Simple fidèle de l'Église catholique à Montpellier (Hérault), assistant souvent aux offices du couvent des frères Carmes.
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samedi 4 avril 2020
Dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur
Ce dimanche 5 avril, dimanche des Rameaux et de la Passion du Seigneur, nous entrons dans une semaine sainte très particulière, en mode confinement.
Depuis le début de ce confinement, la messe est retransmise depuis la cathédrale de Montpellier via Internet (Youtube), comme l'indique le site du diocèse de Montpellier. C'est bien fait et l'homélie a été dite jusqu'à présent par le père René-Luc (prêtre en charge de l'école d'évangélisation Cap-Missio).
Bonne semaine sainte à tous ceux qui passent par cette page !
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jeudi 2 avril 2015
Qu’est ce que le Triduum pascal ?
La Dernière Cène (Dalí)
Triduum est un mot latin signifiant « un espace de trois jours » (tres : « trois » et dies : « jour »). Le Triduum pascal, qui va de la messe du soir le Jeudi saint au dimanche de Pâques inclus, est le centre de gravité de l’année liturgique.
De la Cène à la Résurrection s’écoulent ces trois jours auxquels le Seigneur a souvent fait allusion (cf. Mt 12, 40 ; 26, 61 ; Jn 2, 19) dans l’Évangile et qui, ensemble, constituent le Mystère pascal. Il couvre 4 jours calendaires : Jeudi saint, Vendredi saint, Samedi saint, Pâques.
Le premier jour du Triduum, celui de la Passion, commence le jeudi soir et comprend toute la journée du vendredi jusqu'à la mise au tombeau. Le deuxième, jour du Tombeau, commence donc vendredi soir et se prolonge jusqu'à la vigile pascale, samedi soir. Enfin, le troisième jour, jour de la résurrection, commence dans la nuit du samedi au dimanche et comprend tout le dimanche.
Sources : site du portail de la liturgie catholoique et site de croire.com
mardi 15 avril 2014
"Où est mon coeur ?", la question que la pape François invite à se poser devant l'Evangile de la Passion
"Où est mon cœur ?" Suis-je Judas, Ponce Pilate, ou Simon de Cyrène ? C'est la question que le pape François a invité les fidèles à se poser dans son homélie de ce dimanche 13 avril de la Passion de Jésus-Christ, qui est aussi la fête des Rameaux.
"Cette semaine commence par la procession festive avec les rameaux d'olivier : tout le peuple accueille Jésus. Les enfants, les jeunes chantent, louent Jésus.
Mais cette semaine se poursuit dans le mystère de la mort de Jésus et de sa résurrection. Nous avons écouté la Passion du Seigneur. Cela nous fera du bien de nous poser une seule question : qui suis-je ? Qui suis-je, devant mon Seigneur ? Qui suis-je, en face de Jésus qui entre dans la fête à Jérusalem ? Suis-je capable d'exprimer ma joie, de le louer ? Ou est-ce que je prends de la distance ? Qui suis-je, devant Jésus qui souffre?"
[...]
"Où est mon cœur ? A laquelle de ces personnes est-ce que je ressemble ? Que cette question nous accompagne durant toute la semaine."
Source : site Zenit
lundi 31 octobre 2011
samedi 3 avril 2010
Vendredi saint et samedi saint dans l'espérance la plus grande
Toujours lors de l'audience générale du mercredi 31 mars, le pape Benoît XVI a poursuivi son enseignement sur le Triduum pascal en évoquant le vendredi saint et le samedi saint:
A propos du vendredi saint, je vous engage à aller lire une homélie, qui a fait scandale auprès de personnes de mauvaise foi car elle est magnifique. Il s'agit de l'homélie du père Raniero Cantalamessa à Saint-Pierre de Rome le 2 avril 2010. C'est une belle méditation sur le Christ "grand prêtre souverain", sur les travaux de René Girard sur la violence et le sacré, et le dépassement de la violence par le Christ, sur la violence faite aux femmes. La citation de la lettre d'un de ses amis, juif, qui a fait tant réagir, n'occupe qu'une place marginale.
Source : agence Zenit
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Le Vendredi Saint, nous ferons mémoire de la passion et de la mort du Seigneur. Jésus a voulu offrir sa vie en sacrifice pour la rémission des péchés de l'humanité, en choisissant à cette fin la mort la plus cruelle et humiliante : la crucifixion. Il existe un lien indissoluble entre la Dernière Cène et la mort de Jésus. Dans la première, Jésus donne son Corps et son Sang, c'est-à-dire son existence terrestre, lui-même, anticipant ainsi sa mort et la transformant en un acte d'amour. Ainsi, la mort qui, de par sa nature, est la fin, la destruction de toute relation, est transformée par lui en acte de communication de soi, en instrument de salut et en proclamation de la victoire de l'amour. De cette façon, Jésus devient la clé pour comprendre la Dernière Cène qui est une anticipation de la transformation de la mort violente en sacrifice volontaire, en acte d'amour qui rachète et sauve le monde.
Le Samedi Saint est caractérisé par un grand silence. Les Eglises sont dépouillées et aucune liturgie particulière n'est prévue. Au cours de ce temps d'attente et d'espérance, les croyants sont invités à la prière, à la réflexion, à la conversion, également à travers le sacrement de la réconciliation, pour pouvoir participer, intimement renouvelés, à la célébration de Pâques.
Dans la nuit du Samedi Saint, au cours de la Veillée pascale solennelle, « mère de toutes les veillées », ce silence sera interrompu par le chant de l'Alléluia, qui annonce la résurrection du Christ et proclame la victoire de la lumière sur les ténèbres, de la vie sur la mort. L'Eglise se réjouira dans la rencontre avec son Seigneur, en entrant dans le jour de la Pâque que le Seigneur inaugure en ressuscitant d'entre les morts.
Chers frères et sœurs, préparons-nous à vivre intensément ce Saint Triduum désormais imminent, pour être toujours plus profondément insérés dans le Mystère du Christ, mort et ressuscité pour nous. Que nous accompagne sur cet itinéraire spirituel la Très Sainte Vierge. Qu'Elle nous introduise dans le mystère pascal, Elle qui suivit Jésus dans sa passion et fut présente sous la Croix, afin que nous puissions faire l'expérience de la joie et de la paix du Ressuscité.
Avec ces sentiments, j'adresse dès à présent mes vœux les plus cordiaux de sainte Pâques à vous tous, en les étendant à vos communautés et à toutes les personnes qui vous sont chères.
A propos du vendredi saint, je vous engage à aller lire une homélie, qui a fait scandale auprès de personnes de mauvaise foi car elle est magnifique. Il s'agit de l'homélie du père Raniero Cantalamessa à Saint-Pierre de Rome le 2 avril 2010. C'est une belle méditation sur le Christ "grand prêtre souverain", sur les travaux de René Girard sur la violence et le sacré, et le dépassement de la violence par le Christ, sur la violence faite aux femmes. La citation de la lettre d'un de ses amis, juif, qui a fait tant réagir, n'occupe qu'une place marginale.
Source : agence Zenit
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jeudi 1 avril 2010
Jeudi saint de l'année sacerdotale
Ce jeudi saint, en cette année consacrée aux prêtres, est un jour exceptionnel. Le pape Benoît XVI a parlé en ces termes du jeudi saint, lors de l'audience générale portant sur le Triduum pascal:
Je vous invite donc à vivre intensément ces jours afin qu'ils guident de façon décisive la vie de chacun dans l'adhésion généreuse et convaincue au Christ, mort et ressuscité pour nous.
La Messe chrismale, prélude matinal du Jeudi Saint, réunira demain matin les prêtres avec leur évêque. Au cours d'une célébration eucharistique significative, qui a lieu d'ordinaire dans les cathédrales diocésaines, seront bénis l'huile des malades, des catéchumènes et le Chrême. En outre, l'évêque et les prêtres renouvelleront leurs promesses sacerdotales prononcées le jour de l'ordination. Ce geste revêt cette année une importance très particulière, car il se situe dans le cadre de l'Année sacerdotale, que j'ai proclamée pour commémorer le 150e anniversaire de la mort du saint curé d'Ars. A tous les prêtres, je voudrais répéter le vœu que je formulais en conclusion de la Lettre de proclamation : « A l'exemple du saint curé d'Ars, laissez-vous conquérir par le Christ et vous serez vous aussi, dans le monde d'aujourd'hui, des messagers d'espérance, de réconciliation et de paix ! ».
Demain après-midi, nous célébrerons le moment de l'institution de l'Eucharistie. En écrivant aux Corinthiens, l'apôtre Paul confirmait les premiers chrétiens dans la vérité du mystère eucharistique, en leur communiquant ce qu'il avait lui-même appris : « Le Seigneur Jésus, la nuit où il était livré, pris du pain et après avoir rendu grâce, le rompit et dit : ‘Ceci est mon corps, qui est pour vous ; faites ceci en mémoire de moi'. De même, après le repas, il prit la coupe, en disant : ‘Cette coupe est la nouvelle Alliance en mon sang ; chaque fois que vous en boirez, faites-le en mémoire de moi' » (1 Co 11, 23-25). Ces paroles expriment clairement l'intention du Christ : sous les espèces du pain et du vin, Il se rend présent de façon réelle à travers son corps donné et son sang versé comme sacrifice de la Nouvelle Alliance. En même temps, Il constitue les Apôtres et leurs successeurs comme ministres de ce sacrement, qu'il confie à son Eglise comme preuve suprême de son amour.
A travers un rite suggestif, nous rappellerons, en outre, le geste de Jésus qui lave les pieds des Apôtres (cf. Jn 13, 1-25). Cet acte devient pour l'évangéliste la représentation de toute la vie de Jésus et révèle son amour jusqu'à la fin, un amour infini, capable de conduire l'homme à la communion avec Dieu et de le rendre libre. Au terme de la liturgie du Jeudi Saint, l'Eglise replace le Très Saint Sacrement dans un lieu préparé à cet effet, qui représente la solitude de Gethsémani et l'angoisse mortelle de Jésus. Devant l'Eucharistie, les fidèles contemplent Jésus à l'heure de sa solitude et prient afin que cessent toutes les solitudes du monde. Ce chemin liturgique est également une invitation à rechercher la rencontre intime avec le Seigneur dans la prière, à reconnaître Jésus parmi ceux qui sont seuls, à veiller avec lui et à savoir le proclamer lumière de notre vie.
Source : agence Zenit
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dimanche 28 mars 2010
Dimanche des Rameaux et de la Passion
Le sixième dimanche de Carême est celui des Rameaux, qui commence la semaine Sainte. Il commémore l'entrée solennelle de Jésus à Jérusalem, quelques jours avant sa passion et sa mort sur la Croix. L'assemblée se réunit à l'extérieur de l'église, où le célébrant bénit les rameaux, et d'où part une procession vers l'église, pour la messe au cours de laquelle on lit un des Évangiles de la Passion. Les fidèles rapportent chez eux les rameaux bénits et en ornent les crucifix de leurs maisons.
Les éléments essentiel de la messe d'aujourd'hui existent depuis le IVe siècle. Tandis que Rome inaugurait ainsi la grande semaine en toute sobriété, l'église de Jérusalem invitait les pèlerins à participer à une procession « mimant » l'entrée triomphale du Christ à Jérusalem. Impressionnés par ces rites, les pèlerins de Gaule les introduisirent en Occident.
La procession représente par des gestes ce que l'Eucharistie réalise: l'entrée du Seigneur dans la nouvelle Jérusalem que constitue notre assemblée; la bénédiction des rameaux ne fait qu'expliciter nos sentiments de dépouillement spirituel, contenus et exprimés avec une autre efficacité dans le sacrifice eucharistique.
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lundi 2 novembre 2009
Retour de Turin
A Turin, la semaine dernière, je suis allé dans la cathédrale Saint-Jean-Baptiste où est conservé le Saint-Suaire. Il n'est visible que lors des ostensions et la prochaine aura lieu l'an prochain, du 10 avril au 23 mai 2010. Toutefois on peut voir le coffre qui le contient et des reproductions photos à l'entrée de la cathédrale. On peut aussi visiter un petit musée, très intéressant et pas très éloigné, qui lui est consacré. La photo ci-dessous a été prise dans ce musée, où une reproduction grandeur nature est exposée dans l'ancien cadre qui servait aux ostensions.
L'ensemble des études scientifiques sur cet objet exceptionnel est présenté honnêtement. Et la question se pose évidemment de son authenticité, surtout depuis la datation au C14 de 1988, qui a donné un intervalle de datation entre 1260 et 1390.
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Beaucoup de choses ont été dites à ce sujet. Des contestations diverses de ce résultat ont été émises. Elles se contredisaient parfois. Un premier ensemble d'objections portait sur la qualité de l'échantillonnage, s'appuyant sur le fait que, des 3 laboratoires ayant fait la mesure, un donnait des résultats significativement différents des 2 autres. Toutefois, cela ne porte que sur une variation limitée. Un deuxième ensemble d'objections à la datation portait sur des événements arrivés au linceul ayant pu changer sa composition isotopique. Certains, comme le professeur Kouznetsov par exemple, ont suggéré une contamination en raison de l'incendie de 1532 à Chambéry. Mais il semble que ce ne puisse pas expliquer un rajeunissement de 1300 ans environ. En fait l'objection qui me semble la plus sérieuse me paraît celle qui met en jeu la formation de l'image: c'est par exemple l'hypothèse formulée par le père Jean-Baptiste Rinaudo, qui a fait des expérience de bombardement par des protons et des neutrons de tissus, a obtenu le double résultat d'un rajeunissement apparent avec la technique du C14 et un altération superficielle du tissu qui évoque celle de l'image du Saint-Suaire.
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Enfin, 2 arguments d'ordre historique vont dans le sens d'une ancienneté plus grande du suaire: d'une part le Codex Pray, conservé à Budapest, reproduit des éléments du linceul et est daté du XIIème (milieu ou fin), d'autre part, des inscriptions autour du visage du Christ, mises en évidence par des physiciens d'Orsay, A. Marion et A.L. Courage, n'ont jamais été répertoriées, même par les clarisses après l'incendie de 1532; ceci suggère qu'elles n'étaient pas visibles à l'époque et étaient déjà très anciennes pour être aussi peu lisibles.
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Il n'en demeure pas moins que l'énigme majeure du Saint-Suaire tient dans la formation de l'image superficielle sur le linge, alors que les traces de sang ont traversé celui-ci. Une chose est sûre, ce n'est pas une peinture, et l'image n'a pu être obtenue par contact avec un éventuel mannequin, du fait de la déformation qui en aurait résulté.
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Un certain nombre de points me semblent à relever, qui ne nécessitent pas d'analyses approfondies. En fait 4 points me semblent immédiatement assez troublants sur cette image:
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1) L'image est un négatif, ce qui a été découvert par la premier photographe du Linceul, Secondo Pia en 1898. Or cette image précède l'invention de la photographie de plusieurs siècles au moins.
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2) Un poignet apparent sur l'image montre clairement le trou du clou dans le poignet, contrairement à toute l'iconographie chrétienne qui imagine les trous dans les paumes; il faut dire que la crucifixion a été abolie au 4ème siècle sous Constantin.
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3) Les blessures autour de la tête montrent l'existence d'un casque d'épines, au lieu d'une couronne représentée par toute l'iconographie chrétienne encore une fois.
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4) Enfin, le corps est représenté nu sur l'image. Et on peut légitimement penser que d'hypothétiques concepteurs médiévaux de l'image n'auraient jamais osé représenter nu le Christ.
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En conclusion, en l'état actuel de ce que je connais du Saint-Suaire et en dépit de la mesure au C14 que je ne mets pas en cause, je suis convaincu de l'authenticité de celui-ci. Je pense qu'il est bien le linceul qui a enveloppé le Christ entre sa mort sur la Croix et sa résurrection d'entre les morts le matin de Pâques.
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Mais ce que je pense n'est pas essentiel. Je voudrais, pour finir, mentionner le discours de Jean-Paul II lors de son voyage à Turin en 1998, un an après l'incendie de la chapelle de Guarini:
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J'en cite un passage: "Ce qui compte surtout pour le croyant est que le Saint-Suaire est le miroir de l'Evangile. En effet, si l'image du Christ se reflète sur le Lin sacré, on ne peut faire abstraction de la considération que celle-ci a un rapport si profond avec ce que les Evangiles racontent de la Passion et de la mort de Jésus que tout homme sensible se sent intérieurement touché et ému en le contemplant. Celui qui s'en approche est également conscient que le Saint-Suaire n'arrête pas sur lui le coeur des personnes, mais renvoie à Celui au service duquel la Providence bienveillante du Père l'a placé."
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Enfin, une référence intéressante et dépassionnée sur ce sujet: "Que penser du Suaire de Turin aujourd'hui?" par Philippe Quentin. Editions de l'Emmanuel.
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