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lundi 11 mars 2013

Il n’avait plus visage humain… Mot de Mgr Cattenoz




"En ce début de carême, j’ai mal pour mon pour mon pays : je le vois s’enfoncer dans une spirale d’horreur où, après avoir présenté le mariage pour tous comme une avancée sociale, nos gouvernants s’apprêtent à faire voter une loi sur la famille avec un droit à l’enfant qui l’emportera sur le droit des enfants. Une mère porteuse donnera la vie à un enfant et dès sa naissance il sera donné ou « vendu » à un « couple d’hommes ». Personne ne s’intéresse au traumatisme que cela représentera pour l’enfant de se voir séparer de SA mère pour être élevé par deux « papas ». Ensuite, ne vous y trompez pas, tout est programmé, il y aura l’euthanasie ou plus exactement pour ne pas froisser les consciences délicates, « le droit à mourir dans la dignité ». Comme autrefois pour le droit à l’avortement, on modifie le vocabulaire « pour en cacher la véritable nature et en atténuer la gravité dans l’opinion », « mais aucune parole ne réussit à changer la réalité des choses : l’avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d’un être humain dans la phase initiale de son existence » (Le Bienheureux Jean-Paul II, l’Évangile de la vie, n°58). Il en sera de même pour l’euthanasie qui nous rappelle de tristes souvenirs. Il restera à voter le droit à l’eugénisme qui nous permettra de nous débarrasser de tout enfant chez qui apparaîtrait un handicap trop lourd et pour la famille et pour la société.

En ce début de carême, j’ai mal pour mon pays : je le vois s’enfoncer dans une crise économique sans précédent, des usines ferment par centaines, plus de mille au jour d’aujourd’hui depuis seulement quatre ans. Des dizaines de milliers de personnes perdent leur emploi du fait de ces fermetures sans compter tous les emplois induis chez les sous-traitants. ArcelorMittal, Goodyear, Petit-Couronne, et la liste s’allonge de semaine en semaine. Chaque jour dans ma prière, je porte tous ces hommes et ces femmes qui se retrouvent au chômage et souvent n’osent même pas l’annoncer à la maison car ils mesurent la catastrophe que cela représente. La soupe de l’amitié, l’accueil de jour du Secours Catholique, du Secours populaire ou des Restos du cœur, autant de structures qui n’arrivent plus à faire face à l’impossible. Les subventions de l’État ou de l’Europe sont en chute libre et des familles entières s’enfoncent dans la misère et la précarité. Pendant ce temps, d’autres vont s’installer en Belgique ou ailleurs pour sauvegarder leur patrimoine. Allez comprendre !

Face à tous ces drames, Il n’a plus figure humaine, il ressemble à une loque humaine, comme un agneau qu’on mène à l’abattoir, il n’ouvre pas la bouche. Pourtant il prenait sur lui nos maladies, il se chargeait de nos infirmités. « Il était méprisé, abandonné de tous, homme de douleur, familier de la souffrance, semblable au lépreux dont on se détourne. Pourtant c’était nos souffrances qu’ils portait, nos douleurs dont il s’était chargé » (Is 53,3-4).

Je ne peux quitter des yeux sa croix. Avec le disciple bien-aimé, je reste là à regarder. Je l’entends dans un dernier sursaut s’écrier : « J’ai soif ! ». Oui, il a soif d’un monde nouveau, il a soif d’une humanité enfin réconciliée avec elle-même, il a soif de laisser déborder sur le monde les sources de l’amour, les sources de la vie. Elles vont couler de son côté transpercé, enfin il va pouvoir donner, répandre l’Esprit, mais allons-nous l’accueillir ?

Mystérieusement, au moment même où les disciples ont tous disparu, où la foule, les soldats, les grands prêtres, tous se déchaînent contre lui pour crier à Pilate : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! Libère-nous Barabbas ! », Lui, le Fils du Père donne sa vie pour que nous tous, nous puissions retrouver notre dignité d’enfant bien-aimé du Père.

Pendant ce temps de carême, je voudrais pouvoir rester à contempler le crucifié pour lui dire : « Aie pitié du pécheur que je suis ! » Alors, je pourrai l’entendre me dire comme au bon larron : « Aujourd’hui même, tu seras avec moi en paradis ! »

Bon carême à tous."

+ Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon

Source: site du diocèse d'Avignon

lundi 23 janvier 2012

Sainte Émérentienne, Vierge et martyre romaine (+ 23 janvier 304)




Sainte Emérentienne est un martyre romaine du IVe siècle, sa tombe se trouvait près de la basilique Sainte-Agnès-hors-les-murs. La légende associe les noms des deux saintes puisque Émérentienne aurait été la sœur de lait de sainte Agnès. Elle mourut lapidée alors qu’elle priait sur la tombe de cette dernière. Elle serait décédée le 23 janvier 304 à Rome (soit le jour qui suit le martyr de saint Vincent à Saragosse), pendant la persécution de Dioclétien.

Dans la seconde moitié du XXe siècle, le Père Carme Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus, étonné de recevoir de grandes grâces le 23 janvier de chaque année, attribue à la petite Emérentienne ces cadeaux reçus du ciel, et en fait la seconde patronne (après Marie) de son institut séculier Notre-Dame de Vie.

Source : Martyrs et saints

lundi 19 décembre 2011

Le père Marie-Eugène de l'Enfant Jésus déclaré Vénérable !



En ce 19 décembre 2011, le Pape Benoît XVI a proclamé l’héroïcité des vertus du père Marie-Eugène de l’Enfant-Jésus.

Henri Grialou, plus connu sous son nom de religion Marie-Eugène de l'Enfant-Jésus, né le 2 décembre 1894 au Gua en Aveyron et mort le 27 mars 1967 à Venasque dans le Vaucluse, est un religieux de l'Ordre du Carmel, fondateur de l'Institut Notre-Dame de Vie et auteur de la somme spirituelle et théologique qu’est « Je veux voir Dieu ». Cette décision constitue un pas important vers sa béatification.

Sources : Institut Notre Dame de Vie, Wikipedia et l'Agence Zenit
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dimanche 19 décembre 2010

Bienheureux Urbain V, pape à Avignon (+ 1370)


Ce fut un pape français, à Avignon, et le seul des papes d'Avignon à avoir été béatifié.

Guillaume Grimoard, abbé de Saint-Victor de Marseille, fut élu pape en 1362. Il a été choisi hors du Sacré Collège. Il jouissait d'une réputation irréprochable, voire était considéré par beaucoup comme un saint homme. De famille noble originaire de Lozère (il est né en 1310 à Grizac), Guillaume fut un brillant serviteur de l'Eglise, il a entreprit pour Clément VI et Innocent VI des missions délicates en Italie. Il choisit le nom d'Urbain V, en référence à la ville de Rome (Urbs est le surnom de Rome, il signifie "la Ville" en latin).

Auparavant, il vint à Montpellier, y enseigna et devint un spécialiste renommé du droit. Il fut reçu docteur en 1342. Il se trouvait toujours dans cette ville lorsque se propagea la terrible peste noire de 1348.

Plus tard, il fut nommé prieur au diocèse d'Auxerre. Le 13 février 1352, le pape Clément VI le plaça à la tête de l’abbaye Saint-Germain d'Auxerre puis Innocent VI le nomma abbé de Saint-Victor, la prestigieuse abbaye marseillaise, le 2 février 1361, après le décès d'Étienne de Clapier. Dans toutes ses charges, il était dit « moult sainct homme et de belle vie, grand clerc et qui moult avait travaillé pour l’Église ».

Après son élection, le pape s'attela à la lourde tâche de réformer les moeurs de l'Eglise. La reine de Naples et le roi de France Jean lui demandèrent conseil et assistance. Il tenta de mettre en place avec ce dernier une croisade, avortée à la mort du roi.

Le pape Urbain V voulut débarrasser la Provence des Grandes Compagnies. Il parvint à les envoyer se battre en Espagne, mais dut acquitter à leur chef Bertrand du Guesclin une somme considérable.

 En septembre 1366, Urbain V décidait de revenir à Rome, au grand regret des Français et des Avignonnais. Il quitta Avignon le 30 avril 1367 et entra dans Rome en liesse le 16 octobre suivant. La joie du retour dura peu de temps. Les cardinaux français et italiens se déchirèrent, l'insécurité se propagea, Pérouse se révolta, Bernabo Visconti de Milan pilla la Toscane. Urbain V, isolé dans Rome, décida de retourner à Avignon en septembre 1370. Il mourut le 19 décembre de la même année dans le petit palais.

Durant son pontificat, l'oeuvre et le caractère d'Urbain V ont fait l'unanimité. Son courageux retour à Rome fut avorté mais le retour du souverain pontife dans la ville éternelle ne fut plus qu'une question de temps.

Sources : site horizon-provence.com et Wikipedia
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