Simple fidèle de l'Église catholique à Montpellier (Hérault), assistant souvent aux offices du couvent des frères Carmes.
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jeudi 22 mars 2018
Conférence sur le Linceul de Turin - Père René-Luc
Ce jeudi 22 mars 2018 à 20h30, le Père René-Luc donnera une conférence sur le Linceul de Turin dans l'Eglise Sainte Bernadette de Montpellier.
Par ailleurs une exposition sur le linceul se tiendra dans l'Eglise du jeudi 22 14h au samedi 24 mars 18h.
Source : site du Père René-Luc
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samedi 31 janvier 2015
31 janvier : saint Jean Bosco (+ 1888)
Aujourd'hui, 31 janvier, nous fêtons saint Jean Bosco. Nous célèbrerons le bicentenaire de sa naissance le 16 août prochain.
Né le 16 août 1815 à 40 km de Turin dans une famille paysanne, Jean doit trouver un emploi d’ouvrier de ferme à 13 ans, avant de poursuivre ses études en vue du sacerdoce. Dès cette époque, Jean sait rassembler et mobiliser l’énergie des jeunes qui l’entourent.
Ordonné prêtre en 1841, il exerce son premier apostolat auprès des adolescents pauvres et laissés à eux-mêmes de la ville de Turin. En 1841, il ouvre un « oratoire », l’Oratoire-Saint-François-de-Sales pour catéchiser, alphabétiser, donner un peu de chaleur humaine à ces jeunes dont la détresse l’a profondément touché. En 1847, il ouvre un foyer d’hébergement pour les jeunes sans abris. D’autres foyers verront bientôt le jour auxquels s’ajouteront des centres d’apprentissage.
Puis il fonde une congrégation religieuse ayant pour mission de promouvoir et de travailler dans ces institutions : la Société Saint-François-de-Sales (18 décembre 1859) dont les Constitutions seront approuvées par le Saint-Siège en 1874. Entre temps, Jean fonde avec Maria Domenica Mazarello les Filles de Marie-Auxiliatrice qui se consacreront à l’éducation des jeunes filles. Enfin en 1874, Jean regroupe les coopérateurs salésiens en une sorte de tiers ordre. Son œuvre connaît une extension considérable entre 1875 et 1888, en Italie, dans toute l’Europe occidentale et jusqu’en Amérique latine. Son intuition en matière d’éducation apparaît comme une réponse adaptée à une société en mutation qui doit faire face aux problèmes liés à l’industrialisation et à l’apparition d’une classe ouvrière urbaine.
Jean Bosco écrit aussi des ouvrages, généralement courts, destinés à fortifier la piété, à faire connaître l’histoire religieuse. Il est également renommé pour ses qualités de thaumaturge et de voyant.
Toute son activité a été vivifiée par une prière profonde qui se nourrissait de l’eucharistie et du sacrement de pénitence. Attentif à la pratique concrète du détachement et de la charité, c’est dans la joie qu’il s’est toujours efforcé de servir le Seigneur et de marcher dans les pas du Christ, lui, « le modèle que chaque chrétien doit imiter ». Jean Bosco meurt à Turin le 31 janvier 1888. Il est proclamé bienheureux en 1929, puis canonisé en 1934 par Pie XI. Jean Bosco reste un saint très populaire.
Source : missel Kephas
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samedi 1 mai 2010
Joyeux 1er mai : saint Joseph travailleur, évocation de 2 saints de Turin
En ce premier mai, il faut évoquer cette belle figure de saint Joseph travailleur, ce grand saint que nous avons fêté le 19 mars.
Notre pape Benoît XVI sera à Turin, devant le linceul, ce dimanche 2 mai. Il a souhaité évoquer deux saints de Turin lors de l'audience générale de mercredi dernier 28 avril, "deux saints prêtres exemplaires dans leur don à Dieu et dans le témoignage de charité, vécu dans l'Eglise et pour l'Eglise, à l'égard de leurs frères les plus nécessiteux ; saint Léonard Murialdo et saint Joseph Benoît Cottolengo".
Joyeux 1er mai à tous !
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lundi 2 novembre 2009
Retour de Turin
A Turin, la semaine dernière, je suis allé dans la cathédrale Saint-Jean-Baptiste où est conservé le Saint-Suaire. Il n'est visible que lors des ostensions et la prochaine aura lieu l'an prochain, du 10 avril au 23 mai 2010. Toutefois on peut voir le coffre qui le contient et des reproductions photos à l'entrée de la cathédrale. On peut aussi visiter un petit musée, très intéressant et pas très éloigné, qui lui est consacré. La photo ci-dessous a été prise dans ce musée, où une reproduction grandeur nature est exposée dans l'ancien cadre qui servait aux ostensions.
L'ensemble des études scientifiques sur cet objet exceptionnel est présenté honnêtement. Et la question se pose évidemment de son authenticité, surtout depuis la datation au C14 de 1988, qui a donné un intervalle de datation entre 1260 et 1390.
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Beaucoup de choses ont été dites à ce sujet. Des contestations diverses de ce résultat ont été émises. Elles se contredisaient parfois. Un premier ensemble d'objections portait sur la qualité de l'échantillonnage, s'appuyant sur le fait que, des 3 laboratoires ayant fait la mesure, un donnait des résultats significativement différents des 2 autres. Toutefois, cela ne porte que sur une variation limitée. Un deuxième ensemble d'objections à la datation portait sur des événements arrivés au linceul ayant pu changer sa composition isotopique. Certains, comme le professeur Kouznetsov par exemple, ont suggéré une contamination en raison de l'incendie de 1532 à Chambéry. Mais il semble que ce ne puisse pas expliquer un rajeunissement de 1300 ans environ. En fait l'objection qui me semble la plus sérieuse me paraît celle qui met en jeu la formation de l'image: c'est par exemple l'hypothèse formulée par le père Jean-Baptiste Rinaudo, qui a fait des expérience de bombardement par des protons et des neutrons de tissus, a obtenu le double résultat d'un rajeunissement apparent avec la technique du C14 et un altération superficielle du tissu qui évoque celle de l'image du Saint-Suaire.
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Enfin, 2 arguments d'ordre historique vont dans le sens d'une ancienneté plus grande du suaire: d'une part le Codex Pray, conservé à Budapest, reproduit des éléments du linceul et est daté du XIIème (milieu ou fin), d'autre part, des inscriptions autour du visage du Christ, mises en évidence par des physiciens d'Orsay, A. Marion et A.L. Courage, n'ont jamais été répertoriées, même par les clarisses après l'incendie de 1532; ceci suggère qu'elles n'étaient pas visibles à l'époque et étaient déjà très anciennes pour être aussi peu lisibles.
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Il n'en demeure pas moins que l'énigme majeure du Saint-Suaire tient dans la formation de l'image superficielle sur le linge, alors que les traces de sang ont traversé celui-ci. Une chose est sûre, ce n'est pas une peinture, et l'image n'a pu être obtenue par contact avec un éventuel mannequin, du fait de la déformation qui en aurait résulté.
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Un certain nombre de points me semblent à relever, qui ne nécessitent pas d'analyses approfondies. En fait 4 points me semblent immédiatement assez troublants sur cette image:
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1) L'image est un négatif, ce qui a été découvert par la premier photographe du Linceul, Secondo Pia en 1898. Or cette image précède l'invention de la photographie de plusieurs siècles au moins.
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2) Un poignet apparent sur l'image montre clairement le trou du clou dans le poignet, contrairement à toute l'iconographie chrétienne qui imagine les trous dans les paumes; il faut dire que la crucifixion a été abolie au 4ème siècle sous Constantin.
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3) Les blessures autour de la tête montrent l'existence d'un casque d'épines, au lieu d'une couronne représentée par toute l'iconographie chrétienne encore une fois.
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4) Enfin, le corps est représenté nu sur l'image. Et on peut légitimement penser que d'hypothétiques concepteurs médiévaux de l'image n'auraient jamais osé représenter nu le Christ.
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En conclusion, en l'état actuel de ce que je connais du Saint-Suaire et en dépit de la mesure au C14 que je ne mets pas en cause, je suis convaincu de l'authenticité de celui-ci. Je pense qu'il est bien le linceul qui a enveloppé le Christ entre sa mort sur la Croix et sa résurrection d'entre les morts le matin de Pâques.
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Mais ce que je pense n'est pas essentiel. Je voudrais, pour finir, mentionner le discours de Jean-Paul II lors de son voyage à Turin en 1998, un an après l'incendie de la chapelle de Guarini:
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J'en cite un passage: "Ce qui compte surtout pour le croyant est que le Saint-Suaire est le miroir de l'Evangile. En effet, si l'image du Christ se reflète sur le Lin sacré, on ne peut faire abstraction de la considération que celle-ci a un rapport si profond avec ce que les Evangiles racontent de la Passion et de la mort de Jésus que tout homme sensible se sent intérieurement touché et ému en le contemplant. Celui qui s'en approche est également conscient que le Saint-Suaire n'arrête pas sur lui le coeur des personnes, mais renvoie à Celui au service duquel la Providence bienveillante du Père l'a placé."
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Enfin, une référence intéressante et dépassionnée sur ce sujet: "Que penser du Suaire de Turin aujourd'hui?" par Philippe Quentin. Editions de l'Emmanuel.
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