Simple fidèle de l'Église catholique à Montpellier (Hérault), assistant souvent aux offices du couvent des frères Carmes.
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mardi 28 octobre 2014
28 octobre: Saints Simon le Cananéen (le zélote) et Jude Thaddée, apôtres (1er siècle)
Nous fêtons aujourd'hui 28 octobre les saints Simon et Jude, apôtres. Le premier était surnommé le Zélote et le second, fils de Jacques, était appelé aussi Thaddée.
Nous les considérons ensemble, non seulement parce que dans les listes des Douze, ils sont toujours rappelés l'un à côté de l'autre (cf. Mt 10, 4; Mc 3, 18; Lc 6, 15; Ac 1, 13), mais également parce que les informations qui les concernent ne sont pas nombreuses, en dehors du fait que le Canon néo-testamentaire conserve une lettre attribuée à Jude Thaddée.
Simon reçoit un épithète qui varie dans les quatre listes: alors que Matthieu et Marc le qualifient de "cananéen", Luc le définit en revanche comme un "zélote". En réalité, les deux dénominations s'équivalent, car elles signifient la même chose: dans la langue juive, en effet, le verbe qana' signifie: "être jaloux, passionné" et peut être utilisé aussi bien à propos de Dieu, en tant que jaloux du peuple qu'il a choisi (cf. Ex 20, 5), qu'à propos des hommes qui brûlent de zèle en servant le Dieu unique avec un dévouement total, comme Elie (cf. 1 R 19, 10). Il est donc possible que ce Simon, s'il n'appartenait pas précisément au mouvement nationaliste des Zélotes, fût au moins caractérisé par un zèle ardent pour l'identité juive, donc pour Dieu, pour son peuple et pour la Loi divine.
En ce qui concerne ensuite Jude Thaddée, il est ainsi appelé par la tradition qui réunit deux noms différents: en effet, alors que Matthieu et Marc l'appellent simplement "Thaddée" (Mt 10, 3; Mc 3, 18), Luc l'appelle "Jude fils de Jacques" (Lc 6, 16; Ac 1, 13) [...] On ne connaît que peu de choses de lui. Seul Jean signale une question qu'il posa à Jésus au cours de la Dernière Cène. Thaddée dit au Seigneur: "Seigneur, pour quelle raison vas-tu te manifester à nous, et non pas au monde?". C'est une question de grande actualité, que nous posons nous aussi au Seigneur: pourquoi le Ressuscité ne s'est-il pas manifesté dans toute sa gloire à ses adversaires pour montrer que le vainqueur est Dieu? Pourquoi s'est-il manifesté seulement à ses Disciples? La réponse de Jésus est mystérieuse et profonde. Le Seigneur dit: "Si quelqu'un m'aime, il restera fidèle à ma parole; mon Père l'aimera, nous viendrons chez lui, nous irons demeurer auprès de lui" (Jn 14, 22-23). Cela signifie que le Ressuscité doit être vu et perçu également avec le cœur, de manière à ce que Dieu puisse demeurer en nous. Le Seigneur n'apparaît pas comme une chose. Il veut entrer dans notre vie et sa manifestation est donc une manifestation qui implique et présuppose un cœur ouvert. Ce n'est qu'ainsi que nous voyons le Ressuscité.
A Jude Thaddée a été attribuée la paternité de l'une des Lettres du Nouveau Testament, qui sont appelées "catholiques" car adressées non pas à une Eglise locale déterminée, mais à un cercle très vaste de destinataires. Celle-ci est en effet adressée "aux appelés, bien-aimés de Dieu le Père et réservés pour Jésus Christ" (v. 1).
Que Simon le Cananéen ainsi que Jude Thaddée nous aident à redécouvrir toujours à nouveau et à vivre inlassablement la beauté de la foi chrétienne, en sachant en donner un témoignage à la fois fort et serein.
Sources : audience générale donnée par la pape Benoît XVI le 11 octobre 2006 pour le texte et site "réflexion chrétienne" pour l'image du vitrail
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samedi 25 octobre 2014
L’Apôtre, un film juste et réaliste sur un sujet sensible
L'Apôtre est un film français écrit, réalisé et produit par Cheyenne-Marie Carron, sorti début octobre 2014. Il a obtenu le prix spécial de la fondation Capax Dei au festival Mirabile Dictu 2014. Son sujet, la conversion d’un musulman au christianisme, est très sensible, voire explosif. De ce fait, la réalisatrice n’a pas pu trouver de distributeur pour son film ; il ne passe que dans 2 salles à Paris, le Lincoln et les 7 parnassiens. Il est par ailleurs distribué par DVD.
Ma femme et moi avons reçu le DVD cette semaine et nous avons vu le film hier soir. Ce film vaut la peine d’être vu, vraiment !
Akim et Youssef sont deux frères, jeunes musulmans qui se destinent à devenir imams. Dans leur quartier la sœur d'un prêtre catholique est assassinée par un voisin de culture arabo-musulmane. Ce prêtre décide de continuer à vivre auprès de la famille de l'assassin, car il sent que cela les aide à vivre. Interpellé par cet acte de charité chrétienne, Akim s'engage dans un chemin de conversion au christianisme, aidé par quelques rencontres : celle de Julien, jeune garagiste qui l’invite à la cérémonie où ce prêtre baptise sa fille, et celle d’un autre converti de l’Islam qui va lui permettre de partager et sa nouvelle foi et ses souffrances. Ce chemin de conversion va opposer Akim à son frère et à l'ensemble de sa communauté. Le film met en évidence la déstabilisation de la famille d'Akim suite à sa conversion, mais aussi les liens familiaux très forts de cette famille qui veut malgré tout conserver des relations avec lui. Le film se termine sur une note plutôt optimiste d’acceptation du choix d’Akim.
L’auteur a su traiter un sujet très sensible, voire explosif, avec beaucoup de tact, en étant à la fois juste et réaliste. L’itinéraire de foi d’Akim est traité de façon très intéressante, mettant en lumière l’universalité de la charité chrétienne qui le séduit. Quant à la réaction de la famille, elle me semble abordée de façon bienveillante; les personnages sont sympathiques, y compris le frère d’Akim. Et Cheyenne Carron ne masque pas la violence des exaltés musulmans qui rendent le parcours de conversion si dangereux pour ceux qui viennent de l’Islam. Cet itinéraire avait été décrit de façon saisissante par Joseph Fadelle dans son livre « le prix à payer »; c’était dramatique, mais ici nous sommes en France où il y a une plus grande retenue, malgré tout. De plus les interventions de l’oncle d’Akim, imam, sont présentées sous un jour très favorable ; on est très loin d’une caricature de l’Islam.
En conclusion, il faut voir ce film, c’est un bon moment, on ne sent pas passer le temps (1h57), c’est un éclairage très intéressant sur une partie de la communauté arabo-musulmane de France et c’est un hommage original à la foi catholique en Jésus-Christ.
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samedi 24 août 2013
24 août : fête de saint Barthélemy, apôtre, identifié avec Nathanaël
Aujourd'hui, 24 août, nous fêtons saint Barthélemy, apôtre, qui est identifié par la liturgie de l'Eglise avec saint Nathanaël (Jn 1, 45-51). Contrairement à ce que dit l'encyclopédie Wikipédia, tous les exégètes ne rejettent pas cette identification, car elle est maintenue par la liturgie de l'Eglise catholique, comme en attestent le site Nominis, de la conférence des évêques de France, et le site Zenit (sur Facebook).
Nous
trouvons le nom de Barthélemy dans la liste des douze apôtres donnée par les
évangiles synoptiques (Matthieu, Marc et Luc). Nommé après Philippe, il a été
identifié — surtout depuis le IXe siècle — avec Nathanaël. Cette identification
a été entérinée par la liturgie de l’Église qui choisit comme lecture
l’Évangile de Jean (1.45-51), nous rapportant comment Philippe, après sa
rencontre avec Jésus, va trouver Nathanaël pour le conduire au Messie attendu
par Israël.
Nathanaël
apparaît comme un homme authentique, sans détour, familier de l’Écriture. Dans
la littérature rabbinique, l’expression « être sous le figuier » ne
signifie-t-elle pas « être assidu à l’étude amoureuse de la Parole de
Dieu ? » De la rencontre de Nathanaël avec Jésus, jaillit une confession
de foi : « Tu es le Fils de Dieu, le Roi d’Israël ». Elle sera
appelée à s’approfondir encore à la vue des merveilles de Dieu, dans
l’expérience de la réconciliation entre Dieu et l’homme, symbolisée par les
cieux ouverts. Et de fait, Nathanaël a été témoin de la résurrection du Christ
(Jean 21) qui nous ouvre le chemin de l’intimité avec le Père.
Nous
ignorons ce qu’est devenu Nathanaël après la Pentecôte et la dispersion des
Douze. Une tradition, rapportée par Eusèbe de Césarée, fait de lui l’évangélisateur
de l’Inde, tandis qu’une autre tradition en fait l’évangélisateur de l’Arménie
où il serait mort. Mais l’essentiel n’est pas là : Barthélemy est un
témoin de la grâce agissante de Dieu. Il nous invite à contempler Celui qui ne
cesse d’appeler les hommes à « participer à son dessein de salut ».
Source :
missel Kephas
mercredi 3 juillet 2013
3 juillet : fête de saint Thomas apôtre
Aujourd'hui nous fêtons saint Thomas l'apôtre. Thomas ne semble pas être un nom avant le IIe siècle, il est donc probable que le prénom Thomas vienne du personnage historique des débuts du christianisme (source: Wikipédia). Le site Nominis, toujours intéressant, le présente rapidement.
Thomas appelé Didyme (le Jumeau) fait partie du petit groupe de ces disciples que Jésus a choisis, dès les premiers jours de sa vie publique, pour en faire ses apôtres. Il est "l'un des Douze" comme le précise saint Jean (Jean 20. 24). Le même Jean nous rapporte plusieurs interventions de Thomas, qui nous révèlent son caractère. Lorsque Jésus s'apprête à partir pour Béthanie au moment de la mort de Lazare, il y a danger et les disciples le lui rappellent: "Rabbi, tout récemment les Juifs cherchaient à te lapider." Thomas dit alors aux autres disciples: "Allons-y, nous aussi, pour mourir avec lui." Dans cette parole est préfiguré le martyre futur de celui qui, dès le début, a donné sa vie à Jésus. Lors du dernier repas, lorsque Jésus annonce son départ, c'est Thomas, la gorge nouée sans doute, qui pose la question :"Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous le chemin?" - "Je suis le chemin, la vérité et la vie", répond Jésus. Mais, c'est grâce à ses questions et à ses doutes que Thomas, doit sa célébrité. Le voici qui revient d'on ne sait où: "Nous avons vu le Seigneur!" - "Si je ne vois pas dans les mains la marque des clous, si je ne mets pas ma main dans son côté, non, je ne croirai pas." Pour la postérité, il a reçu le qualificatif d'Incrédule. C'est grâce à cette incrédulité, à cet esprit scientifique pourrait-on dire, qui ne croit que ce qu'il a vérifié, que nous devons la certitude qui nous habite. On oublie souvent que Thomas est surtout le premier qui, devant le mystère des plaies du Christ ressuscité, a donné à Jésus son véritable titre: "Mon Seigneur et mon Dieu."
Source : site Nominis
mardi 27 décembre 2011
27 décembre : saint Jean apôtre et évangéliste
En ce jour du 27 décembre, nous fêtons saint Jean l'évangéliste et apôtre du Christ. La tradition de l'Eglise y voit la même personne. Cette tradition est contestée parfois par ceux qui y voient 2 personnes différentes, comme le théologien et exégète Marie-Emile Boismard. Le dernier en date est l'historien Jean-Christian Petitfils, qui a écrit un ouvrage remarquable sur Jésus, respectueux des écrits des auteurs cités, y compris lorsqu’ils sont chrétiens fidèles. Mais cela ne m'empêche pas de reprendre ici la vision traditionnelle de l'Eglise qui voit bien un seul et même homme fils de Zébédée, apôtre du Christ, évangéliste et aussi rédacteur de ses 3 épîtres et de l'Apocalypse.
Un homme avait deux fils, comme lui pêcheurs sur le lac de Tibériade. Jacques et Jean, les fils de Zébédée, ne manquaient pas de personnalité: on les appelait "fils du tonnerre". Grande était leur soif spirituelle. C'est pourquoi ils s'attachèrent à l'enseignement de Jean le Baptiste: "Celui qui vient derrière moi est plus grand que moi." Aussi, quand le Baptiste dit un matin, en leur montrant Jésus de Nazareth: "Voici l'agneau de Dieu." Jean suivit cet homme. Jacques dut hésiter encore. Lorsque quelques jours après, Jésus dit aux deux frères qui maillaient leurs filets: "Venez avec moi." Jacques et Jean suivirent le Maître.
Jean était jeune. Il avait un grand amour du Christ. Il pensait que celui du Christ était plus grand encore. Alors il s'appela: "le disciple que Jésus aimait." Il fera partie du petit groupe des fidèles d'entre les fidèles. Il est sur le Mont Thabor lors de la Transfiguration, à la Cène, tout contre Jésus et au Calvaire, le seul parmi les apôtres, au pied de la croix. C'est là que Jésus lui confie Marie, sa mère.
Selon la tradition de l'Église catholique, c'est toute l'Église qui est confiée à la Mère de Dieu. Au matin de Pâques, il court et précède Pierre au tombeau: "Il voit, il croit."
Une tradition ancienne veut que Jean vécut ensuite à Éphèse avec Marie. Qu'il y écrivit le quatrième évangile. Qu'un séjour à Patmos fut l'occasion d'une révélation qui devint l'Apocalypse. Qu'enfin, lorsqu'il fut vieux, il ne sut que répéter sans cesse l'essentiel de ce que le Christ lui avait enseigné et donné de découvrir: "Dieu est amour. Aimez-vous les uns les autres."
Selon la tradition, saint Jean aurait été amené d'Éphèse à Rome, chargé de fers, sous l'empereur Domitien. Il fut condamné par le sénat à être jeté dans l'huile bouillante. Cette condamnation fut exécutée devant l'actuelle Porte Latine. Il en sortit plus frais et plus jeune qu'il n'y était entré. Le fait n'est pas prouvé, mais il fallait bien que saint Jean soit venu à Rome, comme Pierre et Paul.
Source : site Nominis de la Conférence des évêques de France
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samedi 30 juillet 2011
ZENIT - Le tombeau de saint Philippe pourrait avoir été retrouvé
ZENIT - Le tombeau de saint Philippe pourrait avoir été retrouvé
Il aurait été retrouvé à Pamukkale, ancienne Hierapolis, en Anatolie occidentale (Turquie), où l'apôtre Philippe mourut après avoir prêché en Grèce et en Asie mineure.
La découverte a été faite par la mission archéologique italienne qui travaille depuis 1957 et qui est aujourd'hui composée d'une équipe internationale dirigée depuis 2000 par Francesco D'Andria, professeur à l'université de Salento.
Source : agence Zenit
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vendredi 22 juillet 2011
22 juillet : sainte Marie-Madeleine
Aujourd'hui 22 juillet nous fêtons sainte Marie-Madeleine, ainsi nommée en l'évangile selon saint Luc parmi les femmes qui suivent Jésus depuis la Galilée, se retrouve dans les récits de la Passion et de la Résurrection. Son identité avec Marie de Béthanie et la pécheresse est depuis toujours discutée. Pour simplifier la tradition catholique identifie une seule personne, là où les traditions orthodoxes et protestantes y voient 3 personnes différentes. Si la chose était de nature à pouvoir être parfaitement éclaircie, elle devrait l'être à présent, puisque tant d'habiles personnages l'ont traitée.
Toutefois voici ce qu'en dit l'abbé L. Jaud, reprenant la tradition catholique occidentale (Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950).
"Marie Madeleine, sœur de Marthe et de Lazare, était d'une famille distinguée de Béthanie. Après la mort de ses parents, Marie avait reçu en héritage le château de Magdala, en Galilée, d'où lui vint le surnom de Madeleine, et elle y vivait dans le luxe et les plaisirs au point qu'elle devint le scandale de toute la Galilée, et qu'on ne la connut bientôt que sous le nom de la Pécheresse. En punition de ses débordements, elle fut possédée du démon jusqu'au jour où le Sauveur, lui remettant ses péchés, la délivra de la domination de Satan.
Dieu avait fait naître en ce cœur coupable le désir de voir Jésus; ce désir devait être son salut, car le Sauveur voulait donner en Madeleine un exemple frappant de Sa miséricorde infinie en même temps que de la plus parfaite pénitence. C'est elle qui, ayant un jour suivi le Seigneur chez Simon le Pharisien, versa sur les pieds de Jésus un vase de parfum précieux, les arrosa de ses larmes et les essuya avec ses cheveux, et qui entendit ensuite cette parole: "Beaucoup de péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé."
Nous la rencontrons, depuis lors, très souvent dans l'Évangile; elle contemple Jésus et L'écoute, dans la maison de Béthanie, pendant que sa sœur Marthe s'occupe seule du service de la maison: "Marie, dit le Sauveur, a choisi la meilleure part." Une autre fois, dans les derniers jours de sa vie, Jésus voit Madeleine répandre un parfum délicieux sur cette tête divine qui bientôt sera couronnée d'épines. Elle accompagne le Sauveur au sommet du Calvaire, assiste à Sa mort et à Sa sépulture, et bientôt reçoit l'une des premières visites du Christ ressuscité: "Marie!" S'écrie le Sauveur. Et Marie, reconnaissant Jésus, Lui répond dans une effusion d'amour: "O mon Maître!".
Peu après, les Juifs endurcis, fatigués de ses exhortations et de celles de Marthe et de Lazare, les exposèrent sur la mer par une tempête, dans une pauvre barque sans rames ni voiles. La nacelle voguait à la garde de Dieu, et vint aborder, après quelques jours, au rivage de Marseille. Les pieux disciples du Christ firent là de nombreuses conquêtes.
Quant à Madeleine, elle s'enfonça dans les montagnes sauvages et solitaires et fut transportée par les anges dans une grotte appelée depuis la Sainte-Baume, où elle mena une vie plus angélique qu'humaine, favorisée des grâces les plus merveilleuses, ne vivant que de la Sainte Communion, soupirant et versant des larmes de pénitence et d'amour."
Et, à l'appui de cette tradition, bien qu'il ne prenne pas définitivement parti, je souhaite signaler l'excellent livre de Roland Hureaux : "Jésus et Marie-Madeleine". Je le cite dans une recension qu'il a faite dans un article de la revue "Liberté politique" :
"Si l'on se cantonne aux Évangiles canoniques, une question préalable est à résoudre : les trois figures de femmes généralement identifiées à Madeleine, la pécheresse anonyme de saint Luc, Marie de Béthanie, sœur de Marthe et de Lazare, Marie de Magdala qui se trouve au pied de la croix sont-elles une seule et même personne ? Les Églises d'Orient pensent que non. L'Église latine pense généralement que oui. À vrai dire nul ne le sait. Une lecture littérale des textes inclinerait à la thèse de l'unité. C'est celle que firent saint Augustin et la plupart des auteurs du Moyen Âge occidental. Les exégètes contemporains, volontiers hypercritiques et par là presque tous partisans de trois Madeleine, en savent-ils vraiment plus qu'eux ? Dans le doute, j'ai opté pour l'unité, suivant une brillante démonstration d'André Feuillet, sachant qu'il ne s'agit là que d'une hypothèse."
...
"Que Marie-Madeleine soit absente des lettres de saint Paul et des Actes des Apôtres qui relatent ce qui se passa entre 30 et 60 environ, reste une énigme. Moins que par un retour de machisme (il semble que gravitent autour de saint Paul des disciples-femmes du même genre qu'elle), on peut l'interpréter par le fait qu'elle n'est plus en Palestine ni en Asie Mineure où, pour l'essentiel, se situent ces écrits. Cette absence peut conférer quelque vraisemblance aux récits médiévaux selon lesquels elle serait partie pour Marseille et y aurait fini ses jours. Même si le port provençal avait alors des relations commerciales suivies avec le Proche-Orient, cela ne suffit pourtant pas à garantir la véracité de ces traditions tardives."(note: traditions qui la font venir en Gaule, en Provence à la Sainte-Baume, voire en Bourgogne à Vézelay)
jeudi 25 novembre 2010
L'apôtre saint Thomas en Chine au 1er siècle ?
Le site de l'association "Enjeux de l'Etude du Christianisme des Origines" présente les résultats récents des chercheurs Pierre Perrier et Xavier Walter, parus dans l'ouvrage: "Thomas fonde l’Église en Chine (65-68)", aux éditions du Jubilé.
http://eecho.fr/?p=36
Un article était déjà paru dans la revue France Catholique à ce sujet en octobre 2008:
http://www.france-catholique.fr/Christianisme-en-Chine-le-livre.html
Et des informations complémentaires sur les chrétiens de saint Thomas sont disponibles sur Wikipédia.
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mardi 21 septembre 2010
21 septembre : saint-Matthieu (apôtre et évangéliste)
En ce jour, nous fêtons saint Matthieu, Apôtre et Évangéliste, surnommé Lévi, appelé par Jésus à le suivre, il abandonna son métier de publicain ou collecteur d’impôts et, choisi dans le groupe des Douze, il écrivit son Évangile, où il montre que Jésus, le Christ, fils de David, fils d’Abraham, a porté à son terme l’ancienne Alliance.
Sources : site Nominis et Bible des Peuples
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| La vocation de saint Matthieu (le Caravage), dans l'église de Saint-Louis-des-Français à Rome |
En ce jour, nous fêtons saint Matthieu, Apôtre et Évangéliste, surnommé Lévi, appelé par Jésus à le suivre, il abandonna son métier de publicain ou collecteur d’impôts et, choisi dans le groupe des Douze, il écrivit son Évangile, où il montre que Jésus, le Christ, fils de David, fils d’Abraham, a porté à son terme l’ancienne Alliance.
Mt 9, 9-13 :
9 Jésus s’en alla plus loin et vit celui qui était à la douane. Il dit à cet homme, un dénommé Matthieu : “Suis-moi !” L’autre se leva et se mit à le suivre.
10 Comme Jésus était là à table dans la maison, un certain nombre de collecteurs de l’impôt et d’autres pécheurs étaient installés avec Jésus et ses disciples.
11 En voyant cela, les Pharisiens commencent à discuter avec ses disciples : “Comment votre maître peut-il manger avec des collecteurs de l’impôt et des pécheurs ?”
12 Mais Jésus l’entend et leur dit : “Ce ne sont pas les bien portants qui ont besoin d’un médecin, mais les malades. 13 Allez donc apprendre ce que veut dire cette parole : C’est la miséricorde que j’aime, non les offrandes ! Je ne suis pas venu, moi, pour appeler des justes mais des pécheurs.”
Sources : site Nominis et Bible des Peuples
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dimanche 25 juillet 2010
25 juillet : saint Jacques le majeur
Cette année 2010 est une année "jacquaire", c'est-à-dire que le 25 juillet tombe un dimanche.
Saint Jacques le majeur est le frère de saint Jean l'évangéliste, fils de Zébédée, pêcheur de la mer de Galilée, et de Marie Salomé. Surnommé fils du Tonnerre (Boanergès) pour sa fougue, comme son frère Jean, il est de ceux qui, répondant à l'appel du Christ, l'ont suivi. A l'intérieur du groupe de douze, il fut le témoin privilégié, avec Pierre et Jean, de ces événements marquants de la vie de Jésus que furent le retour à la vie de la fille de Jaïre (Mc 5, 37s), la transfiguration (Mt 17, 1s et //) et l'agonie (Mc 14, 33s et //).
Deux épisodes rapportés par l'Evangile nous montrent un homme fervent, mais encore imparfait, comme le remarque saint Jean Chrysostome. Lors de la montée de Jésus à Jérusalem, Jacques et son frère Jean sont prêts à vouer au feu du ciel une ville de Samarie qui a refusé de les recevoir. L'un et l'autre, peu avant la Passion, osent exprimer ouvertement leur prétention à s'élever au-dessus des autres apôtres en siégeant l'un à droite et l'autre à gauche du Christ glorifié. Jésus sut les remettre devant l'essentiel : le désir de boire à sa coupe, de "lui devenir conformes dans la mort pour ressusciter avec lui". Jacques est allé jusqu'au bout puisque, d'après le livre des Actes des Apôtres (12, 12), il mourut martyr à Jérusalem sous le roi Hérode Agrippa qui le fit décapiter.
Une légende fait de Jacques l'évangélisateur de l'Espagne où, depuis le IXème siècle, son tombeau est vénéré au "Champ de l'Etoile" (Campus Stellae : Compostelle). Son culte a donné lieu à un pèlerinage millénaire qui attire, encore aujourd'hui, des hommes et des femmes assoiffés de Dieu.
Source : missel Kephas.
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mardi 29 juin 2010
29 juin : fête de saint Pierre et saint Paul
On ne peut les séparer. Ils sont les deux piliers de l'Église et jamais la Tradition ne les a fêtés l'un sans l'autre. Pierre reçoit la charge de paître le troupeau de l'Église: "Tu es Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon Église." Paul reçoit la charge d'être l'Apôtre des gentils.
Saint Pierre et saint Paul sont les saints patrons de la ville de Rome; ils sont aux origines de l'Eglise de Rome.
Sources : site Nominis, agence Zenit et site de Clio
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Saint Pierre et saint Paul sont les saints patrons de la ville de Rome; ils sont aux origines de l'Eglise de Rome.
Sources : site Nominis, agence Zenit et site de Clio
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lundi 3 mai 2010
Saint Philippe et saint Jacques le mineur (apôtres)
Statue de saint Philippe : photo que j'ai prise à Rome à Saint-Jean de Latran en 2009
Fête des saints Philippe et Jacques, apôtres. Philippe, né à Bethsaïde, disciple de Jean-Baptiste, comme Pierre et André, fut appelé par le Seigneur à le suivre. Jacques, fils d’Alphée, considéré chez les Latins comme le même que le frère du Seigneur, surnommé le Juste, dirigea le premier l’Église de Jérusalem et, quand s’éleva le débat au sujet de la circoncision, se rangea à l’avis de Pierre de ne pas imposer le joug de la Loi juive aux disciples venant du monde païen; il couronna peu après son apostolat par le martyre.
Les saints Philippe et Jacques le mineur sont fêtés ensemble car, selon la tradition, leurs reliques furent transférées le même jour dans la basilique romaine des douze apôtres, à l'occasion de la dédicace, le 1er mai 565.
Ils étaient donc fêtés le 1er mai. Récemment, ils ont laissé leur place à l'humble saint Joseph pour réconforter les travailleurs. Pas seulement ceux de notre Europe, mais tous les travailleurs obscurs, exploités et écrasés dans les ateliers d'Asie ou d'Amérique latine.
Philippe était de Bethsaïde, sur la rive nord du lac de Tibériade, comme André et son frère Pierre (Jn 1). Jean le Baptiste, qui se tenait à Béthanie au delà du Jourdain avec deux de ses disciples, leur dit en voyant Jésus: "Voici l'agneau de Dieu." Les deux disciples suivirent Jésus, l'un d'eux était André, le second sans doute Philippe. Jésus leur dit "Viens, suis-moi." Tout de suite Philippe évangélise Nathanaël : "Nous avons trouvé le Messie... viens et vois" (Jn 1, 45-46). On retrouve Philippe au moment de la multiplication des pains: "Jésus dit à Philippe: Où achèterons-nous des pains pour que tous ces gens puissent manger?" (Jn 6, 5). Peu avant la Passion, des Grecs qui veulent voir Jésus, s'adressent à lui: "Nous voulons voir Jésus" (Jn 12 20-22). Au soir de la dernière Cène, Philippe lui, veut voir Dieu: "Montre-nous le Père et cela nous suffit. - Philippe qui me voit, voit le Père" (Jn 14, 8-9). Philippe, le disciple qui veut voir et fait voir...
Jacques est moins connu. Les exégètes distinguent plusieurs Jacques autour du Seigneur: Jacques le majeur, fils de Zébédée et frère de Jean l'évangéliste, Jacques fils d'Alphée dont on sait qu'il fut apôtre et Jacques, frère du Seigneur, de sa parenté, fils de Marie de Cléophas et originaire de Nazareth (ces 2 derniers ont souvent été considérés comme la même personne). Il aurait dirigé l'Église de Jérusalem (Ga 2, 9) et serait mort martyr vers 62. C'est lui que nous fêtons aujourd'hui.
Quant à Philippe qui fut un des sept diacres (Ac 6, Ac 8 et Ac 21), saint Jérôme dit, dans son martyrologe, que le 8e des ides de juillet, il mourut à Césarée, illustre par ses miracles et ses prodiges ; à côté de lui furent enterrées trois de ses filles, car la quatrième repose à Ephèse. Le premier Philippe est différent de celui-ci, en ce que le premier fut apôtre, le second diacre; l’apôtre repose à Hiérapolis, le diacre à Césarée. Le premier eut deux filles prophétesses, le second en eut quatre, bien que dans l’Histoire ecclésiastique (d'Eusèbe de Césarée) on paraisse dire que ce fut saint Philippe, apôtre, qui eut quatre filles prophétesses : mais il vaut mieux s'en rapporter à saint Jérôme.
Source : site Nominis, missel Kephas et site de l'Abbaye de Saint-Benoît
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lundi 30 novembre 2009
Saint André (apôtre et martyr +62), fête le 30 novembre
Cathédrale Saint-André à Patras, où je suis allé en 2003 (j'avais pris cette photo alors):
Saint André est né à Bethsaïde en Galilée, il est frère de Simon Pierre et pêcheur avec lui, disciple de Jean-Baptiste, il fut le premier appelé par Jésus sur les bords du Jourdain ; il le suivit et lui amena son frère. La tradition rapporte qu’après la Pentecôte, il annonça l’Évangile en Achaïe et mourut en croix à Patras (une croix en forme de X, d'après la tradition). L’Église de Constantinople le vénère comme son illustre patron, de même que l'Ecosse, la Russie, la ville de Patras en Grèce...
Reliques de saint André à Patras (la tête, semble-t-il, image trouvée sur internet):
C'était un assoiffé de Dieu. Il avait entendu la prédication de Jean le Baptiste, avait sans doute reçu son baptême de pénitence et était devenu l'un de ses disciples. Il avait su discerner l'exacte mission de Jean. Aussi, quand il l'entendit désigner Jésus : "Voici l'agneau de Dieu", il le suivit pour ne plus le quitter. Dès cet appel, André devient apôtre, avant même d'en avoir reçu le titre. Il rencontre son frère Pierre et l'amène à Jésus. Il est l'homme qui sait nouer des contacts. Lors de la multiplication des pains, c'est André qui amène le jeune garçon portant ses cinq pains et ses deux poissons. Quand des Grecs veulent rencontrer Jésus, c'est à lui qu'ils s'adressent tout naturellement. Des sources tardives font état de son supplice à Patras en Grèce. Au 4e siècle, ses reliques furent transférées à Constantinople. Une importante relique, qui avait été déposée au XVe siècle au Vatican , fut restituée en 1966 aux Orientaux en signe de la volonté de communion entre l'Eglise de Rome et les patriarcats orientaux. L'Ukraine voudrait qu'il ait été le premier évangélisateur de Kiev et l'Ecosse l'a choisi comme patron national.
Le 30 novembre 2009, comme chaque année, le Saint-Père a adressé un message au Patriarche œcuménique de Constantinople à l’occasion de la fête de saint André, remis à SS Barthélémy I par le Cardinal Kasper, qui conduit la délégation romaine à Istanbul. Il y rappelle que la commémoration du patron de ce patriarcat, frère de saint Pierre, “doit encourager tous les chrétiens à répondre aux grands enjeux du moment, aux problèmes de plus en plus complexes qui se posent à la chrétienté”. Nos Eglises, écrit Benoît XVI, “se sont engagées depuis plusieurs décennies dans la voie du rétablissement de la pleine communion. Et même si l’objectif n’est pas atteint, de grands pas en avant ont été faits, qui ont permis un approfondissement de nos liens”. Cette ouverture guide les travaux de la Commission mixte pour le dialogue qui s’est récemment réunie à Chypre, consacrés “à la mission de l’Evêque de Rome dans la communion ecclésiale du premier millénaire”, un thème reconnaît le Pape, “qui mérite une étude approfondie et un dialogue prudent dans la perspective de rapprocher les traditions ecclésiales orientales et occidentales pour les intégrer... L’Eglise catholique voit dans le ministère pétrinien un don du Seigneur fait à son Eglise, qui ne peut être interprété comme pouvoir mais comme communion au service de la vérité et de la charité. L’Evêque de Rome, qui préside cette charité... est le Serviteur des Serviteurs de Dieu... A la lumière du modèle du premier millénaire, il convient de trouver ensemble les formes permettant au Successeur de Pierre d’accomplir un service d’amour envers tous et reconnu de tous”. Au long de ce chemin vers la pleine communion, “il faut offrir un témoignage commun en oeuvrant ensemble au bien de l’humanité, en défendant la dignité de la personne, en affirmant les valeurs fondamentales, en favorisant la justice et la paix. Les Eglises orthodoxe et catholique peuvent collaborer aussi dans la sensibilisation des gens aux responsabilités de l’humanité et à la défense de la création”. (source: VIS 091130 350)
Martyrologe romain
Rien n’a été promis à Pierre et à André par le Maître. Ils quittent leurs biens. Il nous faut considérer plutôt la volonté que la valeur des biens. Il quitte beaucoup celui qui ne garde rien pour lui. Il quitte beaucoup celui qui abandonne tout ce qu’il possède. Pierre et André abandonnèrent l’essentiel : l’un et l’autre renoncèrent au désir de posséder.
Saint Grégoire le Grand - Homélie sur l’Evangile
Source: site Nominis et Wikipedia
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Reliques de saint André à Patras (la tête, semble-t-il, image trouvée sur internet):
C'était un assoiffé de Dieu. Il avait entendu la prédication de Jean le Baptiste, avait sans doute reçu son baptême de pénitence et était devenu l'un de ses disciples. Il avait su discerner l'exacte mission de Jean. Aussi, quand il l'entendit désigner Jésus : "Voici l'agneau de Dieu", il le suivit pour ne plus le quitter. Dès cet appel, André devient apôtre, avant même d'en avoir reçu le titre. Il rencontre son frère Pierre et l'amène à Jésus. Il est l'homme qui sait nouer des contacts. Lors de la multiplication des pains, c'est André qui amène le jeune garçon portant ses cinq pains et ses deux poissons. Quand des Grecs veulent rencontrer Jésus, c'est à lui qu'ils s'adressent tout naturellement. Des sources tardives font état de son supplice à Patras en Grèce. Au 4e siècle, ses reliques furent transférées à Constantinople. Une importante relique, qui avait été déposée au XVe siècle au Vatican , fut restituée en 1966 aux Orientaux en signe de la volonté de communion entre l'Eglise de Rome et les patriarcats orientaux. L'Ukraine voudrait qu'il ait été le premier évangélisateur de Kiev et l'Ecosse l'a choisi comme patron national.
Le 30 novembre 2009, comme chaque année, le Saint-Père a adressé un message au Patriarche œcuménique de Constantinople à l’occasion de la fête de saint André, remis à SS Barthélémy I par le Cardinal Kasper, qui conduit la délégation romaine à Istanbul. Il y rappelle que la commémoration du patron de ce patriarcat, frère de saint Pierre, “doit encourager tous les chrétiens à répondre aux grands enjeux du moment, aux problèmes de plus en plus complexes qui se posent à la chrétienté”. Nos Eglises, écrit Benoît XVI, “se sont engagées depuis plusieurs décennies dans la voie du rétablissement de la pleine communion. Et même si l’objectif n’est pas atteint, de grands pas en avant ont été faits, qui ont permis un approfondissement de nos liens”. Cette ouverture guide les travaux de la Commission mixte pour le dialogue qui s’est récemment réunie à Chypre, consacrés “à la mission de l’Evêque de Rome dans la communion ecclésiale du premier millénaire”, un thème reconnaît le Pape, “qui mérite une étude approfondie et un dialogue prudent dans la perspective de rapprocher les traditions ecclésiales orientales et occidentales pour les intégrer... L’Eglise catholique voit dans le ministère pétrinien un don du Seigneur fait à son Eglise, qui ne peut être interprété comme pouvoir mais comme communion au service de la vérité et de la charité. L’Evêque de Rome, qui préside cette charité... est le Serviteur des Serviteurs de Dieu... A la lumière du modèle du premier millénaire, il convient de trouver ensemble les formes permettant au Successeur de Pierre d’accomplir un service d’amour envers tous et reconnu de tous”. Au long de ce chemin vers la pleine communion, “il faut offrir un témoignage commun en oeuvrant ensemble au bien de l’humanité, en défendant la dignité de la personne, en affirmant les valeurs fondamentales, en favorisant la justice et la paix. Les Eglises orthodoxe et catholique peuvent collaborer aussi dans la sensibilisation des gens aux responsabilités de l’humanité et à la défense de la création”. (source: VIS 091130 350)
Martyrologe romain
Rien n’a été promis à Pierre et à André par le Maître. Ils quittent leurs biens. Il nous faut considérer plutôt la volonté que la valeur des biens. Il quitte beaucoup celui qui ne garde rien pour lui. Il quitte beaucoup celui qui abandonne tout ce qu’il possède. Pierre et André abandonnèrent l’essentiel : l’un et l’autre renoncèrent au désir de posséder.
Saint Grégoire le Grand - Homélie sur l’Evangile
Source: site Nominis et Wikipedia
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