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dimanche 9 juin 2019

Seul le Fils de Dieu pouvait nous rendre libres



Pour introduire le mystère de l'Incarnation, le catéchisme de l'Eglise catholique nous enseigne : "pourquoi le Verbe s'est-il fait chair?" (n° 456 à 460). Il nous donne 4 raisons.

1) Pour nous sauver en nous réconciliant avec Dieu.

2) Pour que nous connaissions ainsi l'amour de Dieu.

3) Pour être notre modèle de sainteté.

4) Pour nous rendre participants de la nature divine.

Cette quatrième raison s'appuie sur une citation d'un passage de l'ouvrage de saint Irénée ("Contre les hérésies", III, 19, 1, pour dénoncer et réfuter les fausses doctrines gnostiques), que je mets ci-dessous en entier.

19, 1. A l'opposé, ceux qui prétendent qu'il n'est qu'un pur homme engendré de Joseph demeurent dans l'esclavage de l'antique désobéissance et y meurent, n'ayant pas encore été mélangés au Verbe de Dieu le Père et n'ayant pas eu part à la liberté qui nous vient par le Fils, selon ce qu'il dit lui-même: "Si le Fils vous affranchit, vous serez vraiment libres (Jn 8, 36)." Méconnaissant en effet l'Emmanuel né de la Vierge (Is 7, 14), ils se privent de son don, qui est la vie éternelle (Jn 4, 10-14); n'ayant pas reçu le Verbe d'incorruptibilité, ils demeurent dans la chair mortelle; ils sont les débiteurs de la mort, pour n'avoir pas accueilli l'antidote de vie. C'est à eux que le Verbe dit, expliquant le don qu'il fait de sa grâce: "J'ai dit: Vous êtes tous des dieux et des fils du Très-Haut; mais vous, comme des hommes, vous mourrez (Ps 81, 6-7)." Il adresse ces paroles à ceux qui, refusant de recevoir le don de la filiation adoptive, méprisent cette naissance sans tache que fut l'incarnation du Verbe de Dieu, privent l'homme de son ascension vers Dieu et ne témoignent qu'ingratitude au Verbe de Dieu qui s'est incarné pour eux. Car telle est la raison pour laquelle le Verbe s'est fait homme, et le Fils de Dieu, Fils de l'homme: c'est pour que l'homme, en se mélangeant au Verbe et en recevant ainsi la filiation adoptive, devienne fils de Dieu. Nous ne pouvions en effet avoir part à l'incorruptibilité et à l'immortalité que si nous étions unis à l'incorruptibilité et à l'immortalité. Mais comment aurions-nous pu être unis à l'incorruptibilité et à l'immortalité, si l'Incorruptibilité et l'Immortalité ne s'étaient préalablement faites cela même que nous sommes, afin que ce qui était corruptible fût absorbé par l'incorruptibilité, et ce qui était mortel, par l'immortalité (1Co 15, 53-54 et 2Co 5, 4), "afin que nous recevions la filiation adoptive (Ga 4, 5)" ?

Sources : catéchisme de l'Eglise Catholique et "Contre les Hérésies" de saint Irénée de Lyon (Sagesses chrétiennes, les éditions du Cerf, 1984).

dimanche 28 janvier 2018

Bien commun et vertu de prudence



La vertu de prudence, une des 4 vertus cardinales, est très importante pour la recherche du bien commun. Le catéchisme de l'Eglise catholique en atteste clairement en y faisant référence dans le numéro même qui définit le bien commun (n° 1906).

"Par bien commun, il faut entendre " l’ensemble des conditions sociales qui permettent, tant aux groupes qu’à chacun de leurs membres d’atteindre leur perfection, d’une façon plus totale et plus aisée " (GS 26, § 1 ; cf. GS 74, § 1). Le bien commun intéresse la vie de tous. Il réclame la prudence de la part de chacun, et plus encore de la part de ceux qui exercent la charge de l’autorité."

"Il réclame la prudence..." Cette vertu n'est pas anecdotique et elle est définie au n° 1806.

"La prudence est la vertu qui dispose la raison pratique à discerner en toute circonstance notre véritable bien et à choisir les justes moyens de l’accomplir."

Le bien commun me semble être un objectif majeur de la doctrine sociale de l'Eglise et la vertu de prudence une vertu essentielle pour tenter de l'atteindre.

Source : Catéchisme de l'Eglise Catholique

dimanche 2 octobre 2016

2 octobre : fête des saints Anges Gardiens



Nous fêtons aujourd'hui les saint anges gardiens. D'après saint Basile le grand, « Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie ».

Une prière classique à notre Ange Gardien est donnée dans le Compendium du Catéchisme de l'Eglise Catholique.

Ange de Dieu, 
qui es mon gardien,
et à qui j’ai été confié par la Bonté divine,
éclaire-moi, défends-moi,
conduis-moi et dirige-moi. Amen.

Source : site du Vatican (Appendice du Compendium du Catéchisme de l'Eglise Catholique).

dimanche 6 septembre 2015

Les effets de la Confirmation


Pentecôte, les apôtres et la Vierge Marie étant dans la "chambre haute" (le cénacle), fresque d'Andrea di Bonaiuto (chapelle des Espagnols à Santa Maria Novella). Photo que j'ai prise en avril 2015 à Florence.


Lors d'une séance de lecture commune du catéchisme de l'Eglise catholique, encadrée par un frère carme, nous avons abordé la question du sacrement de la confirmation. Celle-ci permet d'augmenter la grâce baptismale sous l'action de l'Esprit Saint. D'après ce que j'ai compris, tout s'enracine dans les missions invisibles du Verbe et de l'Esprit. La mission du Verbe porte surtout sur l'intelligence de l'homme, dont l'objet est la vérité. La mission de l'Esprit porte surtout sur la volonté de l'homme, dont l'objet est le bien et l'amour (au sens de la charité ou agapé). Ainsi, par l'action particulière de l'Esprit, "le confirmé reçoit la puissance de confesser la foi du Christ publiquement". Et j'ajoute, au vu de ce que je crois avoir compris : tout en tenant ensemble la vérité et la charité.

Mais je préfère citer in extenso une partie de la lecture que nous avons approfondie, celle sur les "effets de la confirmation".


1302 Il ressort de la célébration que l’effet du sacrement de Confirmation est l’effusion spéciale de l’Esprit Saint, comme elle fut accordée jadis aux Apôtres au jour de la Pentecôte.

1303 De ce fait, la Confirmation apporte croissance et approfondissement de la grâce baptismale :

– elle nous enracine plus profondément dans la filiation divine qui nous fait dire " Abba, Père " (Rm 8, 15) ;

– elle nous unit plus fermement au Christ ;

– elle augmente en nous les dons de l’Esprit Saint ;

– elle rend notre lien avec l’Église plus parfait (cf. LG 11) ;

– elle nous accorde une force spéciale de l’Esprit Saint pour répandre et défendre la foi par la parole et par l’action en vrais témoins du Christ, pour confesser vaillamment le nom du Christ et pour ne jamais éprouver de la honte à l’égard de la croix (cf. DS 1319 ; LG 11 ; 12) :

Rappelle donc que tu as reçu le signe spirituel, l’Esprit de sagesse et d’intelligence, l’Esprit de conseil et de force, l’Esprit de connaissance et de piété, l’Esprit de la sainte crainte, et garde ce que tu as reçu. Dieu le Père t’a marqué de son signe, le Christ Seigneur t’a confirmé et il a mis en ton cœur le gage de l’Esprit (S. Ambroise, myst. 7, 42 : PL 16, 402-403).

1304 Comme le Baptême dont elle est l’achèvement, la Confirmation est donnée une seule fois. La Confirmation imprime en effet dans l’âme une marque spirituelle indélébile, le " caractère " (cf. DS 1609), qui est le signe de ce que Jésus-Christ a marqué un chrétien du sceau de son Esprit en le revêtant de la force d’en haut pour qu’il soit son témoin (cf. Lc 24, 48-49).

1305 Le " caractère " perfectionne le sacerdoce commun des fidèles, reçu dans le Baptême, et " le confirmé reçoit la puissance de confesser la foi du Christ publiquement, et comme en vertu d’une charge (quasi ex officio) " (S. Thomas d’A., s. th. 3, 72, 5, ad 2).


Source : Catéchisme de l'Eglise Catholique.

dimanche 7 juin 2015

Au sujet de la fête du Saint-Sacrement du Corps et du Sang du Christ




Puis, ayant pris du pain et rendu grâce, il [Jésus] le rompit et le leur donna, en disant : « Ceci est mon corps, donné pour vous. Faites cela en mémoire de moi. » Lc 22, 19 (AELF).

Saint Cyrille d’Alexandrie, à ce sujet, déclare : "Ne va pas te demander si c’est vrai, mais accueille plutôt avec foi les paroles du Seigneur, parce que lui, qui est la Vérité, ne ment pas".

C'est par la foi que l'on apprend la présence du véritable Corps du Christ et du véritable Sang du Christ dans ce sacrement.

Source : catéchisme de l'Eglise Catholique

dimanche 6 avril 2014

Quel est le fondement de la dignité de l’homme ?



La dignité de la personne humaine s’enracine dans sa création à l’image et à la ressemblance de Dieu. Dotée d’une âme spirituelle et immortelle, d’intelligence et de volonté libre, la personne humaine est ordonnée à Dieu et appelée, en son âme et en son corps, à la béatitude éternelle.

Source : Compendium du Catéchisme de l'Eglise Catholique (n° 358), au début de la troisième partie : la vie dans le Christ.

samedi 8 mars 2014

Le monde fut créé en vue de l’Église



"Le monde fut créé en vue de l’Église", disaient les chrétiens des premiers temps (Hermas, vis. 2, 4, 1 ; cf. Aristide, apol. 16, 6 ; Justin, apol. 2, 7). Dieu a créé le monde en vue de la communion à sa vie divine, communion qui se réalise par la "convocation" des hommes dans le Christ, et cette "convocation", c’est l’Église. L’Église est la fin de toutes choses (cf. S. Epiphane, hær. 1, 1, 5 : PG 41, 181C), et les vicissitudes douloureuses elles-mêmes, comme la chute des Anges et le péché de l’homme, ne furent permises par Dieu que comme occasion et moyen pour déployer toute la force de son bras, toute la mesure d’amour qu’il voulait donner au monde :

"De même que la volonté de Dieu est un acte et qu’elle s’appelle le monde, ainsi son intention est le salut des hommes, et elle s’appelle l’Église" (Clément d’Alexandrie, pæd. 1, 6).

Source : Catéchisme de l'Église Catholique (n° 760)

vendredi 7 mars 2014

Que signifie pour l’Église être sacrement universel du salut ?



Cela signifie qu’elle est signe et instrument de la réconciliation et de la communion de toute l’humanité avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain.

Source : Compendium du Catéchisme de l'Eglise Catholique (n° 152)

lundi 1 avril 2013

Sixième commandement : tu ne commettras pas d'adultère




487. Quel est le devoir de la personne humaine en ce qui concerne son identité sexuelle?

Dieu a créé l’homme, homme et femme, avec la même dignité personnelle. Il a inscrit en chacun la vocation à l’amour et à la communion. Il revient à chacun d’accepter sa propre identité sexuelle, en en reconnaissant l’importance pour toute la personne, la spécificité et la complémentarité.


488. Qu’est-ce que la chasteté?

La chasteté est l’intégration réussie de la sexualité dans la personne. La sexualité devient vraiment humaine quand elle est intégrée de manière juste dans la relation de personne à personne. La chasteté est une vertu morale, un don de Dieu, une grâce, un fruit de l’Esprit.

[...]


492. Quels sont les principaux péchés contre la chasteté?

Sont des péchés gravement contraires à la chasteté, chacun selon la nature de son objet : l’adultère, la masturbation, la fornication, la pornographie, la prostitution, le viol, les actes homosexuels. Ces péchés sont l’expression du vice de la luxure. Commis sur des mineurs, de tels actes sont un attentat encore plus grave contre leur intégrité physique et morale.

[...]


494. Quel est le devoir des autorités civiles en ce qui concerne la chasteté?

Parce qu’elles sont tenues de promouvoir le respect de la dignité de la personne, les autorités civiles doivent contribuer à créer un climat favorable à la chasteté, même en empêchant, par des lois appropriées, la diffusion de certaines des graves offenses à la chasteté précédemment évoquées, surtout en vue de protéger les mineurs et les personnes les plus fragiles.

[...]


499. Pourquoi l’insémination et la fécondation artificielles sont-elles immorales?

Elles sont immorales parce qu’elles dissocient la procréation de l’acte par lequel les époux se donnent l’un à l’autre, instaurant de ce fait une domination de la technique sur l’origine et la destinée de la personne humaine. En outre, l’insémination et la fécondation hétérologues, par le recours à des techniques qui font intervenir une personne étrangère au couple, lèsent le droit de l’enfant à naître d’un père et d’une mère connus de lui et liés entre eux par le mariage et ayant le droit exclusif de ne devenir parents que l’un par l’autre.

500. Comment doit-on considérer un enfant?

L’enfant est un don de Dieu, le don le plus excellent du mariage. Il n’existe pas un droit d’avoir des enfants (l’enfant dû à tout prix). Il existe au contraire le droit pour l’enfant d’être le fruit de l’acte conjugal de ses parents ainsi que le droit d’être respecté comme personne dès le moment de sa conception.

501. Que peuvent faire les époux, lorsqu’ils n’ont pas d’enfants?

Si le don de l’enfant ne leur a pas été fait, les époux, après avoir épuisé les recours légitimes de la médecine, peuvent marquer leur générosité par l’accueil ou par l’adoption, ou encore par l’accomplissement de services exigeants à l’égard d’autrui. Ils réalisent ainsi une précieuse fécondité spirituelle.





Source : Compendium du Catéchisme de l'Eglise Catholique sur le site du Vatican


jeudi 8 novembre 2012

Catéchèses du pape Benoît XVI pendant l'année de la Foi



Voici l'adresse d'une page recensant les catéchèses du pape Benoît XVI pendant l'année de la Foi. Cette recension est vraiment bienvenue !

http://www.vatican.va/special/annus_fidei/index_catechesi_annus-fidei_fr.htm


« C’est la confiance et rien que la confiance qui doit nous conduire à l’Amour »
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

jeudi 11 octobre 2012

Benoît XVI appelle les fidèles à se faire pèlerins dans les déserts du monde



Ouverture de l'année de la foi en ce jour, le 11 octobre 2012, cinquantenaire de l'ouverture du concile Vatican 2 et vingtième anniversaire de la parution du catéchisme de l'Eglise catholique !

Benoît XVI appelle les fidèles à se faire pèlerins dans les déserts du monde