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jeudi 30 janvier 2014

2 février 2014 : manifestations européennes en faveur de la famille et de l'enfant



A Lyon, à Paris, à Bruxelles, à Rome, à Madrid, à Varsovie et dans différentes villes de l'Europe, des manifestations sont organisées à l'appel de la Manif pour Tous pour défendre la famille et l'enfant. C'est urgent compte tenu des projets législatifs anti-familles en cours, en France comme dans le reste de l'Europe.

Intervenants prévus à Lyon :
- Luca Volonté, Italien, député européen, président du PPE,
- Anne-Claude Venot, présidente des Adoptés pour l'Enfance, juriste.
- Gregor Puppinck, lobbyiste pour la famille à Bruxelles, qui expliquera les manœuvres du lobby LGBT à Bruxelles, ses conséquences, et les moyens pour les contrer.
- Tugdual Derville, qu'on ne présente plus (cf. son message "Durer c'est capital").



Il faut noter que le pape a diagnostiqué une crise culturelle profonde de la famille dans la « Joie de l’Évangile » (n° 66):

La famille traverse une crise culturelle profonde, comme toutes les communautés et les liens sociaux. Dans le cas de la famille, la fragilité des liens devient particulièrement grave parce qu’il s’agit de la cellule fondamentale de la société, du lieu où l’on apprend à vivre ensemble dans la différence et à appartenir aux autres et où les parents transmettent la foi aux enfants. Le mariage tend à être vu comme une simple forme de gratification affective qui peut se constituer de n’importe quelle façon et se modifier selon la sensibilité de chacun. Mais la contribution indispensable du mariage à la société dépasse le niveau de l’émotivité et des nécessités contingentes du couple. Comme l’enseignent les Évêques français, elle ne naît pas « du sentiment amoureux, par définition éphémère, mais de la profondeur de l’engagement pris par les époux qui acceptent d’entrer dans une union de vie totale ».

Il a ainsi cité un texte de la Conférences des évêques de France en septembre 2012 : "Élargir le mariage aux personnes de même sexe ? Ouvrons le débat !, note du Conseil Famille et Société".


Mais un autre document me semble important à citer aussi : Famille, mariage et "union de fait", du Conseil Pontifical pour la Famille, publié en juillet 2000, sous le pontificat de Jean-Paul II (au n° 8).

Dans ce processus de déstructuration culturelle et humaine de l’institution matrimoniale, il ne faut pas sous-estimer l’incidence de l’idéologie du «genre». Le fait d’être un homme ou une femme ne serait pas déterminé fondamentalement par le sexe, mais par la culture. C’est une idéologie qui sape les fondements de la famille et des relations interpersonnelles. Il convient l’examiner plus en détail, en raison de son importance dans la culture contemporaine et de son influence sur le phénomène des unions de fait.

Dans le processus d’intégration de la personnalité humaine, l’identité est un facteur très important. Pendant l’enfance et l’adolescence, la personne prend peu à peu conscience de son «moi», de son identité propre. Cette conscience identitaire s’inscrit dans le processus de reconnaissance de soi-même, et donc de sa propre dimension sexuelle. Il s’agit d’une conscience d’identité et de différence. Les experts distinguent habituellement entre identité sexuelle (c’est-à-dire la conscience de l’identité psycho-biologique de son propre sexe et de la différence par rapport à l’autre sexe) et identité générique (c’est-à-dire la conscience de l’identité psycho-sociale et culturelle du rôle que les personnes d’un sexe déterminé remplissent dans la société). Dans un processus d’intégration correct et harmonieux, l’identité sexuelle et l’identité du genre se complètent, puisque les personnes qui vivent en société obéissent aux modèles culturels correspondant à leur propre sexe. La catégorie d’identité sexuelle du «genre» (gender) est, par conséquent, d’ordre psycho-social et culturel. Elle se fond harmonieusement avec l’identité sexuelle, d’ordre psycho-biologique, lorsque l’intégration de la personnalité s’accompagne de la reconnaissance de la plénitude de la vérité intérieure de la personne, unité d’âme et de corps.

Dans la décennie 1960-1970, s’est répandue une théorie (que les experts qualifient généralement aujourd’hui de «constructioniste») selon laquelle l’identité sexuelle du «genre» (gender) ne serait pas seulement le produit de l’interaction entre la communauté et l’individu, mais serait même indépendante de l’identité sexuelle personnelle. En d’autres termes, dans la société, les genres masculin et féminin seraient exclusivement le produit de facteurs sociaux, sans aucune relation avec la dimension sexuelle de la personne. Toute attitude sexuelle serait ainsi justifiable, même l’homosexualité. C’est à la société de changer, pour faire place, dans l’organisation de la vie sociale, à d’autres genres, outre le masculin et le féminin.

L’idéologie du genre a trouvé dans l’anthropologie individualiste du néolibéralisme radical un milieu propice. La revendication d’un statut similaire pour le mariage et les unions de fait (même homosexuelles) est généralement justifiée aujourd’hui par le recours à des catégories et des termes empruntés à l’idéologie du genre. C’est ainsi que certains en viennent même à donner le nom de «famille» à toute union consensuelle, en faisant fi de l’inclination naturelle de la liberté humaine au don réciproque et de ses caractéristiques essentielles, fondement de ce bien commun de l’humanité qu’est l’institution matrimoniale.

samedi 29 juin 2013

La France épinglée par le Conseil de l’Europe à propos de la répression policière des "Manif pour tous"




C'est un événement important pour tous ceux, opposants à la loi sur le mariage et l'adoption par les homosexuels, qui ont eu à souffrir des restrictions aux libertés publiques en France, surtout depuis le 24 mars semble-t-il. Voici ce qu'en dit le site Aleteia. La vidéo est intéressante, car les quelques maladresses d'expression traduisent bien l'émotion des personnes qui sont intervenues pendant l'audience.


Lors de la procédure dite de débat d’urgence, l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté ce 27 juin 2013 par 106 voix contre 15 et 14 abstentions une Résolution intitulée « Manifestations et menaces pour la liberté de réunion, la liberté des médias, et la liberté d’expression » (doc. 13258).
 
Cette résolution dont l’objet initial était de dénoncer la répression des manifestations en Turquie a été étendue à la situation française et aux évènements ayant eu lieu à Stockholm.
 
Par cette Résolution, « L’Assemblée déplore les récents cas de recours excessif à la force pour disperser les manifestants et réitère son appel aux autorités de veiller à ce que l’action de la police, si elle est nécessaire, reste proportionné » ; elle demande en outre à ces Etats de respecter les droits et libertés.
 
L’introduction dans cette résolution de la situation française fait suite à l’audience publique organisée le 26 juin 2013 à l’APCE à l’initiative du Parti Populaire Européen et du European Centre for Law and Justice, en présence notamment de Luca Volontè, député, de Ludovine de la Rochère, Présidente de la Manif pour Tous, de Béatrice Bourges, du Printemps française et de Madeleine et Jean-Baptiste, des Veilleurs. Durant cette audience fut présenté notamment un rapport présentant des témoignages de victimes de répressions policières.
 
Voici la vidéo de l'audience au conseil de l'Europe et le texte final de la résolution  ("Manifestations et menaces pour la liberté de réunion, la liberté des médias et la liberté d'expression").


Source : site Aleteia

mercredi 26 juin 2013

Discours des Veilleurs (Madeleine et Jean-Baptiste) au Conseil de l'Europe le 26 juin 2013



Discours des Veilleurs (Madeleine et Jean-Baptiste) au Conseil de l'Europe le 26 juin 2013 sur "la Manif pour Tous et la répression policière"

"Dans la nuit du 14 au 15 avril dernier, alors que le projet de loi ouvrant le mariage et l’adoption aux couples de même sexe allait être adopté par le pouvoir législatif en France, au terme d’un processus parlementaire accéléré, 67 jeunes opposés au mariage homosexuel décidèrent de camper pacifiquement et sans bruit devant l’Assemblée nationale. La chose n’était pas inédite : entre autres exemples, des enfants de harkis avaient déjà choisi de camper sur ce lieu, en 2009, pendant 7 mois, pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur leur condition, sans être ni inquiétés ni délogés.

Mais les 67 jeunes opposants n’eurent pas droit au même traitement de faveur. Vers 1h du matin, ils furent soudainement et violemment embarqués par les forces de police, puis retenus en garde à vue pendant plus de dix-huit heures dans des conditions extrêmement pénibles, pour ne pas dire déplorables.

Face à une telle disproportion des méthodes répressives, face à un pouvoir qui révélait de plus en plus manifestement son vrai visage, et cherchait la division et l’affrontement quand il aurait fallu favoriser l’apaisement, nous avons réfléchi toute la nuit au moyen de réagir. Fallait-il se soulever et se radicaliser ? Le choix d’une action violente semblait désormais nécessaire pour se faire entendre d’un gouvernement qui enchaînait provocation sur provocation, traitant avec le plus grand mépris plusieurs centaines de milliers de Français légitimement inquiets de leur avenir, de celui de leurs enfants et de leur pays.

Mais au fil de la nuit, nous avons compris que la violence ne mènerait à rien, et qu’on ne pouvait s’ériger en défenseurs de la dignité humaine sans être en même temps garant de la paix sociale. Nous avons compris que la violence première se trouvait du côté d’une loi qui priverait bientôt les enfants d’un père ou d’une mère. Nous avons compris que notre colère, si légitime et si noble fût-elle, pouvait tout aussi bien s’exprimer de manière pacifique. Nous avons compris enfin que nous ne pourrions désarmer ces violences policières qu’en étant nous-mêmes non-violents.

Il n’y eut donc pas de concept ou de système préalable à la mise en place des Veilleurs. Non. Il n’y eut qu’une simple intuition, un sursaut naturel de la conscience, ce même sursaut qui conduisit Antigone à enterrer son frère Polynice contre les ordres de Créon. Convaincus de la gravité des évolutions en cours, nous ne pouvons nous empêcher de prendre pour modèles ces grandes voix prophétiques du XXème siècle qui, de Sophie Scholl à Jerzy Popieluszko, de Winston Churchill à Vaclav Havel, se sont courageusement levés pour réveiller une humanité en danger de mort.

Alors, la nuit qui suivit les 67 gardes à vue, nous nous sommes assis sur une pelouse devant les Invalides, avec des bougies, pour veiller sur le respect des personnes. Pour rester vigilants, tandis que les consciences de nos concitoyens s’étaient endormies dans une mortelle indifférence.

Nous sommes aussi venus avec quelques textes de littérature que nous aimons, parce que nous avons eu l’intuition très forte qu’outre la non-violence, la culture serait l’arme la plus juste contre un pouvoir qui, par cette loi, rompait avec des siècles voire des millénaires de sagesse humaine. 
Oui, l’adoption de cette loi est la conséquence d’une véritable démission de la pensée. Estimant à la suite d’Hannah Arendt que les pires drames de l’Histoire se sont produits parce que les hommes ont cessé de penser, nous avons choisi de réveiller les voix des grands penseurs dont nous relisons les écrits, soir après soir.

Cinquante lors de la première veillée, nous avons vu notre nombre multiplié par dix au bout de cinq jours seulement. Voilà maintenant douze semaines que nous nous rassemblons, dans le calme le plus absolu. Le mouvement, parti de Paris, a rapidement embrasé toute la France. Les villes de Province ont en effet mis en place leurs propres veillées, de manière spontanée et autonome, sans recevoir de directives de Paris. Les Veilleurs sont désormais présents dans plus de 150 villes en France, et dans une douzaine de pays à l’étranger. Cet embrasement révèle, en France, et bien au-delà, l’existence d’une réelle soif : la soif de reconstruire le sens de l’homme et de sa dignité face à des idéologies qui le menacent. La soif de retisser le lien social d’une société pulvérisée par plusieurs siècle d’individualisme, un individualisme grossissant qui laisse la personne radicalement seule et démunie, notamment en ces temps de crise, et qui détruit les moindres aspirations de l’homme en le réduisant à ses désirs immédiats, afin de le circonscrire dans une vision à court terme, sans souci des générations qui pourront venir après lui, et sans gratitude pour celles qui l’ont fait naître.

Dimanche dernier, à Paris, plus d’un millier de personnes se sont rassemblées devant les Invalides. Nous choisissons généralement de faire nos veillées en un lieu de mémoire ou de pouvoir, en lien avec le thème que nous abordons lors de nos veillées. Celles-ci sont ponctuées de lectures de textes, de discours d’intervenants (psychiatres, légistes, personnalités politiques, artistiques ou religieuses, pères ou mères de familles, enfants adoptés, personnes homosexuelles, etc). Les Veilleurs restent assis en silence : ils applaudissent à la manière des personnes malentendantes, pour ne pas troubler le calme de la nuit, et manifester ainsi leur non-violence absolue et leur respect pour la parole d’autrui. Ce silence est interrompu par des chants que nous reprenons en cœur, notamment le chant de l’Espérance et le chant des Partisans.

Nos rassemblements sont non confessionnels et non-partisans : ils entendent être ouverts à toutes les personnes, quelles que soient leurs opinions politiques et leurs convictions religieuses, car la défense de la dignité humaine est un combat qui dépasse toutes sortes de clivages, et qui doit pouvoir rassembler les citoyens dans un même réveil des consciences.

Nos veillées sont la plupart du temps suivies d’une marche dans Paris vers un lieu symbolique. Nous sommes alors rapidement encerclés par les forces de police, et souvent soumis à des sommations. Chaque veilleur est libre de rester ou de partir. Nous demeurons sur place jusqu’au temps que nous avons fixé, sans obéir aux sommations : par cette modeste transgression, nous posons un acte de désobéissance civile destiné à manifester notre résistance et l’irrépressible liberté de la marche de nos consciences. Malgré les sommations nombreuses que nous avons pu recevoir, les quelques interpellations et les intimidations que les animateurs ont pu subir, aucun veilleur n’a jamais été emmené en garde à vue, ce qui est assez surprenant dans un contexte où les opposants au mariage homosexuel sont arrêtés à tout va.

Comment expliquer cette relative tolérance à notre égard ? Nous avons pu constater à quel point les forces de l’ordre étaient embarrassées et divisées face à nous. Il est en effet très délicat d’embarquer des personnes qui n’entravent pas la circulation, ne font pas de bruit, récitent des poésies et proclament, à la suite de Dostoïevski, que « la beauté sauvera le monde ». Apparemment inoffensive, cette révolution intérieure, culturelle et spirituelle que nous avons lancée est bien plus subversive qu’il n’y paraît. Elle contamine notamment les forces de l’ordre qui nous entourent. Un veilleur a pu discuter avec l’un d’eux dimanche dernier, et le policier lui a confié : « Nous sommes entre 80 et 90% à être de votre côté. Nous sommes de plus en plus écoeurés par les ordres très sévères que nous recevons contre les opposants au mariage homosexuel, alors même qu’on nous a demandé, lors de la manifestation des antifascistes, de ne pas intervenir, tandis que nous assistions au cassage du quartier de la Bastille. » Certains CRS rient de bon cœur avec nous, d’autres obéissent aux ordres en nous faisant savoir qu’ils le font à contre-cœur. Lors d’une veillée, nous avons lu un discours du général McArthur sur la jeunesse, et un gendarme, qui connaissait ce discours par cœur, l’a récité en même temps que nous. Oui, cette flamme que nous allumons est contagieuse.

Les Veilleurs entendent donner l’étincelle qui permettra l’embrasement d’un véritable réveil des consciences, par la médiation de la culture, de la pensée et des arts. A chaque veillée, depuis le mois de juin, nous demandons aux personnes présentes de prendre un moment de silence pour penser à l’engagement concret qu’elles pourront prendre, dès le lendemain, chacune selon son charisme propre, pour promouvoir à l’intérieur des associations, quels qu’ils soient, à l’intérieur des syndicats, des partis politiques existants ou des médias, le sens de l’homme que nous défendons. Nous assistons à la naissance d’une génération qui a enfin saisi le sens de la citoyenneté et de l’engagement, et qui est porteuse d'espérance pour l’avenir.

L’Europe, actuellement, a choisi de suivre la voix trompeuse des Sophistes, plutôt que la sage pensée des Philosophes. Oui, l’Europe est en train de perdre son âme dans une illusion démiurgique digne de Protagoras, lorsqu’elle affirme que l’homme est la mesure de toute chose, et qu’il peut à sa guise nier la réalité et vider les mots de leurs sens - je pense notamment au mariage, à la filiation et à l'altérité et la complémentarité sexuelles.

Nous, Veilleurs, refusons de nous laisser fourvoyer par ces sophistes des temps modernes, et répondons à la suite de Socrate que si l’homme est la mesure de toute chose, alors la folie devient la mesure de toute chose. Oui, à la suite de Socrate, nous sommes prêts à obéir à la seule voix de notre conscience, malgré le blâme ou la condamnation publique, par amour pour la Sagesse et pour la Vérité, par amour pour notre Cité et pour l’Homme."

Source : page Facebook des Veilleurs -Officiel.

Rapport de l'ECLJ au Conseil de l'Europe et à l'ONU - Manif pour tous: 114 témoignages de répression





Ce rapport constitué de 114 "Témoignages de répressions policières lors des Manifs pour tous" a été constitué par le EUROPEAN CENTRE FOR LAW AND JUSTICE.


Ce rapport va être remis aux organes compétents du Conseil de l’Europe et des Nations-Unies à Genève. Nous publions aussi la lettre de M. Puppinck accompagnant le dossier qu'il nous fait parvenir.

Lettre du directeur de l'ECLJ, Grégor Puppinck 

Madame, Monsieur,

Vous trouverez ci-joint le rapport public présenté ce jour à 13h au Conseil de l’Europe lors de l’audition sur la  « Manif pour Tous et la répression policière » organisée en marge de la session de l’Assemblée Parlementaire du Conseil de l’Europe. Cette audition est organisée par le Parti Populaire Européen (Groupe politique PPE) et le European Centre for Law and Justice, en présence de M. Luca Volontè, président du Groupe PPE, de Mme Ludovine de la Rochère, Présidente de la Manif pour Tous, de Mme Béatrice Bourges, du Printemps Français, de Madeleine Bazin et Jean-Baptiste Achard, des Veilleurs.

Ce rapport contient plus d’une centaine de témoignages de personnes victimes d’abus policiers ayant eu lieu à l’encontre du mouvement social de défense de la famille et de contestation de la loi ouvrant le mariage et l’adoption d’enfants aux couples de même sexe. Pour la plupart, ces témoignages nous ont été communiqués par les avocats des victimes. Ils permettent de recouper, de corroborer et d’attester des faits qui, pour un pays tel que la France, sont graves et sans précédant depuis plusieurs décennies.

Ce rapport va être remis aux organes compétents du Conseil de l’Europe et des Nations-Unies à Genève. Il viendra documenter les diverses procédures actuellement initiées auprès de ces instances par des victimes, des élus et des ONG.

Avec mes sincères salutations,

Grégor PUPPINCK
Directeur
European Centre for Law and Justice
4, Quai Koch
67000 Strasbourg, France
Phone : + 33 (0)3 88 24 94 40
Fax     : + 33 (0)3 88 24 94 47
http://www.eclj.org

TÉMOIGNAGES DE VICTIMES DE Répressions POLICIÈRES en France

À L’OCCASION DE MANIFESTATIONS ET DE RASSEMBLEMENTS CONTRE LA LOI TAUBIRA

Ces témoignages ont été communiqués par :

Isabelle Bredy
Avocat à paris
5 rue François Ponsard 75016 Paris

Cyrille Dutheil de La Rochère Avocat à la Cour
88 bis boulevard de la Reine 78000 VERSAILLES

Ghislain Frèrejacques Avocat à la Cour
5 Rue Boudreau 75009 Paris

Stéphane Maitre
Avocat au barreau de Paris 4, rue Brunel,
75017 Paris

Jérôme Triomphe
Avocat à la Cour
37, quai des Grands Augustins 75006 Paris

Présentation : Christophe Foltzenlogel

Le Centre européen pour le droit et la justice est une organisation non- gouvernementale internationale dédiée à la promotion et à la protection des droits de l'homme en Europe et dans le monde.

L'ECLJ est titulaire du statut consultatif spécial auprès des Nations- Unies/ECOSOC depuis 2007. L'ECLJ agit dans les domaines juridiques, législatifs et culturels. L’ECLJ défend en particulier la protection des libertés de conscience, de religion et d’expression, de la vie et de la dignité de la personne auprès de la Cour européenne des droits de l'homme et au moyen des autres mécanismes institués par l'Organisation des Nations-Unies, le Conseil de l'Europe, le Parlement européen et l'Organisation pour la Sécurité et la Coopération en Europe (OSCE).

L'ECLJ fonde son action sur « les valeurs spirituelles et morales qui sont le patrimoine commun des peuples [européens] et qui sont à l'origine des principes de liberté individuelle, de liberté politique et de prééminence du droit, sur lesquels se fonde toute démocratie véritable » (Préambule de la Statut du Conseil de l'Europe).

EUROPEAN CENTRE FOR LAW AND JUSTICE

Témoignages de répressions policières lors des « manifs pour tous »

Présentation

Ce rapport contient une centaine de témoignages de personnes victimes d’abus policiers ayant eu lieu à l’encontre du mouvement social de défense de la famille et de contestation de la loi ouvrant le mariage et l’adoption d’enfants aux couples de même sexe. Pour la plupart, ces témoignages nous ont été communiqués par les avocats des victimes. Ils permettent de recouper, de corroborer et d’attester des faits qui, pour un pays tel que la France, sont graves et sans précédant depuis plusieurs décennies.

En effet, depuis fin 2012, de très nombreux français ont manifesté pacifiquement dans toute la France pour défendre la famille et les droits des enfants contre une loi nouvelle créant un droit à l'adoption d'enfants et au mariage par les couples de même sexe. Par son ampleur, ce mouvement social est le plus important en France depuis Mai 1968.

Les trois grandes manifestations ainsi que les « veillées » se sont déroulées dans une atmosphère pacifique et familiale ; elles n’ont occasionné aucune dégradation de biens privés ou de mobilier urbain. Le gouvernement a répondu à ce mouvement de façon inacceptable dans une démocratie, comme s’il s’agissait d’un mouvement violent. Il a menacé de l'interdire, il le réprime par l'usage abusif de gaz lacrymogènes contre la foule, par des violences policières, des arrestations et des détentions arbitraires par centaines.

Ainsi, entre autres faits, du 24 au 26 mai, environ 350 personnes ont été interpellées et détenues en garde à vue jusqu'à trois jours durant. Sur ces 350 personnes, sept seulement ont été condamnées, et très légèrement. Les autres arrestations étaient arbitraires et visaient à stopper le mouvement social, en violation des libertés fondamentales d’expression et de manifestation.

En plus de ces 350 arrestations, des centaines d'autres personnes ont été arrêtées et retenues pendant plusieurs heures au prétexte de contrôles d'identités. Souvent, elles ont été arrêtées « au faciès », parce qu'elles portaient un vêtement marqué du symbole du mouvement.

A aucun moment, la légalité de ces arrestations n'a été contrôlée par un magistrat indépendant, ce qui démontre un dysfonctionnement grave et structurel des procédures de contrôles d'identités et de gardes à vues qui sont employées comme des sanctions infligées arbitrairement, sans jugement.

Les identités et empreintes des manifestants arrêtés sont à présent conservées par la police, en violation de leurs droits, comme cela a été jugé par la Cour européenne des droits de l’homme dans un arrêt M. K. contre France du 18 avril 2013 (19522/09). L’ECLJ demande en conséquence que les noms des personnes interpellées et non poursuivies soient effacés des fichiers.

Alors que nous écrivons ces lignes, l’ECLJ partage l’inquiétude de très nombreuses personnes suite à la condamnation de Nicolas Bernard-Buss. Etudiant parisien de 23 ans, il a été arrêté dimanche 16 juin sur l'avenue des Champs-Elysées à Paris après une manifestation non violente. Poursuivi pour rébellion lors de son arrestation, il a été condamné mercredi 19 juin à quatre mois de prison dont deux ferme et immédiatement incarcéré à la prison de Fleury-Mérogis. Il a été mis à l’isolement. Pourtant, aucun acte de violence contre les personnes ou les biens ne lui est reproché par les juges.

Ces pratiques doivent cesser, être dénoncées et condamnées.

Ce rapport va être remis aux organes compétents du Conseil de l’Europe et des Nations-Unies à Genève. Il viendra documenter les diverses procédures actuellement initiées auprès de ces instances par des victimes, des élus et des ONG. Le cas échéant, il sera actualisé.

La parole est aux victimes.

Grégor Puppinck,

Directeur de l’ECLJ

EUROPEAN CENTRE FOR LAW AND JUSTICE

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Témoignages de répressions policières lors des « manifs pour tous »


European Centre for Law and Justice
4, Quai Koch - 67000 Strasbourg, France
Phone : 33 (0)3 88 24 94 40 - Fax : 33 (0)3 88 24 94 47 http://www.eclj.org

Les différents témoignages du rapport sont explicités sur les liens suivants :

Sources : site de l'agence Zenit

Rapport en pdf sur le site NDF

jeudi 9 août 2012

9 août : sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix (Edith Stein)


En ce jour, le 9 août, nous fêtons sainte Thérèse-Bénédicte de la Croix, religieuse carmélite, Edith Stein dans le monde.

Edith Stein est née dans une famille juive le 12 octobre 1891. D'excellente formation philosophique, elle entama une carrière universitaire. En 1921, la lecture de sainte Thérèse d'Avila la décida d'entrer dans l'Eglise catholique. Elle entra au Carmel en 1933 et y prit le nom de Thérèse Bénédicte de la Croix, alors que le nazisme était en train de monter. Le 9 août 1942, Edith Stein est morte dans les chambres à gaz d’Auschwitz, à la fois victime de la Shoah et témoin du Christ. Elle a été canonisée par le pape Jean-Paul II le 11 octobre 1998.

« Dieu est la vérité. Qui cherche la vérité, cherche Dieu, qu’il en soit conscient ou non. »

« Je crois ... que plus on se sent attiré par Dieu et plus on doit "sortir de soi-même", dans le sens de se tourner vers le monde pour lui porter une raison divine de vivre.»


Sources : site du Carmel en France et site Nominis

mercredi 15 février 2012

14 février - ZENIT - Fête des saints co-patrons de l'Europe, Cyrille et Méthode



ZENIT - Fête des saints co-patrons de l'Europe, Cyrille et Méthode

Le 14 février, c'est la saint Valentin mais aussi la fête de saint Cyrille et saint Méthode. Mon épouse et moi sommes allés voir la tombe de saint Cyrille dans la crypte de la basilique Saint-Clément à Rome en 2009. C'est à Saint-Clément que le cardinal Franc Rodé a présidé une messe pour cette solennité en 2012.
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dimanche 11 juillet 2010

11 juillet : fête de saint Benoît de Nursie (+ 547)


Nous fêtons aujourd'hui saint Benoît de Nursie, déclaré saint patron de l'Europe par Paul VI en 1964. C'est en référence à saint Benoît et à Benoît XV que le pape Benoît XVI a choisi ce prénom de règne. Ce dernier a consacré un enseignement sur saint Benoît de Nursie lors de l'audience générale du 9 avril 2008.

Benoît de Nursie (né vers 480 ou 490 - †547), reconnu saint par les catholiques et les orthodoxes, est le fondateur de l'ordre bénédictin et a largement inspiré le monachisme occidental ultérieur.

Il est considéré par les catholiques et les orthodoxes comme le patriarche des moines d'Occident, à cause de sa Règle qui a eu un impact majeur sur le monachisme occidental et même sur la civilisation européenne médiévale.

Il est vénéré deux fois dans l'année en Occident, le 11 juillet (fête), date anniversaire de la translation de ses reliques à l'abbaye de Fleury (appelée aussi Saint-Benoît-sur-Loire), et le 21 mars (mémoire), anniversaire de sa mort, et le 14 mars en Orient.

Lorsque le calendrier romain fut fortement transformé par le pape Paul VI dans les années 1970, c'est la date du 11 juillet qui a été retenue.



Prière de Jean-Paul II en l'honneur de saint Benoît



O saint Patriarche, nous vous invoquons : levez vos bras paternels largement ouverts vers la Très Sainte Trinité et priez pour le monde, pour l'Eglise, et particulièrement pour l'Europe, pour votre Europe dont vous êtes le patron céleste : pour que celle-ci n'oublie pas, ne refuse pas, ne rejette pas l'extraordinaire trésor de la foi chrétienne qui, pendant des siècles a animé et fécondé l'histoire et le progrès moral, civil, culturel, artistique de ses différentes nations ; que, par la vertu de sa matrice chrétienne, elle soit porteuse et génératrice d'unité et de paix parmi les peuples du continent et ceux du monde entier ; qu'elle garantisse à tous ses citoyens la sérénité, la paix, le travail, la sécurité, les droits fondamentaux, comme ceux qui concernent la religion, la vie de famille, le mariage.



Sources : Wikipedia, Zenit et site missel.free
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