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samedi 16 mai 2015

Fête de Mgr Vladimir Ghika


Statue de Mgr Vladimir Ghika, à côté de l'entrée du musée national d'art de Bucarest (photo que j'ai prise en août 2011)


Aujourd'hui, 16 mai, ce n'est pas seulement la fête de saint Honoré, le patron des boulangers, mais aussi celle de Mgr Vladimir Ghika, bienheureux et martyr. Il est en effet décédé le 16 mai 1954 à la prison de Jilava, près de Bucarest.

Une notice lui est consacrée sur le site Nominis.

vendredi 28 février 2014

Bienheureux Daniel Brottier 1876 – 1936



Nous fêtons en ce 28 février le bienheureux Daniel Brottier.

Jeune missionnaire spiritain, Daniel Brottier rêve de donner sa vie pour l’Église d’Afrique. On l’envoie à Saint-Louis du Sénégal. Mais sa santé est fragile. On le rapatrie en France. Il se consacre au financement d’un projet de construction d’une cathédrale à Dakar : le Souvenir Africain.

Voici la guerre de 1914. On le voit alors se dévouer comme aumônier des tranchées, risquant mille fois la mort, mystérieusement protégé. Après la guerre, l’évêque de Dakar lui avoue qu’il l’a confié à la protection de la petite sœur Thérèse de l’Enfant Jésus. Daniel avouera : « Je me mis alors à la disposition de Thérèse, pour le moment que voudrait m’indiquer la Providence ».

En 1923, il se voit confier l’œuvre des Orphelins Apprentis d’Auteuil, à laquelle il donne une impulsion nouvelle, et qu’il place sous la protection de Thérèse. La chapelle de l’œuvre est la première dédiée à la petite sainte, l’année même de sa béatification.

Daniel Brottier meurt d’épuisement en 1936, un mois après la consécration de la cathédrale du Souvenir Africain.

Jean-Paul II le béatifie en 1984.

Repères historiques :

07 septembre 1876 : Naissance de Daniel Brottier à La Ferté-Saint-Cyr

Janvier 1890 : Confirmation au petit séminaire de Blois

Décembre 1892 : Prise de soutane

Novembre 1896 - Septembre 1897 : Service militaire - sert en qualité de « Cycliste du Colonel »

1897 - 1902 : Surveillant puis professeur au collège de Pont-Levoy

22 Octobre 1899 : Ordination à Blois

Septembre 1902 : Entrée au noviciat des pères du Saint-Esprit à Orly-Grignon

Septembre 1903 : Profession Religieuse

De 1903 à 1906 : Vicaire à Saint-Louis du Sénégal

Août 1906 - Janvier 1907 : Repos en Suisse puis en France

Septembre 1906 : Vœux de 5 ans (Fribourg)

Janvier 1907 - juin 1911 : Retour à Saint Louis du Sénégal

Juin 1911 - Août 1914 : A Paris, démarre la levée des fonds pour construire la cathédrale de Dakar (Souvenir Africain).

Août 1914 - Mai 1919 : Aux armées – aumônier volontaire – recevra 6 citations 

Croix de la Légion d'honneur : 5 mai 1916

Médaille militaire

Officier de la Légion d'honneur : 12 novembre 1932

Mai 1919 : Vœux perpétuels

Juin 1919 - 21 novembre 1923 : reprend l’œuvre du Souvenir Africain.

Novembre 1923 – 28 Février 1936 : Directeur général des Orphelins Apprentis d’Auteuil

28 février 1936 : Décès du père à l'hôpital Saint-Joseph à Paris

03 Mars 1936 : Messe d'enterrement

05 Avril 1936 : Inhumation dans la chapelle Sainte-Thérèse-de-l'Enfant-Jésus à Auteuil

25 Novembre 1984 : Béatification par le pape Jean-Paul II

Sources : site de l'Eglise catholique à Paris et site des Apprentis d'Auteuil

samedi 8 février 2014

Bienheureuse Jacqueline de Septisoles : 8 février



Nous fêtons aujourd'hui la bienheureuse Jacqueline de Septisoles, disciple de saint François d'Assise et décédée en 1274. Elle est fêtée le 8 février.

Elle est connue du fait d'une anecdote. Cette amie de saint François d'Assise s'appelait Jacomina de Settesoli et était veuve de Gratien Frangipani. Elle a donné son nom à la délicieuse frangipane, crème d'amande qu'elle confectionnait pour saint François quand il venait la voir à Rome. Cette même frangipane est utilisée dans les galette des rois, au moins traditionnellement dans le nord de la France (dans le sud la brioche des rois est plus traditionnelle).

La bienheureuse Jacqueline a été inhumée dans la basilique Saint-François à Assise, que j'ai eu l'occasion de visiter il y a 2 ans.



Source : site Nominis.

dimanche 1 décembre 2013

Bienheureux Charles de Foucauld, ermite, prêtre, missionnaire (+ 1916)



Nous fêtons aujourd'hui Charles de Foucauld, qui a été béatifié le 13 novembre 2005. Officier à la vie dissolue et scandaleuse, il se convertit à Paris. Il se fait moine puis ermite à Nazareth et enfin au Sahara. Sa vie magnifique a suscité de nombreuses familles religieuses.


"Charles de Foucauld a eu une influence notable sur la spiritualité du XXe siècle et il reste, en ce début du troisième millénaire, une référence féconde, une invitation à un style de vie radicalement évangélique, et cela au-delà même de ceux qui appartiennent aux différents groupements dont sa famille spirituelle, nombreuse et diversifiée, est formée.

Accueillir l'Évangile dans toute sa simplicité, évangéliser sans vouloir imposer, témoigner de Jésus dans le respect des autres expériences religieuses, réaffirmer le primat de la charité vécue dans la fraternité, voilà quelques-uns seulement des aspects les plus importants d'un précieux héritage qui nous incite à faire que notre vie consiste, comme celle du bienheureux Charles, à 'crier l'Évangile sur les toits… [à] crier que nous sommes à Jésus'" (source: site du Vatican, homélie de la messe de béatification)


Charles de Foucauld (Frère Charles de Jésus) naquit à Strasbourg, en France, le 15 septembre 1858. Orphelin à six ans, il fut élevé, avec sa soeur Marie, par son grand-père, dont il suivit les déplacements dus à sa carrière militaire.

Adolescent, il s'éloigna de la foi. Connu pour son goût de la vie facile, il révéla cependant une volonté forte et constante dans les difficultés. Il entreprit une périlleuse exploration au Maroc (1883-1884). Le témoignage de la foi des musulmans réveilla en lui la question de Dieu:  "Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse".

De retour en France, touché par l'accueil affectueux et discret de sa famille profondément chrétienne, il se mit en quête. Guidé par un prêtre, l'abbé Huvelin, il retrouva Dieu en octobre 1886. Il avait 28 ans. "Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui".

Un pèlerinage en Terre Sainte lui révéla sa vocation:  suivre Jésus dans sa vie de Nazareth. Il passa sept années à la Trappe, d'abord à Notre-Dame des Neiges, puis à Akbès, en Syrie. Il vécut ensuite seul dans la prière et l'adoration près des Clarisses de Nazareth.

Ordonné prêtre à 43 ans (1901), il partit au Sahara, d'abord à Beni-Abbès, puis à Tamanrasset parmi les Touaregs du Hoggar. Il voulait rejoindre ceux qui étaient le plus loin, "les plus délaissés, les plus abandonnés". Il voulait que chacun de ceux qui l'approchaient le considère comme un frère, "le frère universel". Il voulait "crier l'Évangile par toute sa vie" dans un grand respect de la culture et de la foi de ceux au milieu desquels il vivait. "Je voudrais être assez bon pour qu'on dise:  Si tel est le serviteur, comment donc est le Maître?".

Le soir du 1er décembre 1916, il fut tué par une bande qui avait encerclé sa maison.

Il avait toujours rêvé de partager sa vocation avec d'autres:  après avoir écrit plusieurs règles religieuses, il pensa que cette "vie de Nazareth" pouvait être vécue partout et par tous. Aujourd'hui, la "famille spirituelle de Charles de Foucauld" comprend plusieurs associations de fidèles, des communautés religieuses et des instituts séculiers de laïcs ou de prêtres.


Il a laissé le texte d'une prière magnifique à Dieu notre Père.


Mon Père, 

Je m’abandonne à toi, 
fais de moi ce qu’il te plaira. 
Quoi que tu fasses de moi, 
je te remercie. 
Je suis prêt à tout, j’accepte tout. 
Pourvu que ta volonté se fasse en moi, 
en toutes tes créatures, 
je ne désire rien d’autre, mon Dieu. 
Je remets mon âme entre tes mains. 
Je te la donne, mon Dieu, 
avec tout l’amour de mon cœur, 
parce que je t’aime, 
et que ce m’est un besoin d’amour 
de me donner, 
de me remettre entre tes mains sans mesure, 
avec une infinie confiance 
car tu es mon Père. 


Charles de Foucauld


Sources : site Nominis et site du Vatican

mercredi 5 septembre 2012

5 septembre : la bienheureuse mère Teresa de Calcutta




Le 5 septembre 1997, il y a exactement 15 ans, mère Teresa "est entrée dans la vie", selon l'expression célèbre de sainte Thérèse de Lisieux.

Mère Teresa a été très marquée par l'expérience du 10 septembre 1946. Elle affirma avoir expérimenté la « soif de Dieu » comme étant les « profondeurs du désir divin infini d'aimer et d'être aimé ». Elle conçut alors sa vocation comme réponse à cette soif de Dieu, aimant les pauvres dans lesquels elle voit Dieu :« Pour moi, ils sont tous le Christ - Le Christ dans un déguisement désolant ». Elle a explicité cette « soif de Jésus » dans la lettre dite de « Varanasi » écrite aux missionnaires de la Charité, le 25 mars 1993, dans laquelle elle affirma « Si vous devez retenir quelque chose de la lettre de Mère, retenez ceci: « J'ai soif » est bien plus profond que Jésus vous disant « Je vous aime ». Tant que vous ne savez pas au plus profond de vous que Jésus a soif de vous, vous ne pouvez pas savoir qui il veut être pour vous. Ou qui il veut que vous soyez pour lui ». Mère Teresa poursuivait « Jésus a soif, même maintenant, dans votre cœur et dans les pauvres, il connaît votre faiblesse. Il veut seulement votre amour, il veut seulement la chance de vous aimer ».




C'était une femme extraordinaire, qui a connu une "nuit de la foi", se plaçant ainsi dans la tradition spirituelle des grands mystiques carmélitains que furent sainte Thérèse d'Avila, saint Jean de la Croix et sainte Thérèse de Liseux.

Le fruit du silence est la prière.
Le fruit de la prière est la foi.
Le fruit de la foi est l'amour.
Le fruit de l'amour est le service.
Le fruit du service est la paix.

Mère Teresa, Un Chemin tout simple

Source : Wikipedia

dimanche 19 décembre 2010

Bienheureux Urbain V, pape à Avignon (+ 1370)


Ce fut un pape français, à Avignon, et le seul des papes d'Avignon à avoir été béatifié.

Guillaume Grimoard, abbé de Saint-Victor de Marseille, fut élu pape en 1362. Il a été choisi hors du Sacré Collège. Il jouissait d'une réputation irréprochable, voire était considéré par beaucoup comme un saint homme. De famille noble originaire de Lozère (il est né en 1310 à Grizac), Guillaume fut un brillant serviteur de l'Eglise, il a entreprit pour Clément VI et Innocent VI des missions délicates en Italie. Il choisit le nom d'Urbain V, en référence à la ville de Rome (Urbs est le surnom de Rome, il signifie "la Ville" en latin).

Auparavant, il vint à Montpellier, y enseigna et devint un spécialiste renommé du droit. Il fut reçu docteur en 1342. Il se trouvait toujours dans cette ville lorsque se propagea la terrible peste noire de 1348.

Plus tard, il fut nommé prieur au diocèse d'Auxerre. Le 13 février 1352, le pape Clément VI le plaça à la tête de l’abbaye Saint-Germain d'Auxerre puis Innocent VI le nomma abbé de Saint-Victor, la prestigieuse abbaye marseillaise, le 2 février 1361, après le décès d'Étienne de Clapier. Dans toutes ses charges, il était dit « moult sainct homme et de belle vie, grand clerc et qui moult avait travaillé pour l’Église ».

Après son élection, le pape s'attela à la lourde tâche de réformer les moeurs de l'Eglise. La reine de Naples et le roi de France Jean lui demandèrent conseil et assistance. Il tenta de mettre en place avec ce dernier une croisade, avortée à la mort du roi.

Le pape Urbain V voulut débarrasser la Provence des Grandes Compagnies. Il parvint à les envoyer se battre en Espagne, mais dut acquitter à leur chef Bertrand du Guesclin une somme considérable.

 En septembre 1366, Urbain V décidait de revenir à Rome, au grand regret des Français et des Avignonnais. Il quitta Avignon le 30 avril 1367 et entra dans Rome en liesse le 16 octobre suivant. La joie du retour dura peu de temps. Les cardinaux français et italiens se déchirèrent, l'insécurité se propagea, Pérouse se révolta, Bernabo Visconti de Milan pilla la Toscane. Urbain V, isolé dans Rome, décida de retourner à Avignon en septembre 1370. Il mourut le 19 décembre de la même année dans le petit palais.

Durant son pontificat, l'oeuvre et le caractère d'Urbain V ont fait l'unanimité. Son courageux retour à Rome fut avorté mais le retour du souverain pontife dans la ville éternelle ne fut plus qu'une question de temps.

Sources : site horizon-provence.com et Wikipedia
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