ses paroles et l'appelaient "l'ange de la paix". Pendant dix ans, il parcourut ainsi l'Allemagne du Sud, l'Autriche et la Suisse. Soucieux de la vie spirituelle des fidèles, il rédigea des "Exercices spirituels" selon l'esprit franciscain. Il fut finalement victime de son zèle apostolique. Au cours d'une mission dans le canton des Grisons en Suisse, il fut mis à mort par un petit groupe de protestants fanatiques. Le 24 avril 1622, dans le bourg de Sévis, il fut arrêté par une bande d'hérétiques fanatisés qui voulurent le contraindre à renier le catholicisme: "Je ne ne crains pas la mort, répondit-il, je défends la vérité qu'ont soutenue les martyrs; ma cause est la leur, leur sort sera le mien". Il fut tué à coups de sabre.

Source : site Nominis

dimanche 23 septembre 2012

23 septembre : saint Padre Pio de Pietrelcina (1887-1968)





Ce moine capucin, de son vrai nom Francisco Forgione, présente la particularité d'avoir "expérimenté" quasiment tous les phénomènes miraculeux relatés dans les plus merveilleuses histoires de saints. Or les faits en cause sont contemporains, certains ont été constatés par des centaines de personnes et de nombreux athées, a priori dubitatifs ou sarcastiques, se sont convertis brutalement devant l'évidence de ce qu'ils constataient.


Ce digne disciple de saint François d'Assise naquit le 25 mai 1887 à Pietrelcina, dans l'archidiocèse de Bénévent, de Grazio Forgione et de Maria Giuseppa De Nunzio. Il fut baptisé le lendemain et reçut le nom de François. À 12 ans, il fit sa Confirmation et sa première communion.

À 16 ans, le 6 janvier 1903, il entra au noviciat de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins à Morcone, où, le 22 du même mois, il revêtit l'habit franciscain et prit le nom de Frère Pio. Une fois achevée l'année du noviciat, il fit profession en émettant les vœux simples et, le 27 janvier 1907, les vœux solennels.

Après l'ordination sacerdotale, qu'il reçut le 10 août 1910 à Bénévent, il resta dans sa famille jusqu'en 1916, pour des raisons de santé. En septembre de la même année, il fut envoyé au couvent de San Giovanni Rotondo et il y demeura jusqu'à sa mort.

Enflammé de l'amour de Dieu et de l'amour du prochain, Padre Pio vécut pleinement sa vocation qui consistait à participer à la rédemption de l'homme, selon la mission spéciale qui caractérisa toute sa vie et qu'il réalisa par la direction spirituelle des fidèles, la réconciliation sacramentelle des pénitents et la célébration de l'Eucharistie. Le moment le plus éminent de son activité apostolique était celui où il célébrait la messe. Les fidèles qui y participaient y percevaient le sommet et la plénitude de sa spiritualité.

Dans le domaine de la charité sociale, il s'appliqua à soulager les souffrances et les misères de nombreuses familles, principalement par la fondation de la «Casa Sollievo della Sofferenza», inaugurée le 5 mai 1956.

Pour Padre Pio la foi était la vie: il voulait tout et faisait tout à la lumière de la foi. Il s'investissait continuellement dans la prière. Il passait la journée et une grande partie de la nuit en dialogue avec Dieu. Il disait: «Dans les livres nous cherchons Dieu, dans la prière nous le trouvons. La prière est la clé qui ouvre le cœur de Dieu». Sa foi le porta constamment à accepter la volonté mystérieuse de Dieu.

Il était en permanence immergé dans les réalités surnaturelles. Non seulement il était l'homme de l'espérance et de la confiance totale en Dieu, mais, par la parole et par l'exemple, il inspirait ces vertus à tous ceux qui l'approchaient.

L'amour de Dieu le remplissait, répondant à toutes ses attentes; la charité était le principe qui dirigeait ses journées: aimer Dieu et le faire aimer. Sa préoccupation particulière: grandir et faire grandir dans la charité.

Il manifesta le maximum de sa charité envers le prochain en accueillant, pendant plus de 50 ans, de très nombreuses personnes, qui accouraient à son ministère et à son confessionnal, à son conseil et à son réconfort. Il était comme assiégé : on le cherchait à l'église, à la sacristie, au couvent. Et il se donnait à tous, faisant revivre la foi, distribuant la grâce, portant la lumière. Mais il voyait l'image du Christ particulièrement dans les pauvres, en ceux qui souffrent ou qui sont malades, et il se donnait spécialement à eux.

Il a exercé de manière exemplaire la vertu de prudence, il agissait et conseillait à la lumière de Dieu.

Son intérêt était la gloire de Dieu et le bien des âmes. Il a traité toutes les personnes avec justice, loyauté et grand respect.

La vertu de force a brillé en lui. Il ne tarda pas à comprendre que son chemin serait celui de la croix, et il l'accepta aussitôt avec courage et par amour. Il fit l'expérience pendant de nombreuses années des souffrances de l'âme. Pendant des années, il supporta les souffrances de ses plaies avec une admirable sérénité. 

Quand il fut objet d'enquêtes et que l'on restreignit son ministère sacerdotal, il accepta tout avec résignation et profonde humilité. Devant des accusations injustes et des calomnies, il sut toujours se taire, faisant confiance au jugement de Dieu, de ses supérieurs et de sa propre conscience.

Il employait habituellement la mortification pour obtenir la vertu de tempérance, conformément au style franciscain. Dans sa mentalité et dans son mode de vie, il était tempérant.

Conscient des engagements pris dans la vie consacrée, il observait avec générosité les vœux professés. Il a été obéissant en tout aux ordres de ses supérieurs, même lorsqu'ils étaient difficiles. Son obéissance était surnaturelle dans l'intention, universelle dans son étendue et intégrale dans son exécution. Il pratiqua l'esprit de pauvreté avec un total détachement de lui-même, des biens terrestres, des commodités et des honneurs. Il a toujours eu une grande prédilection pour la vertu de chasteté. Son comportement était modeste partout et avec tous.

Il s'estimait sincèrement inutile, indigne des dons de Dieu, rempli à la fois de misères et de faveurs divines. Face à l'admiration que lui portait beaucoup de monde, il répétait: «Je veux être seulement un pauvre frère qui prie».

Sa santé, depuis sa jeunesse, ne fut pas très florissante et, surtout au cours des dernières années de sa vie, elle déclina rapidement. «Sœur la mort» le frappa, alors qu'il était préparé et serein, le 23 septembre 1968, à l'âge de 81 ans. Ses obsèques furent célébrées en présence d'une foule tout à fait extraordinaire.

Le 16 juin 2002 il a été canonisé: c'est un saint reconnu officiellement par l’Eglise Catholique.

Sources : site 1000questions.net et site web du Vatican


samedi 28 avril 2012

Christ de Saint-Damien



Le Christ de Saint-Damien est un crucifix qui était dans l'église de San-Damiano (Saint-Damien) à Assise du temps de saint François. C'est cette icône qui lui a parlé, selon la "Legenda Major", et lui a dit : "François, va et répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines".

Cette icône de Saint-Damien fut probablement peinte eu XIIème siècle par un auteur aujourd'hui inconnu. Les dimensions de cette oeuvre sont de 2,10m sur 1,30m. Elle n'est pas peinte sur le bois, mais sur une toile collée sur du bois de noyer.

Ce Christ se situe aujourd'hui dans une chapelle de l'église Santa-Chiara (Sainte-Claire) à Assise. Alors qu'une réplique se situe dans l'église du couvent de San-Damiano.

A ce Christ de Saint-Damien est associée la prière de saint François :

Dieu très haut et glorieux, viens éclairer les ténèbres de mon coeur.
Donne-moi une foi droite, une espérance solide et une parfaite charité.
Donne-moi de sentir et de connaître, afin que je puisse l'accomplir, ta volonté sainte qui ne saurait m'égarer.
Amen.
Source : Le Christ de Saint-Damien, Sergiusz M. Baldyga ofm, Editioni Porziuncola.

vendredi 15 juillet 2011

15 juillet : fête de saint Bonaventure, docteur de l'Eglise



Le pape Benoît XVI lui a consacré une catéchèse, lors de l'audience générale du 3 mars 2010. C'est un très grand saint franciscain, docteur de l'Eglise, auteur d'une oeuvre très importante au XIIIème siècle.

Une édition récente de ses oeuvres spirituelles est consultable sur le site de l'abbaye bénédictine de Saint-Benoît en Suisse.

Il naît de Giovanni da Fidanza et de Maria Ritella. Baptisé Giovanni à sa naissance, il prend par la suite le nom de « Bonaventure ». Nous ne savons rien de sa jeunesse, ni des raisons de son changement de nom. Selon une tradition du xve siècle, le jeune Giovanni, gravement malade, aurait été apporté à François d'Assise, lequel se serait écrié en le voyant : « O buona ventura! » (« quelle chance ! »).
Son père, médecin, l’envoie étudier les arts à la Sorbonne en 1236. Il rejoint l'Ordre des frères mineurs en 1243. Il entreprend les études de théologie sous la houlette d'Alexandre de Hales, grand théologien devenu franciscain. En 1248, Bonaventure obtient sa licence, ce qui l'autorise à enseigner à son tour à l'Université. En 1256, l'animosité montante des universitaires à l'égard des ordres mendiants l'oblige à quitter son poste. Après la condamnation de Guillaume de Saint-Amour, principal adversaire des Mendiants, Bonaventure reçoit son doctorat en 1257, en même temps que Thomas d'Aquin.
La même année, et malgré son jeune âge, Bonaventure avait été élu ministre général de son ordre, en succession de Jean de Parme. Il se trouve confronté à la querelle entre Spirituels et Conventuels, c'est-à-dire entre partisans de la pauvreté absolue et partisans d'une évolution de l'ordre, en particulier vers l'enseignement. Bonaventure condamne les Spirituels, en particulier les joachimistes, artisans des thèses de Joachim de Flore. Lors du chapitre général de Narbonne, il fait réviser les constitutions de l'ordre. Il s'attelle ensuite à une biographie de François d'Assise, qu'il présente en 1263 au chapitre général de Pise. À cette occasion, il redessine la carte des provinces de l'ordre. Il prescrit également la sonnerie des cloches à la tombée de la nuit, en l'honneur de l'Annonciation — pratique qui préfigure la prière de l'Angélus.
En 1265, Clément IV le nomme archevêque d'York, mais il refuse cette promotion et surtout entend demeurer à Paris, pour la défense des ordres mendiants. L'année suivante, le chapitre général de Paris ordonne la destruction de toutes les Vies de François d'Assise, à l'exception de celle rédigée par Bonaventure, déclarée la seule authentique et digne de foi. Cette mesure est condamnée par les zelanti, partisans d'un retour aux sources, qui y voient la confiscation par Bonaventure du personnage de François.
En 1267, à Rome, il crée un statut pour les laïcs agissant selon les règles de l’Amour du Christ : c’est la première confrérie de pénitents, qu'il nomme "Confrérie du Gonfalon", dont l’objet est l’amour du Christ et la proclamation de la foi catholique.
En 1271, Bonaventure intervient dans le conclave réuni à Viterbe après la mort de Clément IV. Sur ses conseils, les cardinaux élisent Tebaldo Visconti, qui prend le nom de Grégoire X. En 1273, Bonaventure est consacré cardinal-évêque d'Albano par le nouveau pape. L'année suivante, Bonaventure quitte la tête des franciscains. Il est remplacé à cet office par Jérôme d'Ascoli, futur Nicolas IV. Il est alors chargé par Grégoire X de préparer le IIe concile de Lyon, qui s'ouvre le 7 mai 1274.
Durant le concile, Bonaventure prend la parole à deux reprises devant les pères conciliaires, une fois pour accueillir la délégation byzantine et recommander la réunion des églises. Il meurt le 13 juillet, pendant la session (d'autres sources disent qu'il meurt dans la nuit du 14 au 15 juillet). Selon son secrétaire, Pérégrin de Bologne, il aurait été empoisonné. Il fut inhumé dans l'église franciscaine de Lyon, aujourd'hui nommée "Eglise St-Bonaventure". Son corps y a reposé longtemps, mais les sources ne concordent pas sur l'origine de la disparition de ses reliques: pendant les guerres de religion ou bien pendant la Révolution Française. Son oraison funèbre fut prononcée par son ami, le dominicain Pierre de Tarantaise, futur Innocent V, sur le thème "Elle est tombée la colonne de l'Église".
Quand, en 1434, ses restes furent transférés dans une nouvelle église dédiée à François d'Assise, le tombeau a été ouvert. Sa tête aurait alors été trouvée dans un parfait état de conservation, ce qui favorisa grandement la cause de sa canonisation. Le 14 avril 1482, Sixte IV, pape franciscain, l'inscrivit au nombre des saints. Bonaventure fut proclamé docteur de l'Église en 1587 par le pape franciscain Sixte Quint.

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dimanche 3 octobre 2010

Saint François d’Assise : mémoire le 4 octobre



Saint François, l’homme des Béatitudes, chantre de la joie parfaite, est né à Assise en 1181 ou 1182, dans une famille aisée de la ville. François vit d'abord une jeunesse folle et un an de retraite forcée après avoir été fait prisonnier lors d’une guerre entre Assise et Pérouse.

Il est touché par la grâce. Dans la chapelle de Saint Damien, il entend le grand crucifix lui dire: "Répare ma maison qui, tu le vois, tombe en ruines." Le voilà transformé en maçon. Pour réparer la chapelle, il dépense l'argent de son père qui l'assigne devant l'évêque. Il se dépouille alors de tous ses vêtements en déclarant qu'il n'a d'autre père que celui qui est aux cieux. C’est cet événement de Saint-Damien, vieux de 800 ans, que le pape Benoît XVI est venu commémorer en juin 2007 : il y prononça un appel à la paix lors de l’Angélus du 17 juin 2007.

Un matin, il entend l'évangile de l'envoi en mission des disciples. Appliquant l'Evangile à la lettre, il parcourt la campagne, pieds nus et une corde pour ceinture, en annonçant: "Que le Seigneur vous donne sa paix." Des compagnons lui viennent et il leur rédige une Règle faite de passages d'Evangile. Quand ils seront douze, ils iront à Rome la faire approuver par le Pape Innocent III.

Il sera également rejoint par sainte Claire, qui fonde les clarisses. Le pape Benoît XVI a évoqué cette figure lors de sa catéchèse du 15 septembre 2010 : il a souligné l’amitié entre elle et François comme « un des sentiments humains les plus nobles et les plus élevés que la Grâce divine purifie et transfigure ».

Pour les laïcs, saint François fonde un troisième Ordre, appelé aujourd'hui "la Fraternité séculière." Il envoie ses frères de par le monde et lui-même rencontre le sultan à Damiette pour faire cesser la guerre entre chrétiens et musulmans. A son retour, il trouve l'Ordre en grandes difficultés d'unité. Il rédige une nouvelle Règle et se retire en 1224, épuisé, sur le mont Alverne où il reçoit les stigmates du Christ en croix. Il connaît ainsi dans son cœur l'infini de l'amour du Christ donnant sa vie pour les hommes.

François meurt le 3 octobre 1226 à la Portioncule, "nu, sur la terre nue". Il est canonisé deux ans plus tard. Le pape Benoît XV a rendu hommage à saint François, en reconnaissant en lui « l’image la plus conforme au Christ qui ait jamais été ». Et le pape Benoît XVI a aussi consacré la catéchèse de l’audience générale du 27 janvier 2010 au Poverello.

Sources : site Nominis et missel Kephas
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