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dimanche 6 janvier 2013

Bonne fête de l’Épiphanie !



Joyeuse fête de l’Épiphanie ! Coïncidence, le 6 janvier, jour de la fête de l’Épiphanie tombe cette année un dimanche, ce qui nous permet, en France, de la fêter au jour exact.

Je rappelle le petit article que j'avais rédigé, il y a 3 ans, à ce sujet : http://fidele34.blogspot.fr/2010/01/epiphanie.html

L'été dernier, j'ai aussi eu l'occasion d'aller à Cologne. Et j'ai pu voir la châsse des rois mages dans la cathédrale de Cologne.



En effet, les reliques des rois mages sont censées être conservées dans cette cathédrale de Rhénanie. Alors que les reliques des présents sont censées être conservées au Mont Athos en Grèce.

Source : Wikipedia

samedi 9 janvier 2010

Quatre mots grecs pour dire aimer



Le grec utilise quatre termes pour dire aimer : stergein, eran, philein, agapan. D'après le cours de théologie morale du P. Michel LABOURDETTE (op) :

Stergein, spécialisé dans l'amour des parents pour les enfants, ne paraît pas dans la Bible grecque. Eran, “aimer passionnément, désirer avoir”, était trop compromis dans l'idée de l'amour charnel (seule conservée dans les dérivations françaises : érotisme). Platon l'avait élevé à des significations plus pures, en développant la dialectique de l'amour. La Septante (traduction de la Bible en grec avant la naissance du Christ) l'a utilisé quelquefois pour désigner l'amour passionné de la Sagesse (Prov. 4, 6 ; Sap. 8, 2). Le Nouveau Testament ne l'emploie pas.

Restent les deux verbes agapan et philein, dont les nuances sont instructives. philein, c'est l'affection vive, le sentiment profond d'attachement ; agapan met en avant l'idée de choix, d'élection libre, d'amour qui donne plus qu'il ne s'éprouve. Pour exhorter à aimer un ennemi, on ne dira pas philein, car, même si le sentiment d'affection vient, il n'est pas premier ; on dira agapan, parce que c'est avant tout une volonté, un choix.

Le
Père Réal sur son blog dit à peu près la même chose.

1- Stergein : désigne l’amour des parents pour leurs enfants.

2- Eran (du mot eros) : désigne l’amour qui désire quelque chose, amour centré sur soi.

3- Philein : désigne l’amour chargé de sensibilité, d’affection entre amis, d’amitié. C’est de ce mot que vient le mot philosophie qui veut dire amour de la sagesse.

4- Agapan : désigne un amour de préférence, un amour de choix, où l’intelligence et la volonté portent à aimer quelqu’un plus qu’un autre.

C’est le mot “agapan” que saint Paul a utilisé dans son hymne à l’amour. C’est cet amour intelligent et volontaire que saint Paul nous invite à faire grandir dans notre vie pour vraiment accomplir quelque chose. Avec la foi et l’espérance, l’amour “agapan” est une vertu théologale [...]

Alors, cet amour saint Paul nous montre bien que c’est un amour actif et non pas perdu dans les vapeurs. Saint Paul écrit : “l’amour prend patience; l’amour rend service; l’amour ne jalouse pas; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil; il ne fait rien de malhonnête; il ne cherche pas son intérêt; il ne s’emporte pas; il n’entretient pas de rancune; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout.”

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lundi 30 novembre 2009

Saint André (apôtre et martyr +62), fête le 30 novembre

Cathédrale Saint-André à Patras, où je suis allé en 2003 (j'avais pris cette photo alors):




Saint André est né à Bethsaïde en Galilée, il est frère de Simon Pierre et pêcheur avec lui, disciple de Jean-Baptiste, il fut le premier appelé par Jésus sur les bords du Jourdain ; il le suivit et lui amena son frère. La tradition rapporte qu’après la Pentecôte, il annonça l’Évangile en Achaïe et mourut en croix à Patras (une croix en forme de X, d'après la tradition). L’Église de Constantinople le vénère comme son illustre patron, de même que l'Ecosse, la Russie, la ville de Patras en Grèce...

Reliques de saint André à Patras (la tête, semble-t-il, image trouvée sur internet):




C'était un assoiffé de Dieu. Il avait entendu la prédication de Jean le Baptiste, avait sans doute reçu son baptême de pénitence et était devenu l'un de ses disciples. Il avait su discerner l'exacte mission de Jean. Aussi, quand il l'entendit désigner Jésus : "Voici l'agneau de Dieu", il le suivit pour ne plus le quitter. Dès cet appel, André devient apôtre, avant même d'en avoir reçu le titre. Il rencontre son frère Pierre et l'amène à Jésus. Il est l'homme qui sait nouer des contacts. Lors de la multiplication des pains, c'est André qui amène le jeune garçon portant ses cinq pains et ses deux poissons. Quand des Grecs veulent rencontrer Jésus, c'est à lui qu'ils s'adressent tout naturellement. Des sources tardives font état de son supplice à Patras en Grèce. Au 4e siècle, ses reliques furent transférées à Constantinople. Une importante relique, qui avait été déposée au XVe siècle au Vatican , fut restituée en 1966 aux Orientaux en signe de la volonté de communion entre l'Eglise de Rome et les patriarcats orientaux. L'Ukraine voudrait qu'il ait été le premier évangélisateur de Kiev et l'Ecosse l'a choisi comme patron national.


Le 30 novembre 2009, comme chaque année, le Saint-Père a adressé un message au Patriarche œcuménique de Constantinople à l’occasion de la fête de saint André, remis à SS Barthélémy I par le Cardinal Kasper, qui conduit la délégation romaine à Istanbul. Il y rappelle que la commémoration du patron de ce patriarcat, frère de saint Pierre, “doit encourager tous les chrétiens à répondre aux grands enjeux du moment, aux problèmes de plus en plus complexes qui se posent à la chrétienté”. Nos Eglises, écrit Benoît XVI, “se sont engagées depuis plusieurs décennies dans la voie du rétablissement de la pleine communion. Et même si l’objectif n’est pas atteint, de grands pas en avant ont été faits, qui ont permis un approfondissement de nos liens”. Cette ouverture guide les travaux de la Commission mixte pour le dialogue qui s’est récemment réunie à Chypre, consacrés “à la mission de l’Evêque de Rome dans la communion ecclésiale du premier millénaire”, un thème reconnaît le Pape, “qui mérite une étude approfondie et un dialogue prudent dans la perspective de rapprocher les traditions ecclésiales orientales et occidentales pour les intégrer... L’Eglise catholique voit dans le ministère pétrinien un don du Seigneur fait à son Eglise, qui ne peut être interprété comme pouvoir mais comme communion au service de la vérité et de la charité. L’Evêque de Rome, qui préside cette charité... est le Serviteur des Serviteurs de Dieu... A la lumière du modèle du premier millénaire, il convient de trouver ensemble les formes permettant au Successeur de Pierre d’accomplir un service d’amour envers tous et reconnu de tous”. Au long de ce chemin vers la pleine communion, “il faut offrir un témoignage commun en oeuvrant ensemble au bien de l’humanité, en défendant la dignité de la personne, en affirmant les valeurs fondamentales, en favorisant la justice et la paix. Les Eglises orthodoxe et catholique peuvent collaborer aussi dans la sensibilisation des gens aux responsabilités de l’humanité et à la défense de la création”. (source: VIS 091130 350)






Martyrologe romain
Rien n’a été promis à Pierre et à André par le Maître. Ils quittent leurs biens. Il nous faut considérer plutôt la volonté que la valeur des biens. Il quitte beaucoup celui qui ne garde rien pour lui. Il quitte beaucoup celui qui abandonne tout ce qu’il possède. Pierre et André abandonnèrent l’essentiel : l’un et l’autre renoncèrent au désir de posséder.
Saint Grégoire le Grand - Homélie sur l’Evangile

Source: site Nominis et Wikipedia
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