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lundi 29 février 2016

Saint Auguste Chapdelaine (+ 29 février 1856)

Vitrail de la cathédrale de Coutances (Manche) représentant saint Auguste Chapdelaine


Aujourd'hui, 29 février, nous fêtons saint Auguste Chapdelaine. Il avait pour nom en chinois Ma Laï.

Saint Auguste Chapdelaine, prêtre du diocèse de Coutances (en Normandie) entra au Séminaire des Missions Etrangères de Paris (MEP) et s'embarqua pour la Chine en 1852. Arrivé dans le Guangxi à la fin de 1854, il fut arrêté en 1856, torturé et condamné à mourir dans une cage. Il est mort martyr de la foi le 28 ou 29 février 1856. Il a été béatifié le 27 mai 1900 par le pape Léon XIII et canonisé le 1er octobre 2000 par le pape Jean-Paul II, en même temps que 120 autres chrétiens morts en Chine entre les XVIIe et XXe siècles.

Le diocèse de Coutances a donné son nom à une paroisse contenant son village natal, La Rochelle Normande : Saint-Auguste-Chapdelaine.

Source : site Wikipédia et site du Vatican.

samedi 16 mai 2015

Fête de Mgr Vladimir Ghika


Statue de Mgr Vladimir Ghika, à côté de l'entrée du musée national d'art de Bucarest (photo que j'ai prise en août 2011)


Aujourd'hui, 16 mai, ce n'est pas seulement la fête de saint Honoré, le patron des boulangers, mais aussi celle de Mgr Vladimir Ghika, bienheureux et martyr. Il est en effet décédé le 16 mai 1954 à la prison de Jilava, près de Bucarest.

Une notice lui est consacrée sur le site Nominis.

samedi 22 novembre 2014

22 novembre : sainte Cécile (martyre vers 230)


Tombeau de sainte Cécile (au Trastevere) et  sa célèbre représentation sculptée par Stefano Maderno


Nous fêtons aujourd'hui sainte Cécile, martyre au IIIe siècle à Rome. Son tombeau est dans une église de Rome, dans le quartier du Trastevere, proche du Tibre. Étonnamment une reproduction de cette sculpture est dans l'église de Bouvines, près de Lille, qui commémore la victoire du roi de France Philippe Auguste en 1214, il y a 800 ans cette année.



Photo que j'ai prise cet été à Saint-Pierre de Bouvines

Et il y a une célèbre cathédrale de France qui lui est consacrée : Sainte-Cécile d'Albi. Cette cathédrale fortifiée est magnifique, avec ses murs peints et son chœur gothique flamboyant, et avec un beau reliquaire de sainte Cécile.



Reliquaire et statue de sainte Cécile dans la cathédrale d'Albi


Sainte Cécile, dont nous célébrons la mémoire aujourd'hui, ne nous est connue que par sa Passion, texte relativement tardif, puisqu'il date du Ve siècle. Il est d’autant plus difficile d’en accepter tous les éléments que des documents plus anciens, datant du IVe, ignorent le nom de Cécile, alors qu’ils attestent le culte de sainte Agnès et d’autres martyrs romains. Nous pouvons cependant retenir que Cécile était une chrétienne de la famille des Cæcilii, propriétaire du terrain sur lequel saint Callixte fit aménager un cimetière pour l’Église de Rome (vers 210), Via Appia. En outre, elle mit sa maison du Transtévère à la disposition des chrétiens, à une époque où l’hostilité de l’État empêchait les fidèles d’avoir des lieux de culte publics.

Le témoignage de Cécile est une invitation à vivre jusqu'au bout de la grâce baptismale. Elle nous est présentée comme une femme de prière, « portant sans cesse l’évangile en son cœur ». La Passion nous raconte qu’aux jours de ses noces, elle chantait pour Dieu seul en son âme alors que retentissaient les instruments de musique, épisode qui lui a valu d’être proclamée patronne des musiciens et des chanteurs. Mariée contre son gré et désireuse de demeurer vierge à cause du Royaume des cieux, elle sut gagner au Christ son mari et son beau-frère Tiburce qui acceptèrent de recevoir le baptême, malgré les dangers que comportait un tel choix. Valérien et Tiburce furent les premiers à subir le martyre. « Invitée aux noces de l’Agneau », Cécile ne tarda pas à les suivre, donnant un ultime témoignage de la foi, de l’espérance et de la charité qui l’habitaient.

Source : missel Kephas et Wikipédia pour les 2 photos en dehors de la mienne.

vendredi 26 septembre 2014

Saints Côme et Damien, martyrs : 26 septembre


Panneau de la prédelle de la Pala di San Marco, par Fra Angelico, au Musée national San Marco, Florence.




Le 26 septembre, nous fêtons les frères jumeaux saint Côme et saint Damien, qui naquirent au IIIème siècle en Cilicie ou en Arabie et pratiquèrent la médecine dans le port maritime d'Égée (aujourd'hui Ayash) dans le golfe d'İskenderun (aujourd'hui en Turquie).  Ils souffrirent vraisemblablement ensemble le martyre sous Dioclétien, en 303 ou 310. Ils sont les saints patrons des barbiers, des chirurgiens, des médecins et des apothicaires (pharmaciens).


Le culte des saints Côme et Damien, martyrs, est attesté par l’évêque Théodoret de Cyr (Ve siècle), ville où l’empereur Justinien leur fit élever une basilique au siècle suivant. Leur tombeau étant en effet un lieu de prière fervente.
Comme les miracles qui s’y produisaient étaient surtout des guérisons, la légende en fit des médecins, soignant gratuitement. Cette dernière caractéristique a d’ailleurs été retenue par l’Église grecque qui honore en eux les saints « anargyres » (sans argent). En réalité, ces bienfaits posthumes n’impliquent pas qu’ils aient été médecins de leur vivant.
De Cyr (près d’Alep), leur culte se répandit très rapidement : ils étaient vénérés en Orient dès le Ve siècle (à Jérusalem, Édesse) et à Rome dès le VIe siècle où une basilique leur fut consacrée. Une mosaïque les représente offrant leur couronne au Christ, geste symbolique pour exprimer le martyre vécu librement par amour du Seigneur.
En eux, l’Église reconnaît un type particulier de sainteté, faite de zèle pour Dieu et d’amour concret pour les hommes souffrants. En eux, elle contemple la victoire du Christ, source et modèle de tout martyre, c’est-à-dire de tout témoignage, qu’il soit vécu dans la vie ou dans la mort.



vendredi 29 août 2014

Martyre de saint Jean Baptiste

Décollation de saint Jean-Baptiste par le Caravage, Co-cathédrale Saint-Jean de La Valette à Malte



Le 29 août nous célébrons le martyre de saint Jean-Baptiste. Il fait partie de ces rares saints, avec la Vierge Marie, dont nous fêtons et la nativité et l'entrée dans la vie éternelle.

Aujourd’hui, l’Église nous invite à faire mémoire du martyre de celui qui fut le « précurseur du Seigneur dans sa naissance et dans sa mort ». Ascète formé à la rude école du désert, prophète à la parole de feu, refusant toute compromission, Jean Baptiste annonçait la proximité du jugement de Dieu, invitant les hommes à la conversion (Matthieu 3).

Comme le chante l’antienne d’ouverture, il a parlé « sans craindre la honte » devant le roi Hérode et sa compagne Hérodiade, s’exposant ainsi à la vindicte royale. Homme reconnu juste et saint, même par celui qui le fit périr, nous admirons aujourd’hui son courage et sa fidélité à la mission reçue de Dieu. « Le martyre mit un sceau final au témoignage qu’il a rendu au Seigneur. Nul ne doutera, en effet que saint Jean ait enduré la prison et la mort pour rendre témoignage à notre Sauveur qu’il avait pour mission d’annoncer. Ses persécuteurs ne lui ont pas enjoint de renier le Christ ; mais ils ont voulu lui faire taire la vérité, et le Christ a dit “Je suis la Vérité”. C’est donc bien pour le Christ qu’il a versé son sang » (Saint Bède). Dans sa vie comme dans sa mort, Jean a vécu ce qu’il affirmait : « il faut que lui grandisse et que moi je diminue ». Il est mort sans témoin, dans le cachot obscur d’une prison. D’après la tradition, les disciples de Jean transportèrent son corps à Sébaste où son tombeau était vénéré dès le quatrième siècle. Une basilique y fut édifiée deux siècles plus tard.

Source : missel Kephas (vol. 3). 

dimanche 1 juin 2014

1er juin : saint Justin de Naplouse



Nous fêtons aujourd'hui, 1er juin, saint Justin de Naplouse.

Il naquit à Naplouse, ville de Palestine bâtie sur l'ancien site de Sichem. Ses parents étaient des païens très aisés qui lui firent faire des études très poussées. Il est alors à la recherche de la sagesse. Il en parle dans ses 'dialogues avec Tryphon' où il nous raconte sa longue quête. Il se confie à un maître stoïcien, mais celui-ci ne lui parle pas de Dieu. Il le quitte pour un disciple d'Aristote qui ne s'intéresse qu'à ses honoraires. Les platoniciens lui offrent une doctrine solide et exaltante. Saint Justin pensait avoir trouvé ce qu'il cherchait. Mais sa rencontre avec un chrétien le fait aller plus loin: la vérité tant recherchée, seul le Christ peut la lui donner. A trente ans, devenu chrétien, il ne renie pas sa quête philosophique. Elle est, à ses yeux, une préparation de la révélation chrétienne, chaque doctrine contenant une parcelle de la vérité totale qui se trouve dans le Christ. Il commence alors une carrière d'enseignant, fonde des écoles de philosophie à Ephèse puis à Rome. C'est alors que l'empereur Marc-Aurèle commence sa grande persécution. Saint Justin refuse de sacrifier aux dieux et il est décapité.

Il nous a laissé un témoignage très intéressant de la messe au 2ème siècle à Rome, dans son apologie pour les chrétiens, adressée à Antonin le pieux (prédécesseur de Marc-Aurèle).

"Le jour qu'on appelle « jour du Soleil » a lieu le rassemblement en un même endroit de tous ceux qui habitent la ville ou la campagne.
On lit les mémoires des Apôtres et les écrits des prophètes, autant que le temps le permet. Quand le lecteur a fini, celui qui préside prend la parole pour inciter et exhorter à l'imitation de ces belles choses. Ensuite, nous nous levons tous ensemble et nous faisons des prières.
Puis on apporte à celui qui préside du pain, du vin, et de l'eau. Pareillement, celui qui préside fait monter au ciel prières et action de grâce, tant qu'il peut. Et le peuple pousse l'acclamation : « Amen ». Puis ont lieu la distribution et le partage des choses « eucharistiées » à chacun et, aux absents, on envoie leur part par les diacres. Cette nourriture, nous l'appelons eucharistie et personne ne peut y prendre part s'il ne croit à la vérité de ce qu'on enseigne chez nous, s'il n'a reçu le bain pour la rémission des péchés et la nouvelle naissance, et s'il ne vit selon les préceptes du Christ."

Sources : sites Nominis, Wikipedia, orient.chretien.free.fr (image) et Archive.org

dimanche 23 février 2014

23 février : fête de saint Polycarpe, évêque et martyr (155 ou 156, peut-être 167)



Nous faisons mémoire aujourd'hui, 23 février, de saint Polycarpe, évêque de Smyrne, qui subit le martyre en 155 ou 156 (peut-être même en 167) pour avoir refusé d'outrager « son Roi et son Sauveur » qu’il servait depuis 86 ans déjà. Homme de prière, plein de bonté et de douceur, c’est résolument et avec sérénité qu’il accepta d’être mené au lieu de son supplice après avoir été trahi par l’un de ses proches. Il demeura ferme dans la confession de sa foi qu’il refusa de renier, conscient qu’il vivait ainsi avec le Christ la lutte contre le démon. En cela il se montra pleinement cohérent avec ce qu’il avait enseigné durant ses années d’épiscopat au sujet de Jésus Christ « venu dans la chair », mort et ressuscité pour nous ; Jésus Christ, dont il avait incarné la profonde miséricorde et compassion auprès de son troupeau. Bien avant son martyre, il suscitait une grande vénération que cette ultime configuration au Christ ne fit que renforcer. Saint Irénée et saint Ignace d’Antioche entre autres, lui ont rendu témoignage. Avec lui disparaissait l’un des derniers témoins de l’âge apostolique puisque d’après la Tradition, il avait connu l’apôtre Jean.

Source : Missel Kephas (Editions du Jubilé).

samedi 31 août 2013

Béatification de Mgr Vladimir Ghika



La messe de béatification a lieu à Bucarest aujourd'hui, ce 31 août 2013, sous la présidence du cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour les causes des saints. Après sa béatification, Vladimir Ghika sera fêté chaque année le 16 mai, anniversaire de sa mort. Le décret sur son martyre, ouvrant la voie à sa béatification, avait été signé le 27 mars 2013 par le pape François.

Une belle biographie de cet homme hors du commun est sur le site du diocèse de Paris : UNE VIE AU SERVICE DE DIEU, VLADIMIR GHIKA (1873-1954).

J'ai été très touché par ses "Pensées pour la suite des jours" (éditions de 1936).

Source : Wikipedia

samedi 10 août 2013

10 août : fête de saint Laurent (+ 258)




Pour reprendre les paroles de saint Augustin, Laurent « a aimé le Christ par sa vie, il l’a aimé par sa mort ». Saint Laurent a compris que Jésus avait donné sa vie pour nous et que nous devions nous aussi donner notre vie pour nos frères. « Il l’a compris et il l’a fait. »

Nous savons que Laurent était archidiacre de l’Église de Rome sous le pontificat de saint Sixte II (258), qui fut décapité le 6 août. D’après la tradition, Laurent subit le supplice du gril quelques jours plus tard, après avoir témoigné de sa foi et distribué les richesses de l’Église aux pauvres. « Moi, je m’offre à Dieu en sacrifice d’agréable odeur parce qu’un esprit contrit est un esprit agréable à Dieu ».

C’est le triomphe du Christ en saint Laurent que l’Église nous invite à fêter aujourd’hui, triomphe de l’amour qui ne se laisse dérouter ni par l’épreuve ni par les séductions de tous ordres.

Source : missel Kephas et Évangile au quotidien du Québec

mercredi 24 avril 2013

Saint Fidèle de Sigmaringen, Capucin, prêtre et martyr (✝ 1622)




 Illustration: peinture murale église Saint Venance, Pfärrenbach, Allemagne

Marc Roy est né à Sigmaringen en Souabe (Allemagne). Il étudia d'abord la philosophie et le droit et commença à Colmar une brillante carrière d'avocat. Il l'abandonne à 34 ans pour entrer chez les Capucins de Fribourg-en-Brisgau, se dépouillant de tous ses biens et prenant le nom de Fidèle. En ce temps-là, la réforme protestante s'étendait dans les pays germaniques. Fidèle se lança dans la controverse, par le ministère de la prédication. Sa parole et son exemple gagnèrent de nombreuses conversions. Même les protestants convaincus étaient séduits par ses paroles et l'appelaient "l'ange de la paix". Pendant dix ans, il parcourut ainsi l'Allemagne du Sud, l'Autriche et la Suisse. Soucieux de la vie spirituelle des fidèles, il rédigea des "Exercices spirituels" selon l'esprit franciscain. Il fut finalement victime de son zèle apostolique. Au cours d'une mission dans le canton des Grisons en Suisse, il fut mis à mort par un petit groupe de protestants fanatiques. Le 24 avril 1622, dans le bourg de Sévis, il fut arrêté par une bande d'hérétiques fanatisés qui voulurent le contraindre à renier le catholicisme: "Je ne ne crains pas la mort, répondit-il, je défends la vérité qu'ont soutenue les martyrs; ma cause est la leur, leur sort sera le mien". Il fut tué à coups de sabre.

Source : site Nominis

dimanche 30 décembre 2012

26 décembre : fête de saint Etienne, diacre et premier martyr



Au lendemain de Noël, nous avons fêté saint Etienne, premier martyr à la suite du Christ. Le pape Benoît XVI a dit, lors de l'angélus du 26 décembre 2012, qu'il montre que « la nouveauté de l’annonce ne dépend pas tout d’abord de l’usage de méthodes ou de techniques originales, qui ont certes leur utilité, mais consiste à être rempli de l’Esprit-Saint et à se laisser guider par lui. »

Il a ajouté à l'intention des pèlerins francophones : "au lendemain de Noël, le martyre du diacre Etienne montre que la naissance du Fils de Dieu a inauguré une ère nouvelle, celle de l’amour. L’amour abat les barrières entre les hommes. Il les rend frères en les réconciliant par le pardon, donné et reçu. Que l’intercession de saint Etienne, fidèle jusqu’au bout au Seigneur, soutienne les chrétiens persécutés et que notre prière les encourage ! À sa suite, témoignons sans peur, avec courage et détermination de notre foi."

Benoît XVI avait déjà évoqué cette grande figure de saint lors de l'audience générale du 10 janvier 2007. Il avait dit en particulier aux pèlerins de langue française : " Puissiez-vous, à l’exemple de saint Étienne, être d’ardents témoins de l’Évangile par votre engagement concret au service de vos frères et par l’annonce courageuse de la foi en Jésus."

Sources : site de l'agence Zenit et site du Vatican.



dimanche 2 septembre 2012

2 septembre : les bienheureux martyrs de septembre 1792



Evénement rappelé par le site de l’Évangile au quotidien et également cité par le site de Petrus Angel :


Les Bienheureux Martyrs de Septembre, victimes de la Révolution française († 1792)

Après la chute de la Monarchie le 10 août 1792, la fièvre monte à Paris. De nombreux suspects sont arrêtés : laïcs, prêtres séculiers, religieux, souvent réputés réfractaires, même si ce n'est pas le cas de tous. Environ 350 ecclésiastiques sont ainsi incarcérés, dont plus de la moitié sont étrangers à la capitale. Entre le 2 et le 5 septembre, des bandes armées d'hommes et de femmes envahissent les prisons parisiennes pour se livrer à l'exécution collective des détenus au couvent des Carmes, à l'abbaye de Saint-Germain, au séminaire Saint-Firmin, aux prisons de la Force, rue Saint-Antoine.

Le couvent des Carmes, avec son très vaste enclos, est le premier et le plus symbolique théâtre des tueries. Au témoignage de l'abbé Saurin, jésuite rescapé, le contraste est saisissant entre la sérénité qui règne au-dedans, parmi les ecclésiastiques prisonniers, groupés autour de trois évêques, et, au dehors, le hurlement de la foule, les canonnades, les roulements de tambour, et finalement, le 2, vers quatre heures du soir, le tocsin de Saint-Sulpice qui donne le signal aux émeutiers. La tuerie qui a commencé dans le jardin s'achève, après un simulacre de jugement, au pied du petit escalier faisant communiquer la chapelle, où les prisonniers ont d'abord reflué et se sont mutuellement donné l'absolution. « Je n'ai entendu se plaindre aucun de ceux que j'ai vu massacrés » écrira l'abbé de la Pannonie, blessé et rescapé de la tragédie des Carmes.

Parmi les trois mille victimes de septembre 1792, cent quatre-vingt onze personnes mortes pour leur foi ont été béatifiées par Pie XI le 17 octobre 1926. Quatre-vingt six prêtres étaient membres du clergé parisien. Les quatre laïcs et de nombreux religieux béatifiés appartenaient aussi à l'Église de Paris.

On peut vénérer ces béatifiés dans la crypte ossuaire érigée au XIXème siècle sous la chapelle de l'Église Saint-Joseph-des-Carmes (74, rue de Vaugirard, 6ème arr.).

« L'escalier du martyre » marqué d'une plaque Hic ceciderunt (« Ici ils tombèrent ») est aujourd'hui inclus dans le jardin du séminaire universitaire de l'Institut catholique.

mardi 14 août 2012

14 août : Saint Maximilien Kolbe



Aujourd'hui, veille de l'Assomption, c'est la saint Maximilien-Marie Kolbe, prêtre religieux franciscain conventuel, confesseur et martyr de la foi. Cette vidéo raconte son histoire.

jeudi 9 août 2012

9 août : sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein)


En ce jour, le 9 août, nous fêtons sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, religieuse carmélite, Edith Stein dans le monde.

Edith Stein est née dans une famille juive le 12 octobre 1891. D'excellente formation philosophique, elle entama une carrière universitaire. En 1921, la lecture de sainte Thérèse d'Avila la décida d'entrer dans l'Eglise catholique. Elle entra au Carmel en 1933 et y prit le nom de Thérèse Bénédicte de la Croix, alors que le nazisme était en train de monter. Le 9 août 1942, Edith Stein est morte dans les chambres à gaz d’Auschwitz, à la fois victime de la Shoah et témoin du Christ. Elle a été canonisée par le pape Jean-Paul II le 11 octobre 1998.

« Dieu est la vérité. Qui cherche la vérité, cherche Dieu, qu’il en soit conscient ou non. »

« Je crois ... que plus on se sent attiré par Dieu et plus on doit "sortir de soi-même", dans le sens de se tourner vers le monde pour lui porter une raison divine de vivre.»


Sources : site du Carmel en France et site Nominis

lundi 23 janvier 2012

Sainte Émérentienne, Vierge et martyre romaine (+ 23 janvier 304)




Sainte Emérentienne est un martyre romaine du IVe siècle, sa tombe se trouvait près de la basilique Sainte-Agnès-hors-les-murs. La légende associe les noms des deux saintes puisque Émérentienne aurait été la sœur de lait de sainte Agnès. Elle mourut lapidée alors qu’elle priait sur la tombe de cette dernière. Elle serait décédée le 23 janvier 304 à Rome (soit le jour qui suit le martyr de saint Vincent à Saragosse), pendant la persécution de Dioclétien.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, le Père Carme Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, étonné de recevoir de grandes grâces le 23 janvier de chaque année, attribue à la petite Emérentienne ces cadeaux reçus du ciel, et en fait la seconde patronne (après Marie) de son institut séculier Notre-Dame de Vie.

Source : Martyrs et saints

mercredi 27 juillet 2011

27 juillet : sainte Nathalie, saint Aurèle et leurs compagnons


Ceci s'est passé au IXème siècle ; il ne faisait pas bon vivre à Cordoue pour les chrétiens. La jeune Nathalie s'y est révélée martyre, avec Aurèle, son époux, Liliose et Félix, leurs amis, et Georges, un moine venant de Palestine. Le lien avec l'abbaye de Saint-Gernain-des-Près à Paris est dû au moine bénédictin, Usuard, de cette abbaye parisienne, qui s'est rendu en Espagne en 857 et a rapporté dans son monastère les reliques de Nathalie et d’Aurèle.

Plusieurs dizaines de chrétiens furent massacrés à Courdoue entre 850 et 859. Leur histoire est connue grâce aux récits de l'un d'entre eux, saint Euloge, évêque de Cordoue à cette période.

Un jour, Nathalie a vu Aurèle, son époux, revenir bouleversé du centre ville. Il venait de voir un jeune homme insulté et fouetté par des musulmans au long du chemin. Cet homme était paisible et priant. Cet épisode a rendu les jeunes époux déterminés à ne plus vivre en cachette et à vivre plus visiblement leur baptême. Ils savaient que leur décision entraînerait leur mort. Ils confièrent leurs deux enfants de 5 et 8 ans à une veuve de martyr, qui était dans un monastère non loin de la ville, ainsi que toute leur fortune pour leur éducation. Ils convainquirent leurs cousins Félix et son épouse Liliose de se joindre à eux. Ce dernier couple vivait sa foi de manière très cachée. Stimulés les uns par les autres, Nathalie et Liliose décidèrent de sortir dans la rue sans leur voile. Arrêtées immédiatement elles furent conduites devant le cadi pour être jugées. Leurs époux furent recherchés et mis au cachot. On arrêta également un vieux moine quêteur de Palestine qui vivait chez eux. Comme il n’était pas espagnol, il craignait d’être expulsé du pays au lieu de subir le martyr. Alors, devant le tribunal il traita Mahomet de « fidèle du diable, ministre de l’antichrist, labyrinthe de tous les vices ». Son compte était bon. On tua d’abord Félix, puis Georges, puis Liliose, et enfin Aurèle et Nathalie en dernier. C’était le 27 juillet 852.

Etymologie du nom :
Du latin « dies natalis » « jour de la naissance » de Jésus.

Source : site de l'émission Dieu merci !
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mardi 12 juillet 2011

12 juillet : Saint Olivier Plunkett (+ 1681)


Né le 1er novembre 1629 à Lougherew (Diocèse de Meath), Oliver Plunkett est élevé par un oncle bénédictin à Dublin. On l'envoie à Rome faire sa théologie au collège irlandais. Il est ordonné prêtre en 1654. Ne pouvant revenir dans son pays à cause de la persécution déclenchée par Cromwell, il exerce pendant trois ans son ministère dans la ville éternelle, et pendant douze ans il enseigne la théologie au Collège "De propaganda fide". En 1669, après la mort de Cromwell, il reçoit l'ordination épiscopale à Gand, et est nommé archevêque d'Armagh et Primat d'Irlande, fonction qu'il assure pendant douze ans, ranimant l'espérance du peuple de l'Ulster en ce temps d'épreuve. Accusé d'avoir comploté un débarquement de soldats français et de taxer son clergé pour armer des hommes contre l'Angleterre, il est envoyé à Londres, condamné à mort et, après avoir reçu l'assistance spirituelle d'un bénédictin, il est pendu à Tyburn puis décapité. C'était le 1er juillet, selon l'ancien calendrier julien, c'est-à-dire le 11 juillet de l'année 1681 (dans le calendrier grégorien). Son corps repose à l'abbaye de Downside.

Sa béatification eut lieu le 23 mai 1920 à Rome, par Benoît XV, et sa canonisation le 12 octobre 1975 à Rome par Paul VI. Il est fêté le 12 juillet.

Sources : site de l'Abbaye Saint-Benoît (Suisse) et Wikipedia
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samedi 20 novembre 2010

Une belle association : l'Aide à l'Eglise en détresse


L’association “Aide à l’Eglise en Détresse” est une œuvre internationale catholique de droit pontifical qui apporte une aide pastorale et un soutien aux chrétiens persécutés dans le monde.

Ces derniers temps, elle s'est beaucoup investie dans l'aide aux chrétiens d'orient, particulièrement persécutés dans les pays où sévissent les islamistes. Plusieurs articles ont été consacrés dernièrement à l'Irak et au Pakistan (avec l'hallucinante affaire d'Asia Bibi, à propos de laquelle Natalia Trouiller avait rédigé un très intéressant article).

Pour l’Irak, l’AED lance une neuvaine à Notre Dame du Perpétuel Secours et propose de la commencer le 21 novembre 2010, fête du Christ-Roi.



La prière proposée par l’AED pour la neuvaine à Notre Dame du Perpétuel Secours est la suivante.


Donne la paix à la terre d’Irak
Ô Notre Dame du Perpétuel Secours
Nous confions à ton cœur et à ton amour
Le peuple irakien et l’Eglise de cette terre.


Garde-les de toute injustice,
De toute division,
De toute violence et de toute guerre.
Garde-les de la tentation
Et de l’esclavage de la vengeance.
Sois avec eux !


Aide-les à vaincre le doute par la foi,
La peur par la confiance,
La haine par l’amour.


Ô Mère du Christ,
Sois leur réconfort
Et donne force à tous ceux qui souffrent :
Aux persécutés,
Aux réfugiés.


Donne la paix à cette terre divisée
Et à tous, la lumière de l’espérance.



Prière inspirée de Jean-Paul II
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samedi 9 octobre 2010

Saint Denis de Paris (évêque et martyr + v 250)


Le 9 octobre, c'est la fête de saint Denis. C'est un saint que j'aime bien, car ma grand-mère maternelle m'en parlait quand j'étais très jeune. Voici quelle est son histoire, d'après le site Nominis de la Conférence des évêques de France.

Le Patron de Paris et de la Seine-Saint-Denis fut le premier évêque de la capitale de la France. Il meurt martyr vers 250 et est enseveli là où s'élève la basilique de Saint Denis. C'est tout ce qu'on sait de lui avant le 9ème siècle. Le récit parle également de ses deux compagnons Eleuthère, le prêtre, et Rustique, le diacre, ainsi que du portement de tête du saint après sa décapitation depuis Montmartre jusqu'à Saint-Denis. Les faits sont les suivants : Le nom de saint Denis apparaît vers 520 dans "la vie de Sainte Geneviève" qui témoigne de la dévotion de la sainte envers l'évêque martyr, son père dans la foi. Elle obtint du clergé parisien l'érection d'une église sur sa tombe au "vicus Catullianus" situé à huit kilomètres au nord de la Seine, l'actuelle basilique Saint-Denis, rue Catullienne. Elle se rendait également et souvent dans une église de la Cité dont il était le titulaire. Un demi-siècle plus tard, le martyrologe hieronymien mentionne la déposition de saint Denis et de ses compagnons au 9 octobre et saint Venance Fortunat atteste la diffusion de son culte jusqu'à Bordeaux. Dans les mêmes années, l'historien Grégoire de Tours raconte que vers 250, le pape de Rome avait envoyé Denis en Gaule avec six autres évêques pour y porter l'Evangile. Celui-ci se fixa à Lutèce où il ne tarda pas à être mis à mort. On pense en effet qu'il subit le martyre sous la persécution de Dèce (250) ou de Dioclétien (258). Près de la basilique où reposait le premier évêque de Paris, une abbaye fut fondée au 7ème siècle et elle devint prestigieuse grâce aux largesses royales depuis Dagobert. Elle contribua au rayonnement de son saint patron en le dotant d'une merveilleuse légende. A partir de 835, Hilduin, abbé du monastère, se mit en effet à propager en Occident un récit selon lequel Denis de Paris ne ferait qu'un même personnage avec Denys l'Aréopagite, converti par saint Paul. Ce Denys l'Aréopagite serait lui-même l'auteur des célèbres ouvrages de théologie attribués à Denys le Mystique. L'obscur et courageux fondateur de l'Eglise de Paris devenait, ainsi et pour des siècles, un grand de la sainteté.

Source: site Nominis.
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