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dimanche 13 mars 2016

Prière du matin (en ce 5ème dimanche de carême)

Jésus et la femme adultère, tableau de Nicolas Poussin.


Seigneur, fais que nous éprouvions en ce jour la joie de ta miséricorde. Rétablis en nous notre véritable nature : qu’aucun péché, le nôtre ou celui d’autrui, ne nous scandalise au point de nous empêcher de vivre proches de toi ou proches de nos frères les hommes. Au milieu des mesquineries qui étouffent notre vie quotidienne, accorde-nous de pouvoir vivre le pardon, de sorte que ceux qui ne te connaissent pas se sentent attirés par cette nouveauté, si humaine, si génératrice de vie, qu’elle ne peut avoir sa source qu’en toi seul, qui es si grand.

Aujourd'hui dans les lectures, c'est le magnifique évangile de la femme adultère (Jn 8, 1-11): « Moi non plus, je ne te condamne pas. Va, et désormais ne pèche plus. »

Source : missel Kephas.

mercredi 18 février 2015

Message de carême 2015 : non à la mondialisation de l'indifférence !


Photo trouvée sur www.cath.ch


Nous entrons aujourd'hui, mercredi des Cendres, dans le carême. Cela va nous mener jusqu'à Pâques, le 5 avril prochain. Le pape François a préparé, il y a déjà plusieurs mois, le message de ce carême. Il a été daté du 4 octobre 2014, fête de saint François d'Assise. Ceci permet au pape d'insister sur la charité entre frères.

Le message est intitulé "Tenez ferme (Jc 5, 8)", citation de la lettre de saint Jacques qui se continue ainsi : "tenez ferme car la venue du Seigneur est proche". Le thème abordé par le pape est celui de "la mondialisation de l'indifférence".

Le pape nous dit : "L’indifférence envers son prochain et envers Dieu est une tentation réelle même pour nous, chrétiens". Dieu n'est pas indifférent : "Dans l’incarnation, dans la vie terrestre, dans la mort et la résurrection du Fils de Dieu, la porte entre Dieu et l’homme, entre ciel et terre, s’ouvre définitivement". Mais le monde réagit différemment : "le monde tend à s’enfermer sur lui-même et à fermer cette porte par laquelle Dieu entre dans le monde et le monde en lui".

Pour le pape le renouveau passe par 3 pistes : l'Eglise dans son entier, les paroisses (et les communautés) et chaque fidèle.

Pour l'Eglise, le pape s'appuie sur une citation de saint Paul : " Si un seul membre souffre, tous les membres partagent sa souffrance (1Co 12, 26)". Il considère qu'en Eglise, "celui qui est du Christ appartient à un seul corps et en lui personne n’est indifférent à l’autre". Mais cette sollicitude va au-delà des limites de l'Eglise : "nous pouvons faire quelque chose aussi pour ceux qui sont loin, pour ceux que nous ne pourrions jamais rejoindre par nos propres forces, parce que nous prions Dieu avec eux et pour eux afin que nous nous ouvrions tous à son œuvre de salut".

Dans les paroisses et les communautés ("Où est ton frère ? (Gn 4, 9)"), le pape appelle à "dépasser les frontières de l’Église visible dans deux directions : d'une part "en nous unissant à l’Église du ciel dans la prière", de façon à atteindre la "communion dans laquelle l’indifférence est vaincue par l’amour" (j'ai apprécié la référence à sainte Thérèse de Lisieux), d'autre part en appelant à "franchir le seuil qui la met en relation avec la société qui l’entoure, avec les pauvres et ceux qui sont loin". Il a cette belle image "des îles de miséricorde au milieu de la mer de l’indifférence".

Et pour chaque fidèle ("Tenez ferme (Jc 5, 8)"), pour lutter contre la tentation de l'indifférence, "nous pouvons prier dans la communion de l’Église terrestre et céleste" et "aider par des gestes de charité, rejoignant aussi bien ceux qui sont proches que ceux qui sont loin, grâce aux nombreux organismes de charité de l’Église".

Mais le pape François va plus loin : il nous faut "résister à la tentation diabolique qui nous fait croire que nous pouvons nous sauver et sauver le monde tout seuls". Ceci me rappelle le message de carême du pape Benoit XVI en 2010. Et il cite explicitement Benoit XVI pour nous appeler à "vivre ce temps de Carême comme un parcours de formation du cœur" (cf. Lett. Enc. Deus caritas est, n. 31). Enfin, il appelle chaque fidèle à nous tourner vers le Sacré Cœur de Jésus (« Rends notre cœur semblable au tien »), de cette façon "nous aurons un cœur fort et miséricordieux, vigilant et généreux, qui ne se laisse pas enfermer en lui-même et qui ne tombe pas dans le vertige de la mondialisation de l’indifférence".

Source : site du Vatican

dimanche 13 avril 2014

Gloire à toi Seigneur notre chef et notre roi



Nous fêtons aujourd'hui les Rameaux, c'est-à-dire la célébration de l'entrée de Jésus à Jérusalem et également sa Passion. Cette fête marque l'entrée dans la semaine sainte.

Plus de précision dans cet article plus ancien.

jeudi 6 mars 2014

Le mal peut être surmonté, l'homme peut être guéri



En ce début de carême, il me semble important de rappeler un enseignement du pape Benoît XVI sur le péché originel, donné le 3 décembre 2008, alors au début de l'Avent. Le cœur de cet enseignement est le suivant : "Le mal ne vient pas de la source de l'être lui-même, il n'est pas également originel. Le mal vient d'une liberté créée, d'une liberté dont on a abusé".

Cet enseignement est une méditation sur un passage de la Lettre de saint Paul aux Romains (Rm 5, 12-21), dans laquelle l'apôtre des nations "remet à l'Eglise les lignes essentielles de la doctrine sur le péché originel". En se basant sur saint Paul, Benoît XVI dit : "Nous ne devrions donc jamais traiter du péché d'Adam et de l'humanité en le détachant du contexte du salut".

A la question du monde moderne, "Le péché originel existe-il donc ou non?", Benoît XVI dit que, pour pouvoir répondre, il faut "distinguer deux aspects de la doctrine sur le péché originel": un aspect empirique et un aspect mystérique.

Pour l'aspect empirique, nous ressentons clairement une contradiction dans notre être. "Cette contradiction intérieure de notre être n'est pas une théorie. [...] Il suffit de penser aux nouvelles quotidiennes sur les injustices, la violence, le mensonge, la luxure. Nous le voyons chaque jour:  c'est un fait".

L'aspect mystérique est dans la réponse à la question : "comment ce mal s'explique-t-il?" En dehors de la foi chrétienne, il existe un système principal d'explication: "dans cette conception, la vision de l'être est moniste, on suppose que l'être comme tel porte dès le début en lui le mal et le bien" [...] "un mélange de bien et de mal qui, selon cette théorie, appartiendrait à l'étoffe même de l'être". [...] "Cette pensée moderne peut, à la fin, ne créer que la tristesse et le cynisme".

Tout autre est la réponse chrétienne : " la foi nous dit qu'il n'y a pas deux principes, un bon et un mauvais, mais il y a un seul principe, le Dieu créateur, et ce principe est bon, seulement bon, sans ombre de mal". [...] "Le mal ne vient pas de la source de l'être lui-même, il n'est pas également originel. Le mal vient d'une liberté créée, d'une liberté dont on a abusé".

Benoît XVI précise alors : "Le mal vient d'une source subordonnée. Dieu avec sa lumière est plus fort. Et c'est pourquoi le mal peut être surmonté. C'est pourquoi la créature, l'homme peut être guéri" [...] "l'homme non seulement peut être guéri, mais il est guéri de fait. Dieu a introduit la guérison. Il est entré en personne dans l'histoire". Benoît XVI conclut que Jésus Christ est au milieu de nous, la lumière resplendit déjà, même si la nuit obscure du mal est encore forte.

Cela donne tout son sens et sa force au précepte du pape François dans son message de carême de cette année : "le chrétien est appelé à porter en tout lieu cette annonce libératrice selon laquelle le pardon pour le mal commis existe".

Source : site du Vatican

mercredi 5 mars 2014

Message de carême du pape François



Le message de carême de 2014 du pape François est intitulé : "Il s'est fait pauvre pour nous enrichir par sa pauvreté" (cf. 2 Cor 8,9).

Un point important de son message est de faire la distinction entre pauvreté et misère. Cette distinction avait déjà été faite par Charles Péguy dans le texte "De Jean Coste". Pour le pape François : "La misère ne coïncide pas avec la pauvreté ; la misère est la pauvreté sans confiance, sans solidarité, sans espérance".

Mais le pape va plus loin encore ; il distingue entre 3 types de misère : "Nous pouvons distinguer trois types de misère : la misère matérielle, la misère morale et la misère spirituelle".

Il ne néglige pas la misère matérielle, loin de là : "... il est nécessaire que les consciences se convertissent à la justice, à l’égalité, à la sobriété et au partage". Mais il rappelle : "La misère morale n’est pas moins préoccupante. Elle consiste à se rendre esclave du vice et du péché". Et il remarque : "Cette forme de misère qui est aussi cause de ruine économique, se rattache toujours à la misère spirituelle qui nous frappe, lorsque nous nous éloignons de Dieu et refusons son amour".

Donc il en vient à ce précepte essentiel : "L’Évangile est l’antidote véritable contre la misère spirituelle : le chrétien est appelé à porter en tout lieu cette annonce libératrice selon laquelle le pardon pour le mal commis existe, selon laquelle Dieu est plus grand que notre péché et qu’il nous aime gratuitement, toujours, et selon laquelle nous sommes faits pour la communion et pour la vie éternelle". Et il conclut en disant : "Nous ne pourrons le faire que dans la mesure où nous serons conformés au Christ, Lui qui s’est fait pauvre et qui nous a enrichi par sa pauvreté".

En effet, l'idée force de ce message me semble dans ce parallèle fait avec la citation de Léon Bloy, "Il n'y a qu'une tristesse, c'est de n'être pas des saints": "... il n’y a qu’une seule vraie misère, c’est celle de ne pas vivre en enfants de Dieu et en frères du Christ".

Source : site du Vatican

dimanche 2 mars 2014

Citation de Léon Bloy



"Il n'y a qu'une tristesse, c'est de n'être pas des saints."

Léon Bloy (la femme pauvre, 1897)

Source : site proverbes-citations

lundi 11 mars 2013

Il n’avait plus visage humain… Mot de Mgr Cattenoz




"En ce début de carême, j’ai mal pour mon pour mon pays : je le vois s’enfoncer dans une spirale d’horreur où, après avoir présenté le mariage pour tous comme une avancée sociale, nos gouvernants s’apprêtent à faire voter une loi sur la famille avec un droit à l’enfant qui l’emportera sur le droit des enfants. Une mère porteuse donnera la vie à un enfant et dès sa naissance il sera donné ou « vendu » à un « couple d’hommes ». Personne ne s’intéresse au traumatisme que cela représentera pour l’enfant de se voir séparer de SA mère pour être élevé par deux « papas ». Ensuite, ne vous y trompez pas, tout est programmé, il y aura l’euthanasie ou plus exactement pour ne pas froisser les consciences délicates, « le droit à mourir dans la dignité ». Comme autrefois pour le droit à l’avortement, on modifie le vocabulaire « pour en cacher la véritable nature et en atténuer la gravité dans l’opinion », « mais aucune parole ne réussit à changer la réalité des choses : l’avortement provoqué est le meurtre délibéré et direct, quelle que soit la façon dont il est effectué, d’un être humain dans la phase initiale de son existence » (Le Bienheureux Jean-Paul II, l’Évangile de la vie, n°58). Il en sera de même pour l’euthanasie qui nous rappelle de tristes souvenirs. Il restera à voter le droit à l’eugénisme qui nous permettra de nous débarrasser de tout enfant chez qui apparaîtrait un handicap trop lourd et pour la famille et pour la société.

En ce début de carême, j’ai mal pour mon pays : je le vois s’enfoncer dans une crise économique sans précédent, des usines ferment par centaines, plus de mille au jour d’aujourd’hui depuis seulement quatre ans. Des dizaines de milliers de personnes perdent leur emploi du fait de ces fermetures sans compter tous les emplois induis chez les sous-traitants. ArcelorMittal, Goodyear, Petit-Couronne, et la liste s’allonge de semaine en semaine. Chaque jour dans ma prière, je porte tous ces hommes et ces femmes qui se retrouvent au chômage et souvent n’osent même pas l’annoncer à la maison car ils mesurent la catastrophe que cela représente. La soupe de l’amitié, l’accueil de jour du Secours Catholique, du Secours populaire ou des Restos du cœur, autant de structures qui n’arrivent plus à faire face à l’impossible. Les subventions de l’État ou de l’Europe sont en chute libre et des familles entières s’enfoncent dans la misère et la précarité. Pendant ce temps, d’autres vont s’installer en Belgique ou ailleurs pour sauvegarder leur patrimoine. Allez comprendre !

Face à tous ces drames, Il n’a plus figure humaine, il ressemble à une loque humaine, comme un agneau qu’on mène à l’abattoir, il n’ouvre pas la bouche. Pourtant il prenait sur lui nos maladies, il se chargeait de nos infirmités. « Il était méprisé, abandonné de tous, homme de douleur, familier de la souffrance, semblable au lépreux dont on se détourne. Pourtant c’était nos souffrances qu’ils portait, nos douleurs dont il s’était chargé » (Is 53,3-4).

Je ne peux quitter des yeux sa croix. Avec le disciple bien-aimé, je reste là à regarder. Je l’entends dans un dernier sursaut s’écrier : « J’ai soif ! ». Oui, il a soif d’un monde nouveau, il a soif d’une humanité enfin réconciliée avec elle-même, il a soif de laisser déborder sur le monde les sources de l’amour, les sources de la vie. Elles vont couler de son côté transpercé, enfin il va pouvoir donner, répandre l’Esprit, mais allons-nous l’accueillir ?

Mystérieusement, au moment même où les disciples ont tous disparu, où la foule, les soldats, les grands prêtres, tous se déchaînent contre lui pour crier à Pilate : « Crucifie-le ! Crucifie-le ! Libère-nous Barabbas ! », Lui, le Fils du Père donne sa vie pour que nous tous, nous puissions retrouver notre dignité d’enfant bien-aimé du Père.

Pendant ce temps de carême, je voudrais pouvoir rester à contempler le crucifié pour lui dire : « Aie pitié du pécheur que je suis ! » Alors, je pourrai l’entendre me dire comme au bon larron : « Aujourd’hui même, tu seras avec moi en paradis ! »

Bon carême à tous."

+ Jean-Pierre Cattenoz, archevêque d’Avignon

Source: site du diocèse d'Avignon

dimanche 17 février 2013

Conférences de carême



Tous les dimanches du carême, une conférence a lieu au couvent des Carmes de Montpellier, de 18h30 à 19h30. Elles sont consacrées au Credo.

Celle du 17 février a pour thème : « Je crois en Dieu, le Père tout puissant...» par le frère Jean-Fabrice.


Celle du 24 février a pour thème : « Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur...» par le frère Jean-Honoré.

Celle du 3 mars a pour thème : « A été crucifié, est mort et a été enseveli...» par le frère Marie-Dominique.

Celle du 10 mars a pour thème : « Le troisième jour, est ressuscité des morts, est monté aux cieux...» par le frère Jean-Honoré.

Celle du 17 mars a pour thème : « Je crois en l’Esprit Saint, à la sainte Église catholique...» par le frère Moïse.


Source : couvent des Carmes de Montpellier

jeudi 14 février 2013

Message de carême 2013 du pape Benoît XVI




MESSAGE DE SA SAINTETÉ
BENOÎT XVI
POUR LE CARÊME 201
3
Croire dans la charité suscite la charité
« Nous avons reconnu et nous avons cru que l'amour de Dieu est
parmi nous » 
(Jn 4, 16)

Chers frères et sœurs,
la célébration du Carême, dans le contexte de l'Année de la foi, nous offre une occasion précieuse pour méditer sur le rapport entre foi et charité: entre le fait de croire en Dieu, dans le Dieu de Jésus Christ, et l'amour qui est le fruit de l'action de l'Esprit Saint et qui nous guide sur un chemin de consécration à Dieu et aux autres.
1. La foi comme réponse à l'amour de Dieu.
Dans ma première encyclique, j’ai déjà offert certains éléments pour saisir le lien étroit entre ces deux vertus théologales, la foi et la charité. En partant de l'affirmation fondamentale de l'apôtre Jean: « Nous avons reconnu et nous avons cru que l'amour de Dieu est parmi nous » (1 Jn 4, 16), je rappelais qu'« à l’origine du fait d’être chrétien, il n’y a pas une décision éthique ou une grande idée, mais la rencontre avec un événement, avec une Personne, qui donne à la vie un nouvel horizon et par là son orientation décisive... Comme Dieu nous a aimés le premier (cf. 1 Jn 4, 10), l’amour n’est plus seulement « un commandement », mais il est la réponse au don de l'amour par lequel Dieu vient à notre rencontre » (Deus caritas estn. 1). La foi constitue l'adhésion personnelle – qui inclut toutes nos facultés – à la révélation de l'amour gratuit et « passionné » que Dieu a pour nous et qui se manifeste pleinement en Jésus Christ ; la rencontre avec Dieu Amour qui interpelle non seulement le cœur, mais également l'esprit: « La reconnaissance du Dieu vivant est une route vers l’amour, et le oui de notre volonté à la sienne unit intelligence, volonté et sentiment dans l’acte totalisant de l’amour. Ce processus demeure cependant constamment en mouvement: l’amour n’est jamais "achevé" ni complet » (ibid., n. 17). De là découle pour tous les chrétiens, et en particulier, pour les « personnes engagées dans les services de charité », la nécessité de la foi, de la « rencontre avec Dieu dans le Christ, qui suscite en eux l’amour et qui ouvre leur esprit à l’autre, en sorte que leur amour du prochain ne soit plus imposé pour ainsi dire de l’extérieur, mais qu’il soit une conséquence découlant de leur foi qui devient agissante dans l’amour » (ibid. n. 31a). Le chrétien est une personne conquise par l'amour du Christ et donc, mû par cette amour – « caritas Christi urget nos » (2 Co 5, 14) –, il est ouvert de façon concrète et profonde à l'amour pour le prochain (cf. ibid., n. 33). Cette attitude naît avant tout de la conscience d'être aimés, pardonnés, et même servis par le Seigneur, qui se penche pour laver les pieds des Apôtres et s'offre lui-même sur la croix pour attirer l'humanité dans l'amour de Dieu.
« La foi nous montre le Dieu qui a donné son Fils pour nous et suscite ainsi en nous la certitude victorieuse qu’est bien vraie l’affirmation: Dieu est Amour... La foi, qui prend conscience de l’amour de Dieu qui s’est révélé dans le cœur transpercé de Jésus sur la croix, suscite à son tour l’amour. Il est la lumière – en réalité l’unique – qui illumine sans cesse à nouveau un monde dans l’obscurité et qui nous donne le courage de vivre et d’agir » (ibid., n. 39). Tout cela nous fait comprendre que l'attitude principale qui distingue les chrétiens est précisément « l’amour fondé sur la foi et modelé par elle » (ibid., n. 7).
2. La charité comme vie dans la foi
Toute la vie chrétienne est une réponse à l’amour de Dieu. La première réponse est précisément la foi comme accueil, plein d’émerveillement et de gratitude, d’une initiative divine inouïe qui nous précède et nous interpelle. Et le « oui » de la foi marque le début d’une histoire lumineuse d’amitié avec le Seigneur, qui remplit et donne son sens plénier à toute notre existence. Mais Dieu ne se contente pas que nous accueillions son amour gratuit. Il ne se limite pas à nous aimer, mais il veut nous attirer à lui, nous transformer de manière profonde au point que nous puissions dire avec saint Paul: ce n’est plus moi qui vis, mais le Christ qui vit en moi (cf. Ga 2, 20).
Quand nous laissons place à l’amour de Dieu, nous devenons semblables à lui, nous participons de sa charité même. Nous ouvrir à son amour signifie le laisser vivre en nous, et nous conduire à aimer avec lui, en lui et comme lui; ce n’est qu’alors que notre foi devient vraiment opérante par la charité (cf. Ga 5, 6) et qu’il prend demeure en nous (cf. 1 Jn 4, 12).
La foi, c’est connaître la vérité et y adhérer (cf. 1 Tm 2, 4); la charité, c’est « cheminer » dans la vérité (cf. Ep 4, 15). Avec la foi, on entre dans l’amitié avec le Seigneur; avec la charité, on vit et on cultive cette amitié (cf. Jn 15, 14s). La foi nous fait accueillir le commandement du Seigneur et Maître; la charité nous donne la béatitude de le mettre en pratique (cf. Jn 13, 13-17). Dans la foi, nous sommes engendrés comme fils de Dieu (cf. Jn 1, 12s); la charité nous fait persévérer concrètement dans la filiation divine en apportant le fruit de l’Esprit Saint (cf. Ga 5, 22). La foi nous fait reconnaître les dons que le Dieu bon et généreux nous confie; la charité les fait fructifier (cf. Mt25, 14-30).
3. Le lien indissoluble entre foi et charité
A la lumière de ce qui a été dit, il apparaît clairement que nous ne pouvons jamais séparer, voire opposer, foi et charité. Ces deux vertus théologales sont intimement liées et il est erroné de voir entre celles-ci une opposition ou une « dialectique ». En effet, d’un côté, l’attitude de celui qui place d’une manière aussi forte l’accent sur la priorité et le caractère décisif de la foi au point d’en sous-évaluer et de presque en mépriser les œuvres concrètes de la charité et de la réduire à un acte humanitaire générique, est limitante. Mais, de l’autre, il est tout aussi limitant de soutenir une suprématie exagérée de la charité et de son activité, en pensant que les œuvres remplacent la foi. Pour une vie spirituelle saine, il est nécessaire de fuir aussi bien le fidéisme que l’activisme moraliste.
L’existence chrétienne consiste en une ascension continue du mont de la rencontre avec Dieu pour ensuite redescendre, en portant l’amour et la force qui en dérivent, de manière à servir nos frères et sœurs avec le même amour que Dieu. Dans l’Ecriture Sainte nous voyons que le zèle des Apôtres pour l’annonce de l’Évangile que suscite la foi est étroitement lié à l’attention charitable du service envers les pauvres (cf. Ac 6, 1-4). Dans l’Église, contemplation et action, symbolisées d’une certaine manière par les figures évangéliques des sœurs Marie et Marthe, doivent coexister et s’intégrer (cf. Lc 10, 38-42). La priorité va toujours au rapport avec Dieu et le vrai partage évangélique doit s’enraciner dans la foi (cf. Catéchèse lors de l’Audience générale du 25 avril 2012). Parfois, on tend en effet à circonscrire le terme de « charité » à la solidarité ou à la simple aide humanitaire. Il est important, en revanche, de rappeler que la plus grande œuvre de charité est justement l’évangélisation, c’est-à-dire le « service de la Parole ». Il n’y a pas d’action plus bénéfique, et donc charitable, envers le prochain que rompre le pain de la Parole de Dieu, le faire participer de la Bonne Nouvelle de l’Évangile, l’introduire dans la relation avec Dieu: l’évangélisation est la promotion la plus élevée et la plus complète de la personne humaine. Comme l’écrit le Serviteur de Dieu le Pape Paul VI dans l’Encyclique Populorum progressio, le premier et principal facteur de développement est l’annonce du Christ (cf. n. 16). C’est la vérité originelle de l’amour de Dieu pour nous, vécue et annoncée, qui ouvre notre existence à accueillir cet amour et rend possible le développement intégral de l’humanité et de tout homme (cf. Enc. Caritas in veritate, n. 8).
En somme, tout part de l’Amour et tend à l’Amour. L’amour gratuit de Dieu nous est communiqué à travers l’annonce de l’Évangile. Si nous l’accueillons avec foi, nous recevons ce premier et indispensable contact avec le divin en mesure de nous faire « aimer l’Amour », pour ensuite demeurer et croître dans cet Amour et le communiquer avec joie aux autres.
A propos du rapport entre foi et œuvres de charité, une expression de la Lettre de saint Paul aux Ephésiens résume peut-être leur corrélation de la meilleure des manières : « C’est bien par la grâce que vous êtes sauvés, à cause de votre foi. Cela ne vient pas de vous, c’est le don de Dieu. Cela ne vient pas de vos œuvres, il n’y a pas à en tirer orgueil. C’est Dieu qui nous a faits, il nous a créés en Jésus-Christ, pour que nos œuvres soient vraiment bonnes, conformes à la voie que Dieu a tracée pour nous et que nous devons suivre » (2, 8-10). On perçoit ici que toute l’initiative salvifique vient de Dieu, de sa Grâce, de son pardon accueilli dans la foi; mais cette initiative, loin de limiter notre liberté et notre responsabilité, les rend plutôt authentiques et les orientent vers les œuvres de charité. Celles-ci ne sont pas principalement le fruit de l’effort humain, dont tirer gloire, mais naissent de la foi elle-même, elles jaillissent de la Grâce que Dieu offre en abondance. Une foi sans œuvres est comme un arbre sans fruits: ces deux vertus s’impliquent réciproquement. Le Carême nous invite précisément, avec les indications traditionnelles pour la vie chrétienne, à alimenter la foi à travers une écoute plus attentive et prolongée de la Parole de Dieu et la participation aux Sacrements, et, dans le même temps, à croître dans la charité, dans l’amour de Dieu et envers le prochain, également à travers les indications concrètes du jeûne, de la pénitence et de l’aumône.
4. Priorité de la foi, primat de la charité
Comme tout don de Dieu, foi et charité reconduisent à l’action de l’unique et même Esprit Saint (cf.1 Co 13), cet Esprit qui s’écrie en nous « Abbà ! Père » (Gal 4, 6), et qui nous fait dire: « Jésus est Seigneur » (1 Co 12, 3) et « Maranatha ! » (1 Co 16, 22; Ap 22, 20).
La foi, don et réponse, nous fait connaître la vérité du Christ comme Amour incarné et crucifié, adhésion pleine et parfaite à la volonté du Père et miséricorde divine infinie envers le prochain; la foi enracine dans le cœur et dans l’esprit la ferme conviction que précisément cet Amour est l’unique réalité victorieuse sur le mal et sur la mort. La foi nous invite a regarder vers l’avenir avec la vertu de l'espérance, dans l’attente confiante que la victoire de l’amour du Christ atteigne sa plénitude. De son côté, la charité nous fait entrer dans l’amour de Dieu manifesté dans le Christ, nous fait adhérer de manière personnelle et existentielle au don total de soi et sans réserve de Jésus au Père et à nos frères. En insufflant en nous la charité, l’Esprit Saint nous fait participer au don propre de Jésus: filial envers Dieu et fraternel envers chaque homme (cf. Rm 5, 5).
La relation qui existe entre ces deux vertus est semblable à celle entre les deux sacrements fondamentaux de l'Église : le Baptême et l’Eucharistie. Le Baptême (sacramentum fidei) précède l'Eucharistie (sacramentum caritatis), mais il est orienté vers celle-ci, qui constitue la plénitude du cheminement chrétien. De manière analogue, la foi précède la charité, mais se révèle authentique seulement si elle est couronnée par celle-ci. Tout part de l’humble accueil de la foi (« se savoir aimé de Dieu »), mais doit arriver à la vérité de la charité (« savoir aimer Dieu et son prochain »), qui demeure pour toujours, comme accomplissement de toutes les vertus (cf. 1 Co 13, 13).
Chers frères et sœurs, en ce temps de Carême, où nous nous préparons à célébrer l’événement de la Croix et de la Résurrection, dans lequel l'Amour de Dieu a racheté le monde et illuminé l’histoire, je vous souhaite à tous de vivre ce temps précieux en ravivant votre foi en Jésus Christ, pour entrer dans son parcours d’amour envers le Père et envers chaque frère et sœur que nous rencontrons dans notre vie. A cette fin j’élève ma prière à Dieu, tandis que j’invoque sur chacun et sur chaque communauté la Bénédiction du Seigneur!
Du Vatican, le 15 octobre 2012

BENEDICTUS PP. XVI

mercredi 13 février 2013

13 février 2013 : une entrée en carême bien particulière



C'est aujourd'hui le mercredi des cendres, premier jour du carême qui va nous amener jusqu'à la semaine sainte et Pâques. Mais c'est aussi la dernière grande cérémonie de notre pape Benoît XVI, celui-ci ayant annoncé lundi sa renonciation au ministère pétrinien.

C'est, d'une certaine manière, un jour de deuil. Benoît XVI a annoncé qu'il quitterait sa charge le jeudi 28 février, après avoir terminé sa journée de travail. Donc il n'ira pas jusqu'à la célébration de Pâques 2013, ni jusqu'à la fin de l'année de la foi, dont la clôture est prévue lors de la fête du Christ-Roi 2013, ni jusqu'à la rédaction d'une encyclique sur la foi, après celles sur les 2 autres vertus théologales de la charité et de l'espérance. Cette tristesse a un sens particulier pour moi, car cette annonce de lundi coïncidait avec les obsèques d'une personne de ma famille.

Mais, finalement ce qui domine pour moi, c'est la gratitude immense pour tout ce que Benoît XVI a donné à l’Église par ses enseignements, ses ouvrages, ses discours... Il les a donnés comme pape, mais aussi auparavant comme cardinal si proche du bienheureux Jean-Paul II !

Donc ce mercredi des cendres est particulier : c'est un nouveau départ, pour là où Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, nous mène...


mercredi 22 février 2012

Carême 2012 : mercredi des cendres



Aujourd'hui, mercredi des cendres, s'ouvre le Carême. Il se terminera à Pâques, le 8 avril prochain. Et cette année le mercredi des cendres tombe le 22 février, jour de la fête de la Chaire de saint Pierre.

Une lecture importante de ce jour est celle tirée du livre de Joël au chapitre 2, versets 12 et 13 :

Parole du Seigneur : «Revenez à moi de tout votre coeur, dans le jeûne, les larmes et le deuil !» Déchirez vos coeurs et non pas vos vêtements, et revenez au Seigneur votre Dieu, car il est tendre et miséricordieux, lent à la colère et plein d'amour, renonçant au châtiment.

Une autre, au moment de l'imposition des cendres, est tirée de l'évangile selon saint Marc, chapitre 1, verset 15 :

Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle.

Enfin, le pape Benoît XVI a insisté sur un thème tiré de l'Epître aux Hébreux dans son message de Carême 2012 :

«Faisons attention les uns aux autres 
pour nous stimuler dans la charité et les œuvres bonnes» 
(He 10, 24).

Bon carême à tous ceux qui passent...
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jeudi 31 mars 2011

Mi-carême aujourd'hui

Illustration (1852) de la Promenade des blanchisseuses, à Paris, le jour de la mi-carême


Aujourd'hui, jeudi 31 mars 2011, c'est la mi-carême !

Ce n'est pas une fête "officielle" et elle n'est traditionnellement fêtée que dans les pays francophones à la "mi-temps" du carême. En revanche, ce qui est dans la liturgie de l'Eglise, c'est que le dimanche prochain est le "dimanche de laetare", où la couleur habituelle violette des dimanches de carême fait place au rose. C'est une forme de respiration et de repos dans la montée vers Pâques...

En effet, le carême commence le mercredi des cendres (cette année 2011 le 9 mars) et se termine le samedi saint (cette année le 23 avril), la veille de Pâques. Ceci fait 40 jours car on ne compte pas les dimanches dans les jours de carême: jeudi 31 mars 2011 est le 23ème jour calendaire et le 20ème jour de carême. La samedi saint, 23 avril 2011, est le 46ème jour calendaire et le 40ème jour de carême.
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dimanche 13 mars 2011

A propos de ce blog



La catastrophe du Japon me remet en tête un fait important qui m'a amené à créer ce blog, ou plus précisément le blog Orange qui a précédé celui-ci. En effet j'ai ouvert celui-ci après la fermeture en 2009 des blogs Orange, dans la continuité du précédent.

les Carmes de Montpellier ont reçu en 2007 un homme venant de l'université Sophia, de Tokyo au Japon, fondée par les Jésuites. C'était un prêtre français (je ne sais s'il était jésuite) qui nous a fait l'homélie le premier dimanche du carême, cette année-là. Il y avait beaucoup de monde, ma famille et moi n'avions pu trouver de place dans l'église, et nous étions dans une chapelle annexe, où nous avions le son, mais pas la vue.

Cet homme nous a dit qu'il était allé à la Cathédrale de Montpellier le mercredi des cendres et qu'il n'avait pas vu grand monde. Cela l'avait surpris car il venait d'un pays où, le christianisme étant minoritaire, les chrétiens s'attachaient plus à rendre visible l'Eglise. Et il nous avait interpellés : "que faites-vous pour rendre votre foi plus visible ?" Je cite de mémoire et je ne suis pas sûr de l'exactitude des termes. Mais cela m'a amené à m'interroger.

Je me suis dit : "que puis-je faire personnellement ? Je sais utiliser un ordinateur, très imparfaitement :-), je pourrais ouvrir un blog". Ayant un compte Orange, j'ai ouvert un blog sur Orange le dimanche 25 février 2007, avec ce pseudo : Fidele34.

Les blogs d'Orange étaient beaucoup moins ouverts sur Internet que celui-ci, sur blogger, ou ceux où sont allés la plupart des anciens d'Orange, sur Over-blog. Mais ils étaient aussi plus conviviaux, avec des échanges plus importants entre personnes. Mais je ne regrette rien : ce que je pense avoir perdu en convivialité, je pense l'avoir gagné en lisibilité, avec des connexions d'un peu partout dans le monde, et des lecteurs qui, même s'ils ne laissent pas de messages, peuvent profiter des petits articles et des liens proposés. Finalement, l'objet de ce blog est de tenter d'annoncer "la Bonne Nouvelle d'un Dieu qui s'est fait homme, a souffert, est mort et est ressuscité pour sauver l'humanité", et ce à tous ceux qui veulent bien la recevoir, même si je ne parle pas que de la foi catholique sur ce blog, mais de ce qui me vient et me semble convenir.

Tout cela pour dire que je pense particulièrement aux Japonais frappés par la catastrophe de ces derniers jours et à l'Eglise catholique présente au Japon.
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mercredi 9 mars 2011

Entrée dans le carême : mercredi des cendres



Nous entrons aujourd'hui, mercredi des cendres, dans la période du carême. Elle nous mène jusqu'à Pâques, dimanche 24 avril cette année.

Il y a un certain nombre d'années, je me demandais pourquoi, du mercredi des cendres au samedi saint, on compte 46 jours et non 40, comme je pensais m'y attendre (40 jours de carême, comme les 40 jours au désert de Jésus-Christ). Mais j'avais pu rapidement trouver l'explication : on ne compte pas les 6 dimanches de cette période. Ainsi 46 - 6 = 40 jours exactement de carême.

Source : missel Kephas

Bon carême à tous ceux qui passent !
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samedi 26 février 2011

Message de Carême 2011




«Ensevelis avec le Christ lors du Baptême, vous en êtes aussi ressuscités avec lui» (Col 2, 12)

« Par la rencontre personnelle avec notre Rédempteur et par la pratique du jeûne, de l'aumône et de la prière, le chemin de conversion vers Pâques nous conduit à découvrir d'une façon nouvelle notre Baptême », a écrit le pape dans ce message présenté le 22 février au Vatican et en date du 4 novembre 2010.

Cette année le Carême débutera mercredi 9 mars (Cendres), et Pâques sera le dimanche 24 avril.

Sources : Agence Zenit et site Benoit-et-moi
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dimanche 28 mars 2010

Dimanche des Rameaux et de la Passion


Le sixième dimanche de Carême est celui des Rameaux, qui commence la semaine Sainte. Il commémore l'entrée solennelle de Jésus à Jérusalem, quelques jours avant sa passion et sa mort sur la Croix. L'assemblée se réunit à l'extérieur de l'église, où le célébrant bénit les rameaux, et d'où part une procession vers l'église, pour la messe au cours de laquelle on lit un des Évangiles de la Passion. Les fidèles rapportent chez eux les rameaux bénits et en ornent les crucifix de leurs maisons.

Les éléments essentiel de la messe d'aujourd'hui existent depuis le IVe siècle. Tandis que Rome inaugurait ainsi la grande semaine en toute sobriété, l'église de Jérusalem invitait les pèlerins à participer à une procession « mimant » l'entrée triomphale du Christ à Jérusalem. Impressionnés par ces rites, les pèlerins de Gaule les introduisirent en Occident.

La procession représente par des gestes ce que l'Eucharistie réalise: l'entrée du Seigneur dans la nouvelle Jérusalem que constitue notre assemblée; la bénédiction des rameaux ne fait qu'expliciter nos sentiments de dépouillement spirituel, contenus et exprimés avec une autre efficacité dans le sacrifice eucharistique.
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