Simple fidèle de l'Église catholique à Montpellier (Hérault), assistant souvent aux offices du couvent des frères Carmes.
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dimanche 11 décembre 2016
Décret de Damase (382)
Nous fêtons aujourd'hui le pape saint Damase 1er (305-384). Celui-ci est connu par plusieurs de ces actions. Celle qui nous intéresse aujourd'hui est le "décret de Damase", publié lors du concile de Rome réuni en 382, qui établit la liste du canon des Écritures Saintes. Il sera repris ensuite in extenso à divers moments, dont de façon très solennelle au concile œcuménique de Trente (1545-1563).
Il nous faut maintenant parler des divines Écritures, de ce que reçoit l'Église catholique universelle et de ce qu'elle doit éviter.
On commence par l'ordre de l'Ancien Testament. Genèse, un livre ; Exode, un livre ; Lévitique, un livre ; Nombres, un livre ; Deutéronome, un livre ; Jésus Navé, un livre ; Juges, un livre ; Ruth, un livre ; Rois, quatre livres ; Paralipomènes, deux livres ; Cent cinquante Psaumes, un livre ; Salomon, trois livres : Proverbes, un livre, Ecclésiaste, un livre, Cantique des Cantiques, un livre ; encore, Sagesse, un livre ; Ecclésiastique, un livre.
Puis l'ordre des prophètes, Isaïe, un livre ; Jérémie, un livre, avec Cinoth, c'est-à-dire ses Lamentations ; Ézéchiel, un livre ; Daniel, un livre ; Osée, un livre ; Amos, un livre ; Michée, un livre ; Joël, un livre ; Abdias, un livre ; Jonas, un livre ; Nahum, un livre ; Habacuc, un livre ; Sophonie, un livre ; Aggée, un livre ; Zacharie, un livre ; Malachie, un livre.
Puis l'ordre des histoires. Job, un livre ; Tobie, un livre ; Esdras, deux livres ; Esther, un livre ; Judith, un livre ; Macchabées, deux livres.
Puis l'ordre des Écritures du Nouveau et éternel Testament, que l'Église sainte et catholique reçoit. Évangiles : un livre selon Matthieu, un livre selon Marc, un livre selon Luc, un livre selon Jean.
Les épîtres de Paul, au nombre de quatorze : une aux Romains ; deux aux Corinthiens ; une aux Éphésiens ; deux aux Thessaloniciens ; une aux Galates ; une aux Philippiens ; une aux Colossiens ; deux à Timothée ; une à Tite ; une à Philémon ; une aux Hébreux.
Ensuite l'Apocalypse de Jean, un livre.
Et les Actes des Apôtres, un livre.
Puis les épîtres canoniques, au nombre de sept : deux épîtres de l'apôtre Pierre, une épître de l'apôtre Jacques, une épître de l'apôtre Jean, deux épîtres de l'autre Jean, le presbytre, une épître de l'apôtre Jude le zélote.
Tel est le canon du Nouveau Testament.
Source : site Documenta Catholica Omnia.
mardi 28 octobre 2014
28 octobre: Saints Simon le Cananéen (le zélote) et Jude Thaddée, apôtres (1er siècle)
Nous fêtons aujourd'hui 28 octobre les saints Simon et Jude, apôtres. Le premier était surnommé le Zélote et le second, fils de Jacques, était appelé aussi Thaddée.
Nous les considérons ensemble, non seulement parce que dans les listes des Douze, ils sont toujours rappelés l'un à côté de l'autre (cf. Mt 10, 4; Mc 3, 18; Lc 6, 15; Ac 1, 13), mais également parce que les informations qui les concernent ne sont pas nombreuses, en dehors du fait que le Canon néo-testamentaire conserve une lettre attribuée à Jude Thaddée.
Simon reçoit un épithète qui varie dans les quatre listes: alors que Matthieu et Marc le qualifient de "cananéen", Luc le définit en revanche comme un "zélote". En réalité, les deux dénominations s'équivalent, car elles signifient la même chose: dans la langue juive, en effet, le verbe qana' signifie: "être jaloux, passionné" et peut être utilisé aussi bien à propos de Dieu, en tant que jaloux du peuple qu'il a choisi (cf. Ex 20, 5), qu'à propos des hommes qui brûlent de zèle en servant le Dieu unique avec un dévouement total, comme Elie (cf. 1 R 19, 10). Il est donc possible que ce Simon, s'il n'appartenait pas précisément au mouvement nationaliste des Zélotes, fût au moins caractérisé par un zèle ardent pour l'identité juive, donc pour Dieu, pour son peuple et pour la Loi divine.
En ce qui concerne ensuite Jude Thaddée, il est ainsi appelé par la tradition qui réunit deux noms différents: en effet, alors que Matthieu et Marc l'appellent simplement "Thaddée" (Mt 10, 3; Mc 3, 18), Luc l'appelle "Jude fils de Jacques" (Lc 6, 16; Ac 1, 13) [...] On ne connaît que peu de choses de lui. Seul Jean signale une question qu'il posa à Jésus au cours de la Dernière Cène. Thaddée dit au Seigneur: "Seigneur, pour quelle raison vas-tu te manifester à nous, et non pas au monde?". C'est une question de grande actualité, que nous posons nous aussi au Seigneur: pourquoi le Ressuscité ne s'est-il pas manifesté dans toute sa gloire à ses adversaires pour montrer que le vainqueur est Dieu? Pourquoi s'est-il manifesté seulement à ses Disciples? La réponse de Jésus est mystérieuse et profonde. Le Seigneur dit: "Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui" (Jn 14, 22-23). Cela signifie que le Ressuscité doit être vu et perçu également avec le cœur, de manière à ce que Dieu puisse demeurer en nous. Le Seigneur n'apparaît pas comme une chose. Il veut entrer dans notre vie et sa manifestation est donc une manifestation qui implique et présuppose un cœur ouvert. Ce n'est qu'ainsi que nous voyons le Ressuscité.
A Jude Thaddée a été attribuée la paternité de l'une des Lettres du Nouveau Testament, qui sont appelées "catholiques" car adressées non pas à une Eglise locale déterminée, mais à un cercle très vaste de destinataires. Celle-ci est en effet adressée "aux appelés, bien-aimés de Dieu le Père et réservés pour Jésus Christ" (v. 1).
Que Simon le Cananéen ainsi que Jude Thaddée nous aident à redécouvrir toujours à nouveau et à vivre inlassablement la beauté de la foi chrétienne, en sachant en donner un témoignage à la fois fort et serein.
Sources : audience générale donnée par la pape Benoît XVI le 11 octobre 2006 pour le texte et site "réflexion chrétienne" pour l'image du vitrail
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lundi 8 avril 2013
Fête de l'Annonciation (reportée cette année le lundi 8 avril)
Fête de l'Annonciation: cette année, l'Annonciation à la Vierge Marie est fêtée lundi 8 avril car le 25 mars, date habituelle, tombait pendant la Semaine Sainte. Cette fête est d'abord celle de l'Incarnation puisque Dieu commence en Marie sa vie humaine qui conduira Jésus jusqu'à la Croix et la Résurrection, jusqu'à la Gloire de Dieu.
D’un point de vue liturgique, la semaine qui suit la fête de Pâques ne fait qu’un avec la fête elle-même. Pour cette raison, la fête de l’Annonciation est reportée au lundi qui suit le dimanche de la Miséricorde (deuxième dimanche de Pâques).
Source : Portail de l’Église Catholique en France
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dimanche 25 avril 2010
Saint Marc évangéliste (1er siècle: + v.75)
Source : site Nominis
Photo du dessus de la basilique Saint-Marc à Venise :
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samedi 17 avril 2010
« Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes » (Ac 5, 29)
Le pape Benoît XVI a célébré au Vatican une messe pour les membres de la Commission biblique pontificale et , dans une homélie improvisée, il a rappelé que « l'obéissance à Dieu » avait « le primat ». « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes », car cela « donne la liberté ».
Pour les chrétiens, obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes suppose de connaître vraiment Dieu et de vouloir vraiment lui obéir, a-t-il ajouté.
Source : agence Zenit
Cette citation du livre des Actes des apôtres avait aussi été mise en exergue par Jean-Paul II dans l'Evangile de la vie (n° 68-74) pour illustrer la distinction entre loi civile et loi morale.
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Pour les chrétiens, obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes suppose de connaître vraiment Dieu et de vouloir vraiment lui obéir, a-t-il ajouté.
Source : agence Zenit
Cette citation du livre des Actes des apôtres avait aussi été mise en exergue par Jean-Paul II dans l'Evangile de la vie (n° 68-74) pour illustrer la distinction entre loi civile et loi morale.
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jeudi 25 mars 2010
25 mars : Annonciation du Seigneur
En ce jour, 25 mars, nous fêtons l'Annonciation, annonce faite à Marie par l'ange Gabriel. Voici une belle homélie de saint Bernard de Claivaux (1090-1153) sur ce passage de l'Evangile: "Ecce ancilla Domini; fiat mihi secundum verbum tuum."
Voici la servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon ta parole. Ce fiat est l'expression d'un désir, et non d'une dernière hésitation. En disant ces mots, Marie exprime la vivacité de son désir plutôt qu'elle n'en demande la réalisation, à la façon de quelqu'un qui garderait des doutes. Rien n'interdit, toutefois, de voir dans ce fiat une prière. Car personne ne prie sans être animé par la foi et l'espérance. Dieu veut que nous lui demandions même les choses qu'il nous promet. C'est pourquoi, sans doute, il commence par nous promettre bien des choses qu'il a résolu de nous donner : la promesse éveille notre piété, et la prière nous fait mériter ce que nous allions recevoir gratuitement. C'est ainsi que le Seigneur, qui veut que tous les hommes soient sauvés, nous extorque des mérites : en nous prévenant et en nous donnant ces mérites qu'il récompensera, il agit gratuitement en nous-mêmes, afin de ne pas nous faire des dons immérités. La Vierge l'a compris, puisqu'au moment de la promesse gratuite elle joint le mérite de sa prière : « Qu'il me soit fait selon ta parole » (Lc 1, 38).
Source : missel Kephas
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mardi 16 mars 2010
Lecture: Luc 6, 45
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Bonus homo de bono thesauro cordis profert bonum, et malus homo de malo profert malum: ex abundantia enim cordis os eius loquitur.
Source: Vulgate (révision Vatican XXème siècle)
L'homme bon, du bon trésor de son cœur, tire ce qui est bon, et celui qui est mauvais, de son mauvais fond, tire ce qui est mauvais ; car c'est du trop-plein du cœur que parle sa bouche.
Source: Bible de Jérusalem
L'homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l'homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c'est ce qui déborde du cœur.
Source: Bible de la Liturgie
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Bonus homo de bono thesauro cordis profert bonum, et malus homo de malo profert malum: ex abundantia enim cordis os eius loquitur.
Source: Vulgate (révision Vatican XXème siècle)
L'homme bon, du bon trésor de son cœur, tire ce qui est bon, et celui qui est mauvais, de son mauvais fond, tire ce qui est mauvais ; car c'est du trop-plein du cœur que parle sa bouche.
Source: Bible de Jérusalem
L'homme bon tire le bien du trésor de son cœur qui est bon ; et l'homme mauvais tire le mal de son cœur qui est mauvais : car ce que dit la bouche, c'est ce qui déborde du cœur.
Source: Bible de la Liturgie
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mardi 9 février 2010
Paroles du Christ dans l'Evangile selon saint Jean
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"Moi je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient en abondance." Jn 10,10
"Si quelqu'un entend mes paroles et n'y reste pas fidèle, moi, je ne le jugerai pas, car je ne suis pas venu juger le monde, mais le sauver.
Celui qui me rejette et n'accueille pas mes paroles aura un juge pour le condamner. La parole que j'ai prononcée, elle le condamnera au dernier jour." Jn 12, 47-48
Traduction: bible de la liturgie (AELF)
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dimanche 17 janvier 2010
Les noces de Cana (évangile du jour): une épiphanie
Aujourd'hui (2ème dimanche du temps ordinaire), nous avons lu l'épisode des noces de Cana, rapporté par l'évangile selon saint Jean (Jn 2, 1-11). Le site Wikikto en donne une explication éclairante.
Les Noces de Cana sont le cadre du premier miracle du Christ, au début de son ministère public (cf. Jn 2, 1-11 ; cet épisode ne se trouve que dans l'Évangile selon saint Jean) et constituent le deuxième mystère lumineux du Rosaire. Traditionnellement, cette "manifestation" (étymologiquement "épiphanie") de la divinité du Christ est commémorée, en même temps que l'adoration des mages et que le baptême de Jésus, le 6 janvier, lors de la solennité de l'Épiphanie.
Cana est une ville de Galilée, près du lac de Tibériade. Des sanctuaires y commémorent cet épisode.
Cette association des 3 épiphanies est traditionnelle. En effet, une prière du soir de l'épiphanie dit: "Trois prodiges ont marqué ce jour que nous honorons. Aujourd'hui l'étoile a conduit les mages à la crèche; aujourd'hui l'eau a été changée en vin au festin nuptial; aujourd'hui le Christ a voulu être baptisé par Jean dans le Jourdain, pour notre salut, alléluia."
Dans la forme ordinaire de la liturgie latine, nous fêtons séparément l'adoration des mages (2ème dimanche après Noël), le Baptême du Christ (dimanche dernier) et les noces de Cana (deuxième dimanche du temps ordinaire, mais seulement de l'année C).
Le site Sel et Lumière (télévision catholique du Canada) développe toute une intéressante réflexion biblique sur cet épisode.
L’évangile de dimanche dernier fut l’occasion de réfléchir au baptême de Jésus dans le Jourdain de même qu’à notre propre engagement baptismal. Dans l’Évangile de ce dimanche (Jean 2, 1-11), les noces de Cana représentent une manifestation de la gloire de Dieu, la suite du thème de l’Épiphanie du Christ et l’inauguration de la mission divine sur terre par le Baptême de Jésus. Ce texte inspirant de la prière du soir (Vêpres) de la Fête de l’Épiphanie nous déclare : trois mystères distinguent ce jour saint; aujourd’hui, l’étoile mena les rois mages à l’enfant Jésus; aujourd’hui, l’eau se transforme en vin pour la fête du mariage; aujourd’hui, le Christ sera baptisé par Jean dans la rivière du Jourdain pour que l’on puisse obtenir le salut. Chaque événement est lié à une théophanie, par les preuves irréfutables d’une intervention divine, l’étoile, l’eau en vin, la voix des cieux et la colombe.-
(...)
samedi 9 janvier 2010
Quatre mots grecs pour dire aimer
Le grec utilise quatre termes pour dire aimer : stergein, eran, philein, agapan. D'après le cours de théologie morale du P. Michel LABOURDETTE (op) :
Stergein, spécialisé dans l'amour des parents pour les enfants, ne paraît pas dans la Bible grecque. Eran, “aimer passionnément, désirer avoir”, était trop compromis dans l'idée de l'amour charnel (seule conservée dans les dérivations françaises : érotisme). Platon l'avait élevé à des significations plus pures, en développant la dialectique de l'amour. La Septante (traduction de la Bible en grec avant la naissance du Christ) l'a utilisé quelquefois pour désigner l'amour passionné de la Sagesse (Prov. 4, 6 ; Sap. 8, 2). Le Nouveau Testament ne l'emploie pas.
Restent les deux verbes agapan et philein, dont les nuances sont instructives. philein, c'est l'affection vive, le sentiment profond d'attachement ; agapan met en avant l'idée de choix, d'élection libre, d'amour qui donne plus qu'il ne s'éprouve. Pour exhorter à aimer un ennemi, on ne dira pas philein, car, même si le sentiment d'affection vient, il n'est pas premier ; on dira agapan, parce que c'est avant tout une volonté, un choix.
Le Père Réal sur son blog dit à peu près la même chose.
1- Stergein : désigne l’amour des parents pour leurs enfants.
2- Eran (du mot eros) : désigne l’amour qui désire quelque chose, amour centré sur soi.
3- Philein : désigne l’amour chargé de sensibilité, d’affection entre amis, d’amitié. C’est de ce mot que vient le mot philosophie qui veut dire amour de la sagesse.
4- Agapan : désigne un amour de préférence, un amour de choix, où l’intelligence et la volonté portent à aimer quelqu’un plus qu’un autre.
C’est le mot “agapan” que saint Paul a utilisé dans son hymne à l’amour. C’est cet amour intelligent et volontaire que saint Paul nous invite à faire grandir dans notre vie pour vraiment accomplir quelque chose. Avec la foi et l’espérance, l’amour “agapan” est une vertu théologale [...]
Alors, cet amour saint Paul nous montre bien que c’est un amour actif et non pas perdu dans les vapeurs. Saint Paul écrit : “l’amour prend patience; l’amour rend service; l’amour ne jalouse pas; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil; il ne fait rien de malhonnête; il ne cherche pas son intérêt; il ne s’emporte pas; il n’entretient pas de rancune; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.”
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mardi 5 janvier 2010
Joyeuse année 2010 !
A tous ceux qui passent sur ce blog:
Que l'année 2010 vous comble de joie !
"Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur, je le dis encore, réjouissez-vous."
Epître de saint Paul aux Philippiens: 4, 4
Que l'année 2010 vous comble de joie !
"Réjouissez-vous sans cesse dans le Seigneur, je le dis encore, réjouissez-vous."
Epître de saint Paul aux Philippiens: 4, 4
vendredi 11 décembre 2009
Saint Damase 1er - pape (+ 11 décembre 384)
Ce pape, le 37ème, eut une grande importance dans l'histoire de l'Eglise. En plus de sa défense de la foi catholique et de l'organisation du culte des martyrs, il confia à saint Jérôme le soin de traduire l'ensemble de la Bible en latin, en révisant les traductions d'alors.
Fils de prêtre et membre du clergé romain par tradition familiale, Damase est élu Pape en 366 dans une époque troublée par les dissensions théologiques et les querelles de partis. On lui opposera même un antipape durant quelque temps. Il soutient la foi en la Trinité que les ariens combattaient.
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Son pontificat, pendant lequel il eut affaire à des interlocuteurs de grande envergure comme les saints Ambroise de Milan et Basile de Césarée, fut marqué par des interventions efficaces en faveur de la foi de Nicée lors de conciles locaux. C'est à l'occasion d'un de ces conciles, à Rome en 377, que s'ébaucha la réfutation de l'apollinarisme et aussi des doctrines niant la divinité du Saint-Esprit, lesquelles furent condamnées par le concile œcuménique de Constantinople en 381.
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En même temps, il œuvra en faveur de la réconciliation des fidèles que divisaient alors les problèmes de la traduction entre le grec, langue traditionnelle de l'Eglise et le latin, langue populaire qui devenait la langue usuelle de l'Italie. Il eut l'audace de commander à saint Jérôme la traduction latine de la Bible, ce sera la Vulgate.
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En 382, lors d'un concile qu'il réunit à Rome, pour la première fois, la péricope de Mt 16, 19, "Tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Eglise...", fut utilisée explicitement pour affirmer le primat romain face au patriarche de Constantinople. Ce concile portait sur la légitimité de l’évêque d’Antioche (au concile prennent part Ambroise, Valérien, Arcole et Jérôme) ; il envoya des lettres synodales à Paulin d’Antioche et établit une liste des divines Écritures, le « canon des Ecritures » (le fameux « décret de Damase »).
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Il organisa le culte des martyrs, nettoya et agrandit les catacombes où ils étaient inhumés et, sur leur tombe, il grava et composa des épigrammes qui firent de lui un des premiers poètes latins chrétiens. Il fit écrire sur les murs des catacombes de saint Calixte : "Moi aussi, Damase, c'est ici que j'eusse voulu reposer si je n'avais pas craint de profaner les cendres des saints", et il se fit humblement enterrer dans une église voisine. Il mourut en 384.
Sources: site Nominis et missel Kephas
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Son histoire est aussi fort bien exposée sur le site Compilhistoire
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samedi 17 octobre 2009
Saint Luc (évangéliste)
Saint Luc est un des quatre évangélistes de la Bible. Luc est représenté symboliquement par un jeune taureau ailé, l'un des "quatre vivants" de l'Apocalypse, repris du livre d’Ézéchiel. Il est fêté le 18 octobre.
Il n'a pas connu lui-même le Christ, durant son ministère public. Sur la base des témoignages oraux et écrits reçus, il a rédigé un évangile et sa suite (en partie vécue par lui-même) qu'on appelle les Actes des Apôtres, dédiés à Théophile. C'est dans l'Evangile selon saint Luc que se trouvent les trois cantiques chantés ou dits quotidiennement dans la liturgie des heures : Benedictus (laudes), Magnificat (vêpres) et Nunc dimittis (complies). Ce sont les cantiques, respectivement, de Zacharie, Marie et Syméon.
Luc était médecin, ami de saint Paul; il l'a suivi dans ses déplacements. Saint Irénée de Lyon dit dans son Adversus Haereses (3, prologue ; écrit vers 180): "De son côté Luc, le compagnon de Paul, consigna en un livre l'Évangile que prêchait Paul."
Un ancien prologue grec de l'évangile selon saint Luc, daté de la fin du IIe siècle, indique : "Luc était un syrien d'Antioche, médecin de profession, disciple des apôtres, et plus tard un accompagnateur de Paul jusqu'à son martyre. Il servit le Seigneur sans divertissement, sans femme et sans enfants. Il mourut à l'âge de 84 ans, en Béotie, rempli du Saint Esprit."
Padoue conserve les reliques de saint Luc dans la "splendide basilique Sainte-Justine" (dixit Jean-Paul II).
Message du pape Jean-Paul II le 15 octobre 2000 à l'évêque de Padoue, à l'occasion de la saint Luc:
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/speeches/2000/oct-dec/documents/hf_jp-ii_spe_20001017_san-luca_fr.html
Source: Wikikto
mercredi 30 septembre 2009
Saint Jérôme. Père et docteur de l'Eglise (+ 30 septembre 420)
"Ignorer les Écritures, c'est ignorer le Christ"
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Saint Jérôme est connu pour sa traduction latine de la Bible, la Vulgate, devenue la version officielle de l’Eglise romaine. Il est né vers 347 à Stridon (entre la Dalmatie et la Pannonie). De famille chrétienne aisée, il poursuit ses études à Rome, où il acquiert une vaste culture.
Jérôme est un étudiant romain plein d'allant. Il demande le baptême à 19 ans (vers 366, avant son séjour à Trèves) et son tempérament entier ne conçoit d'autre vie que consacrée à Dieu. Mais où et comment ? A la recherche de sa vocation, il se fixe à Aquilée après son retour de Trèves pour y mener une vie monastique, puis il se met à voyager. Il passe tout d'abord deux années dans le désert de Chalcis en Syrie : un petit stage d'érémitisme ascétique et contemplatif, dans la méditation amoureuse des Ecritures, est la meilleure formation pour le service du Seigneur. Mais Jérôme a besoin d'action (il faut dire qu’il s’est aussi brouillé avec les moines, étant d’un caractère peu commode). Il se rend alors à Antioche, fameuse pour son école exégétique. Il y apprend le grec et l'hébreu et y reçoit le sacerdoce. Passant par Constantinople, il découvre l'exégèse d'Origène et se met sous la direction de saint Grégoire de Nazianze. Mais toujours indécis sur ce qu'il doit devenir, il retourne à Rome. Là sa grande culture fait de lui le secrétaire du pape Damase, qui le charge de réviser les traductions latines du Psautier et des Evangiles. Il a aussi beaucoup de succès auprès des laïcs : un petit cercle de dames chrétiennes, des admiratrices inconditionnelles dont il est le père spirituel, se rassemble autour de lui.
A la mort de saint Damase, il doit quitter Rome où son bouillant caractère lui a valu beaucoup d'ennemis. Ses "dames" le suivent jusqu'à Bethléem où il fonde pour elles un petit monastère, qu’une aristocrate romaine aisée, Paula, fit construire, où il commença son travail de traduction. Il a trouvé le lieu de sa vocation. Il se consacre à l'étude de la Bible qu'il traduit en latin, "la Vulgate", sans négliger de se brouiller avec de nombreuses personnalités et de s'immiscer dans toutes les querelles de l'époque. Jérôme était un érudit de langue latine à une époque où cela impliquait de parler couramment le grec. Il savait un peu d'hébreu quand il commença son projet de traduction, mais à Bethléem il améliora sa connaissance de la langue et son approche de la technique juive du commentaire scripturaire. Il commença en 382 par la modification de la version latine du Nouveau Testament qui circulait à l'époque, connue sous le nom de Vetus Latina. Dans les années 390, il se tourna vers l'Ancien Testament, et le traduisit de l'hébreu, en connaissant en parallèle la version grecque des Septante. Il vint à bout de cette entreprise vers 405.
Au cours des quinze années suivantes, jusqu'à sa mort, il écrivit nombre de commentaires sur l'Écriture, souvent pour expliquer ses choix de traduction. Sa connaissance de l'hébreu donne également à ses traités exégétiques (en particulier ceux écrits après 386) une valeur supérieure à celle de la plupart des commentaires patristiques.
Il passe, dans l'histoire, pour l'un des plus mauvais caractères de la communion des saints. Mais son affectivité exacerbée le rend très proche de nous. Même s’il a été irascible et vindicatif, on l'admire pour son amour du Christ et de la Parole de Dieu.
Jérôme est un étudiant romain plein d'allant. Il demande le baptême à 19 ans (vers 366, avant son séjour à Trèves) et son tempérament entier ne conçoit d'autre vie que consacrée à Dieu. Mais où et comment ? A la recherche de sa vocation, il se fixe à Aquilée après son retour de Trèves pour y mener une vie monastique, puis il se met à voyager. Il passe tout d'abord deux années dans le désert de Chalcis en Syrie : un petit stage d'érémitisme ascétique et contemplatif, dans la méditation amoureuse des Ecritures, est la meilleure formation pour le service du Seigneur. Mais Jérôme a besoin d'action (il faut dire qu’il s’est aussi brouillé avec les moines, étant d’un caractère peu commode). Il se rend alors à Antioche, fameuse pour son école exégétique. Il y apprend le grec et l'hébreu et y reçoit le sacerdoce. Passant par Constantinople, il découvre l'exégèse d'Origène et se met sous la direction de saint Grégoire de Nazianze. Mais toujours indécis sur ce qu'il doit devenir, il retourne à Rome. Là sa grande culture fait de lui le secrétaire du pape Damase, qui le charge de réviser les traductions latines du Psautier et des Evangiles. Il a aussi beaucoup de succès auprès des laïcs : un petit cercle de dames chrétiennes, des admiratrices inconditionnelles dont il est le père spirituel, se rassemble autour de lui.
A la mort de saint Damase, il doit quitter Rome où son bouillant caractère lui a valu beaucoup d'ennemis. Ses "dames" le suivent jusqu'à Bethléem où il fonde pour elles un petit monastère, qu’une aristocrate romaine aisée, Paula, fit construire, où il commença son travail de traduction. Il a trouvé le lieu de sa vocation. Il se consacre à l'étude de la Bible qu'il traduit en latin, "la Vulgate", sans négliger de se brouiller avec de nombreuses personnalités et de s'immiscer dans toutes les querelles de l'époque. Jérôme était un érudit de langue latine à une époque où cela impliquait de parler couramment le grec. Il savait un peu d'hébreu quand il commença son projet de traduction, mais à Bethléem il améliora sa connaissance de la langue et son approche de la technique juive du commentaire scripturaire. Il commença en 382 par la modification de la version latine du Nouveau Testament qui circulait à l'époque, connue sous le nom de Vetus Latina. Dans les années 390, il se tourna vers l'Ancien Testament, et le traduisit de l'hébreu, en connaissant en parallèle la version grecque des Septante. Il vint à bout de cette entreprise vers 405.
Au cours des quinze années suivantes, jusqu'à sa mort, il écrivit nombre de commentaires sur l'Écriture, souvent pour expliquer ses choix de traduction. Sa connaissance de l'hébreu donne également à ses traités exégétiques (en particulier ceux écrits après 386) une valeur supérieure à celle de la plupart des commentaires patristiques.
Il passe, dans l'histoire, pour l'un des plus mauvais caractères de la communion des saints. Mais son affectivité exacerbée le rend très proche de nous. Même s’il a été irascible et vindicatif, on l'admire pour son amour du Christ et de la Parole de Dieu.
A lire: lors de la catéchèse de Benoît XVI à l'audience générale du 7 novembre 2007 l'évocation de saint Jérôme, qui "mit la Bible au coeur de son existence et en réalisa une traduction latine. Il la commenta dans ses écrits mais surtout s'appliqua à la vivre quotidiennement" :http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/audiences/2007/documents/hf_ben-xvi_aud_20071107_fr.html
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Sources : le missel Kephas, le site Nominis et Wikipedia.
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