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samedi 11 mai 2019

Citation de saint Augustin



"Tu nous as faits pour toi Seigneur et notre cœur est sans repos tant qu’il ne repose pas en toi"

Saint Augustin (Les Confessions)

samedi 8 mars 2014

Le monde fut créé en vue de l’Église



"Le monde fut créé en vue de l’Église", disaient les chrétiens des premiers temps (Hermas, vis. 2, 4, 1 ; cf. Aristide, apol. 16, 6 ; Justin, apol. 2, 7). Dieu a créé le monde en vue de la communion à sa vie divine, communion qui se réalise par la "convocation" des hommes dans le Christ, et cette "convocation", c’est l’Église. L’Église est la fin de toutes choses (cf. S. Epiphane, hær. 1, 1, 5 : PG 41, 181C), et les vicissitudes douloureuses elles-mêmes, comme la chute des Anges et le péché de l’homme, ne furent permises par Dieu que comme occasion et moyen pour déployer toute la force de son bras, toute la mesure d’amour qu’il voulait donner au monde :

"De même que la volonté de Dieu est un acte et qu’elle s’appelle le monde, ainsi son intention est le salut des hommes, et elle s’appelle l’Église" (Clément d’Alexandrie, pæd. 1, 6).

Source : Catéchisme de l'Église Catholique (n° 760)

dimanche 23 février 2014

23 février : fête de saint Polycarpe, évêque et martyr (155 ou 156, peut-être 167)



Nous faisons mémoire aujourd'hui, 23 février, de saint Polycarpe, évêque de Smyrne, qui subit le martyre en 155 ou 156 (peut-être même en 167) pour avoir refusé d'outrager « son Roi et son Sauveur » qu’il servait depuis 86 ans déjà. Homme de prière, plein de bonté et de douceur, c’est résolument et avec sérénité qu’il accepta d’être mené au lieu de son supplice après avoir été trahi par l’un de ses proches. Il demeura ferme dans la confession de sa foi qu’il refusa de renier, conscient qu’il vivait ainsi avec le Christ la lutte contre le démon. En cela il se montra pleinement cohérent avec ce qu’il avait enseigné durant ses années d’épiscopat au sujet de Jésus Christ « venu dans la chair », mort et ressuscité pour nous ; Jésus Christ, dont il avait incarné la profonde miséricorde et compassion auprès de son troupeau. Bien avant son martyre, il suscitait une grande vénération que cette ultime configuration au Christ ne fit que renforcer. Saint Irénée et saint Ignace d’Antioche entre autres, lui ont rendu témoignage. Avec lui disparaissait l’un des derniers témoins de l’âge apostolique puisque d’après la Tradition, il avait connu l’apôtre Jean.

Source : Missel Kephas (Editions du Jubilé).

jeudi 2 mai 2013

Saint Athanase d'Alexandrie Père de l'Eglise (+ 2 mai 373)

Icône représentant saint Athanase au concile de Nicée (xiiie siècle)

Saint Athanase fut évêque et docteur de l'Eglise, grand vainqueur de l'hérésie arienne. Le pape Benoît XVI lui avait consacré une catéchèse lors de l'audience générale du 20 juin 2007.

C'est un ardent défenseur de la foi de Nicée que l'Eglise fête en ce jour. Athanase est né avant l'an 300. Remarqué jeune par l'évêque d'Alexandrie, il reçoit une solide formation théologique qui lui permettra de faire face à une tâche complexe. En 325, il assiste vraisemblablement au concile de Nicée qui condamne l'hérésie d'Arius et proclame la foi de l'Eglise en Jésus Christ vrai homme et vrai Dieu. En disant que le Fils est consubstantiel au Père (de même nature que le Père), le concile veut exprimer deux choses : l'égalité de nature entre le Père et le Fils ; l'unité fondamentale du Fils avec le Père.

Athanase devint évêque d'Alexandrie en 328. Il lui revient donc de faire passer la foi de Nicée dans un contexte particulièrement difficile sur le plan politique et religieux. Athanase se révèle énergique, voire dur, très au fait du fonctionnement de l'appareil ecclésiastique. C'est aussi un théologien à la pensée claire, nourri de la Parole de Dieu qu'il considère comme la source de toute vie et de tout discernement. C'est à sa lumière qu'il relit sa propre vie et celle de l'Eglise, ne cessant de s'y référer pour défendre la divinité du Christ et d'approfondir la théologie trinitaire. Certes la Révélation bouleverse les catégories de a raison humaine, ele nous déroute, mais c'est Dieu qui se donne à nous et qu'il s'agit d'accueillir. Athanase milite activement pour la séparation des pouvoirs temporel et spirituel.

Son ardeur, ses convictions lui valent quelques 17 années d'exil sur les 47 ans que dure son épiscopat. Athanase n'est pas homme à se laisser briser par les échecs et les adversités. Ses exils à Trèves et à Rome contribuent à une meilleure compréhension entre Orient et Occident, à faire connaître également la vie monastique en Occident. Au cours de son exil chez les moines du désert d'Egypte, il écrit la vie de saint Antoine et encourage le mouvement d'intégration du monachisme dans l'Eglise.

Athanase meurt en 373. Il laisse une oeuvre particulièrement riche, qui témoigne de son amour et de sa relation très forte au Christ.

Source : missel Kephas.

mardi 13 septembre 2011

13 septembre : saint Jean Chrysostome, évêque et docteur de l'Eglise (+ 407)



Saint Jean Chrysostome est né à Antioche de Syrie (entre 344 et 354). Orphelin dès son plus jeune âge, il fut éduqué par sa mère qui le marqua fortement par sa piété et son ouverture d'esprit. Il reçut ensuite une formation solide auprès du rhéteur Libanios, qui l'initia à la langue et à la culture grecques ainsi qu'à l'éloquence pour laquelle il montra des dons exceptionnels.

Jean, attiré par le monachisme, prit bientôt du recul par rapport à la culture païenne. Jeune adulte, il reçut le baptême dans l'Eglise d'Antioche et fut nommé lecteur. Il se consacra alors à l'étude de l'Ecriture suivant la tradition exégétique d'Antioche en continuant à vivre chez lui. Puis, il s'éloigna pour se mettre à l'école d'un ascète, enfin il se retira dans un ermitage. Prière, contemplation, étude, ascèse rythmèrent ses journées pendant 6 ans. Le délabrement de sa santé, mais peut-être aussi l'émergence d'une autre vocation dans l'Eglise, l'amenèrent à quitter sa retraite. Il regagna Antioche où il fut ordonné prêtre en 386. Prédicateur d'envergure, non seulement la Parole de Dieu lui était connue par un travail exigeant, mais plus encore, il l'avait intériorisée, goûtée, longuement ruminée, elle avait pris corps en lui. Jean en avait expérimenté la force comme il l'écrivait lui-même : "La Parole, voilà l'instrument du médecin des âmes... C'est elle qui cautérise..., c'est elle qui relève l'âme abattue..., c'est elle qui retranche l'inutile, comble le vide". Pour lui, cette lecture priante et aimante de l'Ecriture n'était pas seulement l'affaire des moines et des clercs, mais celle de tout chrétien. Il le rappela abondamment.

Sa réputation s'étendit, ce qui lui valut d'être nommé évêque de Constantinople à la mort de Nectaire (397). Sa façon d'être tranchait avec celle de son prédécesseur : au lieu du luxe, il choisit le dénuement, au lieu de faire des compromis avec les grands, il les rappela à leurs devoirs, pointant la misère des pauvres et leur propre luxe (cf. Homélies). Enfin, il s'appliqua à réformer le clergé. Pasteur profondément aimé du peuple, il poursuivit son ministère de prédication. Sa parole sans détours ne tarda pas à lui attirer des ennemis, en particulier l'impératrice Eudoxie. C'est ainsi qu'en 403, Jean fut déposé au concile du Chêne et condamné à l’exil. Mais l'émeute populaire qui se déchaîna à l'annonce de sa condamnation amena l'impératrice à revenir sur sa décision. Jean regagna Constantinople, mais pour quelques mois seulement. En 404, il fut de nouveau condamné à l'exil, à Cucuse (Basse Arménie) où il passa 3 ans pendant lesquels il écrivit beaucoup. Les "Lettres à Olympias" témoignent de cette période. Son rayonnement devenant gênant, le pouvoir impérial décida de l'éloigner. Il mourut d'épuisement avant d'être arrivé au lieu de sa nouvelle résidence, le 14 septembre 407, après avoir proclamé : "Gloire à Dieu en toutes choses".

Si Jean fut surnommé Chrysostome (Bouche d'Or), c'est en raison de son éloquence. S'il fut canonisé, c'est en raison de son héroïsme et de la sainteté de sa vie.

Source : missel Kephas.
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samedi 28 août 2010

28 août : saint Augustin (+ 430)

Après avoir fêté hier sainte Monique, nous fêtons aujourd'hui 28 août saint Augustin, son fils. La photo ci-dessus montre l'église saint Augustin à Rome, où seraient conservées les reliques de sainte Monique. Lors de l'audience générale du mercredi 25 août, le pape Benoît XVI a reparlé de saint Augustin, pour louer sa soif de vérité.

Saint Augustin est né à Thagaste (dans l'actuelle Algérie) le 13 novembre 354. Intellectuel brillant, il est successivement professeur de rhétorique à Thagaste, Carthage, Milan. Insatisfait du christianisme de son enfance, il se tourne vers le manichéisme, mouvement sectaire d'inspiration gnostique proposant des réponses assez simplistes, entre autres sur le problème du mal. Il s'en détachera grâce à l'enseignement de saint Ambroise, alors évêque de Milan, et à la découverte de la philosophie platonicienne. Augustin « rencontre » bientôt le Christ qu'il « cherchait en dehors alors qu'il était au-dedans de lui ». Il découvre en celui-ci l’unique médiateur pour parvenir à la « patrie ». « Si tu cherches la Vérité, écrira-t-il plus tard, suis la Voie c’est aussi la Vérité… C’est par le Christ que tu viens au Christ… au Christ Dieu par le Christ homme ; par le Verbe fait chair au Verbe qui était au commencement auprès de Dieu » (Homélies sur l’évangile de Jean).

Il est baptisé en 387. Depuis un an, date de sa conversion, il mène une vie communautaire de type monastique à Cassiacum, puis à Milan et enfin à Thagaste (388-391), s’adonnant à l’ascèse et à l’étude des écritures. Les Confessions, relecture tardive de ce cheminement, témoignent tout autant de la miséricorde de Dieu que de la misère humaine. Cette expérience personnelle fournira à Augustin de quoi méditer sur un thème qui lui est cher : l’interaction entre la grâce de Dieu et le libre arbitre de l’homme.

En 391, il est ordonné prêtre. Cinq ans plus tard, il devient évêque d'Hippone. Dans une Afrique divisée par le schisme donatiste, puis par le pélagianisme, dans un monde en crise (Rome tombe aux mains des barbares en 410), Augustin se révèle un pasteur et un théologien d’une envergure exceptionnelle. Sa prédication, abondante, se nourrit de la Parole de Dieu, des Psaumes, de l’Evangile (saint Jean en particulier), des mystères célébrés dans la liturgie. Sa réflexion dogmatique est dense, comme en témoignent le De Trinitate et la Cité de Dieu. De l’ensemble de son œuvre (une centaine d’ouvrages) se dégage une vision forte et belle de l’Eglise, née du côté transpercé du Christ. Marie, Vierge et Mère, en est l’image : « l’Eglise imite la mère de son époux et de son Seigneur, car elle aussi est mère et vierge. Marie a engendré corporellement la tête de ce Corps, l’Eglise engendre spirituellement les membres de cette tête » (De S. Virg.).

Augustin, qui avait découvert « l'amour jusqu'au mépris de soi » et pouvait dire en vérité « aime et fais ce que tu veux », s'éteignit en 430 dans une cité assiégée par les Vandales. Son œuvre a profondément marqué l'Eglise et la civilisation occidentale.

Source : missel Kephas
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lundi 28 juin 2010

28 juin : saint Irénée de Lyon (évêque et martyr, + v. 201)


J'aime beaucoup saint Irénée, dont le livre "Contre les hérésies" est un magnifique témoignage de foi d'un des premiers évangélisateurs de notre pays.

Irénée venait d'Asie Mineure comme beaucoup d'autres dans cette vallée du Rhône. Dans sa jeunesse, il avait été disciple de saint Polycarpe de Smyrne qui avait été lui-même un disciple de saint Jean l'Apôtre et Evangéliste. C'est peut-être ce qui lui donna le sens aigu de la tradition dans l'Église: transmission d'homme à homme du dépôt de la foi. On le retrouve à Lyon. On ne sait pourquoi, car il ne s'est pas expliqué sur les raisons de son voyage. On ne sait pas non plus comment il échappe à la grande persécution qui décime les Églises de Lyon et de Vienne. Etait-il en mission à Rome comme on l'a dit? En tous cas, il succède à saint Pothin l'évêque de Lyon, mort martyr pendant cette persécution. Il ne cesse de se dépenser au service de la paix des Églises.

Un grand danger le préoccupe: les doctrines gnostiques qui se répandent dangereusement. Elles nient l'Incarnation du Fils de Dieu et mettent en péril l'intégrité de la foi. Saint Irénée les étudie très minutieusement, enquête, interroge, lit. Armé par cette connaissance approfondie de l'adversaire, il rédige un important traité "Contre les hérésies" pour réfuter ces doctrines ésotériques.

En même temps, il intervient auprès du pape pour l'empêcher d'exclure de la communion de l'Église les communautés qui fêtent Pâques à une autre date que l'Église romaine. Il n'oubliait pas que son nom signifie: "le pacifique". L'intelligence, la charité et le sens de la Tradition apostolique resplendissent dans ses œuvres. Il fut le premier grand théologien de l'Église d'Occident et mourut peut-être martyr.

"Il est meilleur et plus utile d’être ignorant et de peu de savoir, mais de s’approcher de Dieu par l’amour, que de se croire savant et habile au point de se trouver blasphémateur à l’égard de son Seigneur pour avoir imaginé un autre Dieu et Père que Lui."

Saint Irénée - Contre les hérésies II.26


Sources : site Nominis et le centre Béthanie
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vendredi 4 juin 2010

Evagre le Pontique, citation : l'ange de la guérison



« La prière est une défense contre la tristesse et le découragement. »


Prière 16



Evagre ne se contente pas de décrire le difficile chemin qu’il faut parcourir pour que notre prière ne soit plus troublée par les pensées, les émotions, les besoins et les préoccupations. Il célèbre aussi l’effet bénéfique de la prière sur l’âme humaine. Elle exclut la tristesse et le découragement. Aujourd’hui, beaucoup de gens souffrent de dépression. Ils essayent d’en garder le contrôle grâce à des médicaments. Ou bien ils suivent une thérapie pour se libérer de leurs états d’âme dépressifs. Les premiers moines voyaient dans la prière la véritable thérapie de l’âme. Celui qui parcourt la voie de la prière est guéri de la tristesse et du découragement.

Mais comment la prière peut-elle guérir notre âme frappée de dépression ? Evagre ne pense sûrement pas ici à la prière implorante, par laquelle nous supplions Dieu de nous guérir de la dépression. Pour Evagre, la prière consiste plutôt à offrir à Dieu nos sentiments de tristesse. Je me mets devant Dieu avec mon état d’âme dépressif et j’imagine que l’amour de Dieu s’écoule dans ma tristesse et mon découragement. Je me concentre sur ma respiration et je laisse à travers elle l’amour et la lumière du Seigneur pénétrer dans les abîmes obscurs de ma dépression. Il est alors possible que mon état d’âme devienne plus serein et que, au cœur de ma tristesse, je ressente une paix profonde.

Je peux aussi joindre à ma respiration la prière du cœur. A chaque respiration, je superpose la prière à ma tristesse : « Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, aie pitié de moi ! » J’accepte mon état d’âme dépressif. Je ne commence pas à lutter contre elle. Mais je ne me laisse pas pour autant emprisonner. J’ajoute la prière à mon état d’âme de tristesse. De cette manière, je peux lentement me rasséréner.

Toutefois, cela demande parfois beaucoup de temps avant que la prière ne crée, au centre de ma tristesse, un espace de paix. Alors, à travers elle, l’ange de Dieu descend dans ma tristesse et mon découragement et m’enveloppe comme un manteau d’espérance et de joie.

Source : « La voix du désert – Quarante méditations avec les Pères » Anselm Grün. Editions Parole et Silence.
 
C’est un petit livre magnifique !
 Une biographie d’Evagre le Pontique par sœur Véronique Dupont, cistercienne (Osb Venières), figure sur la page web :


http://www.scourmont.be/studium/dupont/vol1/chapiv.html
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lundi 23 novembre 2009

Saint Clément de Rome (4ème pape)



Illustration: saints Cyrille et Méthode amenant les restes de saint Clément à Rome; fresque du XIème siècle, Basilique Saint-Clément de Rome (cette fresque se situe dans la crypte de la basilique, non loin du tombeau de saint Cyrille, très vénéré par les chrétiens de l'est de l'Europe)

Disciple de saint Paul qui en parle dans sa lettre aux Philippiens (4.3), saint Clément est l'un des premiers successeurs de saint Pierre sur le siège de Rome. Mais on sait peu de choses de son pontificat en ce temps de l'Eglise naissante. Sa lettre aux Corinthiens est le premier document où l'on voit l'Eglise de Rome intervenir dans une autre Eglise pour qu'y vive la charité, document inappréciable par la fraîcheur du texte si proche des rédactions des évangélistes. Selon la tradition, non vérifiée, il aurait été exilé en Crimée à Cherson où il aurait subi le martyre par noyade. Ses reliques furent ramenées à Rome par les saints Cyrille et Méthode au IXe siècle.

Il reçut l’épiscopat de Rome le troisième à partir des Apôtres Pierre et Paul (après saint Pierre, se sont succédés saint Lin et saint Clet, puis saint Clément). “Il avait vu, dit saint Irénée, les Apôtres eux-mêmes et avait été en relation avec eux: leur prédication résonnait encore à ses oreilles et leurs travaux étaient encore devant ses yeux”. Un grave dissentiment s’étant produit chez les chrétiens de Corinthe, il leur écrivit une lettre remarquable pour rétablir entre eux la concorde et la paix.


Sources: site Nominis et Wikipedia

La lettre in extenso en français est sur les liens suivants:
http://seigneurjesus.free.fr/epitreclement.htm
http://cathoweb.org/IMG/pdf/Clement_Rome.pdf
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mercredi 30 septembre 2009

Saint Jérôme. Père et docteur de l'Eglise (+ 30 septembre 420)



"Ignorer les Écritures, c'est ignorer le Christ"
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Saint Jérôme est connu pour sa traduction latine de la Bible, la Vulgate, devenue la version officielle de l’Eglise romaine. Il est né vers 347 à Stridon (entre la Dalmatie et la Pannonie). De famille chrétienne aisée, il poursuit ses études à Rome, où il acquiert une vaste culture.

Jérôme est un étudiant romain plein d'allant. Il demande le baptême à 19 ans (vers 366, avant son séjour à Trèves) et son tempérament entier ne conçoit d'autre vie que consacrée à Dieu. Mais où et comment ? A la recherche de sa vocation, il se fixe à Aquilée après son retour de Trèves pour y mener une vie monastique, puis il se met à voyager. Il passe tout d'abord deux années dans le désert de Chalcis en Syrie : un petit stage d'érémitisme ascétique et contemplatif, dans la méditation amoureuse des Ecritures, est la meilleure formation pour le service du Seigneur. Mais Jérôme a besoin d'action (il faut dire qu’il s’est aussi brouillé avec les moines, étant d’un caractère peu commode). Il se rend alors à Antioche, fameuse pour son école exégétique. Il y apprend le grec et l'hébreu et y reçoit le sacerdoce. Passant par Constantinople, il découvre l'exégèse d'Origène et se met sous la direction de saint Grégoire de Nazianze. Mais toujours indécis sur ce qu'il doit devenir, il retourne à Rome. Là sa grande culture fait de lui le secrétaire du pape Damase, qui le charge de réviser les traductions latines du Psautier et des Evangiles. Il a aussi beaucoup de succès auprès des laïcs : un petit cercle de dames chrétiennes, des admiratrices inconditionnelles dont il est le père spirituel, se rassemble autour de lui.

A la mort de saint Damase, il doit quitter Rome où son bouillant caractère lui a valu beaucoup d'ennemis. Ses "dames" le suivent jusqu'à Bethléem où il fonde pour elles un petit monastère, qu’une aristocrate romaine aisée, Paula, fit construire, où il commença son travail de traduction. Il a trouvé le lieu de sa vocation. Il se consacre à l'étude de la Bible qu'il traduit en latin, "la Vulgate", sans négliger de se brouiller avec de nombreuses personnalités et de s'immiscer dans toutes les querelles de l'époque. Jérôme était un érudit de langue latine à une époque où cela impliquait de parler couramment le grec. Il savait un peu d'hébreu quand il commença son projet de traduction, mais à Bethléem il améliora sa connaissance de la langue et son approche de la technique juive du commentaire scripturaire. Il commença en 382 par la modification de la version latine du Nouveau Testament qui circulait à l'époque, connue sous le nom de Vetus Latina. Dans les années 390, il se tourna vers l'Ancien Testament, et le traduisit de l'hébreu, en connaissant en parallèle la version grecque des Septante. Il vint à bout de cette entreprise vers 405.

Au cours des quinze années suivantes, jusqu'à sa mort, il écrivit nombre de commentaires sur l'Écriture, souvent pour expliquer ses choix de traduction. Sa connaissance de l'hébreu donne également à ses traités exégétiques (en particulier ceux écrits après 386) une valeur supérieure à celle de la plupart des commentaires patristiques.

Il passe, dans l'histoire, pour l'un des plus mauvais caractères de la communion des saints. Mais son affectivité exacerbée le rend très proche de nous. Même s’il a été irascible et vindicatif, on l'admire pour son amour du Christ et de la Parole de Dieu.

A lire: lors de la catéchèse de Benoît XVI à l'audience générale du 7 novembre 2007 l'évocation de saint Jérôme, qui "mit la Bible au coeur de son existence et en réalisa une traduction latine. Il la commenta dans ses écrits mais surtout s'appliqua à la vivre quotidiennement" :
http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2007/documents/hf_ben-xvi_aud_20071107_fr.html
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Sources : le missel Kephas, le site Nominis et Wikipedia.
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