dimanche 11 décembre 2016

Décret de Damase (382)



Nous fêtons aujourd'hui le pape saint Damase 1er (305-384). Celui-ci est connu par plusieurs de ces actions. Celle qui nous intéresse aujourd'hui est le "décret de Damase", publié lors du concile de Rome réuni en 382, qui établit la liste du canon des Écritures Saintes. Il sera repris ensuite in extenso à divers moments, dont de façon très solennelle au concile œcuménique de Trente (1545-1563).


Il nous faut maintenant parler des divines Écritures, de ce que reçoit l'Église catholique universelle et de ce qu'elle doit éviter.

On commence par l'ordre de l'Ancien Testament. Genèse, un livre ; Exode, un livre ; Lévitique, un livre ; Nombres, un livre ; Deutéronome, un livre ; Jésus Navé, un livre ; Juges, un livre ; Ruth, un livre ; Rois, quatre livres ; Paralipomènes, deux livres ; Cent cinquante Psaumes, un livre ; Salomon, trois livres : Proverbes, un livre, Ecclésiaste, un livre, Cantique des Cantiques, un livre ; encore, Sagesse, un livre ; Ecclésiastique, un livre.

Puis l'ordre des prophètes, Isaïe, un livre ; Jérémie, un livre, avec Cinoth, c'est-à-dire ses Lamentations ; Ézéchiel, un livre ; Daniel, un livre ; Osée, un livre ; Amos, un livre ; Michée, un livre ; Joël, un livre ; Abdias, un livre ; Jonas, un livre ; Nahum, un livre ; Habacuc, un livre ; Sophonie, un livre ; Aggée, un livre ; Zacharie, un livre ; Malachie, un livre.

Puis l'ordre des histoires. Job, un livre ; Tobie, un livre ; Esdras, deux livres ; Esther, un livre ; Judith, un livre ; Macchabées, deux livres.

Puis l'ordre des Écritures du Nouveau et éternel Testament, que l'Église sainte et catholique reçoit. Évangiles : un livre selon Matthieu, un livre selon Marc, un livre selon Luc, un livre selon Jean.

Les épîtres de Paul, au nombre de quatorze : une aux Romains ; deux aux Corinthiens ; une aux Éphésiens ; deux aux Thessaloniciens ; une aux Galates ; une aux Philippiens ; une aux Colossiens ; deux à Timothée ; une à Tite ; une à Philémon ; une aux Hébreux.

Ensuite l'Apocalypse de Jean, un livre.

Et les Actes des Apôtres, un livre.

Puis les épîtres canoniques, au nombre de sept : deux épîtres de l'apôtre Pierre, une épître de l'apôtre Jacques, une épître de l'apôtre Jean, deux épîtres de l'autre Jean, le presbytre, une épître de l'apôtre Jude le zélote.

Tel est le canon du Nouveau Testament.

Source : site Documenta Catholica Omnia.

dimanche 2 octobre 2016

2 octobre : fête des saints Anges Gardiens



Nous fêtons aujourd'hui les saint anges gardiens. D'après saint Basile le grand, « Chaque fidèle a à ses côtés un ange comme protecteur et pasteur pour le conduire à la vie ».

Une prière classique à notre Ange Gardien est donnée dans le Compendium du Catéchisme de l'Eglise Catholique.

Ange de Dieu, 
qui es mon gardien,
et à qui j’ai été confié par la Bonté divine,
éclaire-moi, défends-moi,
conduis-moi et dirige-moi. Amen.

Source : site du Vatican (Appendice du Compendium du Catéchisme de l'Eglise Catholique).

jeudi 29 septembre 2016

Bonne fête des saints Archanges Michel, Gabriel et Raphaël



Bonne et heureuse fête des saints Archanges Michel, Gabriel et Raphaël à tous ceux qui passent sur ce blog.

samedi 24 septembre 2016

24 septembre : fête de Notre-Dame de la Merci



Nous fêtons aujourd'hui Notre-Dame de la Merci. L'Ordre des Mercédaires, encore appelé Ordre de Notre-Dame-de-la-Merci (en latin : Ordo Beatae Mariae de Mercede redemptionis captivorum), est un ordre religieux catholique fondé par le languedocien Pierre Nolasque en 1218 pour racheter les chrétiens captifs des pirates maures et réduits en esclavage.

L’Ordre ayant disparu en France à la Révolution, il s'est de nouveau implanté dans de petites structures au XXe siècle. Mais à Montpellier, c'est indirectement qu'il laisse aujourd'hui son nom, encore au XXIe siècle.

A Montpellier, les Mercédaires étaient implantés sur le Peyrou actuel depuis 1240. On les retrouve, en 1741, près de l’église Saint-Eulalie, leur chapelle, rue de la Merci.

Une congrégation enseignante, les Dames de Saint-Maur (fondée par Nicolas Barré et aujourd'hui Sœurs de l'Enfant Jésus), s'est installée à Montpellier en 1685. Elle fut interdite par le directoire municipal en 1793, rétablie en 1806, elle finit par s’installer en 1844 au plan Cabanes, à proximité de l’ancien couvent, sous le nom de Notre-Dame-de-la-Merci. Interdite d’enseignement de 1904 à 1919, elle est finalement rétablie et devient école secondaire en 1936. C'est désormais un important lycée catholique de Montpellier.

Voici comment cet établissement scolaire a un lien avec l'ordre religieux de Notre-Dame de la Merci.

Sources : Wikipédia (page de l'Ordre de la Merci), page du Lycée La Merci de Montpellier et page sur le site Marie de Nazareth

Hier 23 septembre : c'était la saint Pio de Pietrelcina


PadrePio_Movie_part1_VOSTF_extract_Vimeo from SAJE Distribution on Vimeo.

Extrait du film sur Padre Pio (la prise d'habit.

dimanche 18 septembre 2016

Dieu veut que tous les hommes soient sauvés... (1 Tm 2, 4)



Ce dimanche la deuxième lecture était tirée de la lettre de saint Paul Apôtre à Timothée. Un passage de cette lecture a retenu mon attention, car cité par la déclaration Dominus Jesus (sur l'unicité et l'universalité salvifique de Jésus-Christ et de l'Eglise). Ce dernier texte est du cardinal Ratzinger, qui n'était pas encore le pape Benoît XVI mais le Préfet de la congrégation pour la doctrine de la foi, car il date du 6 août 2000. Il a cité ce passage à propos du dialogue interreligieux, au n° 22.

La lecture en question de ce dimanche était la suivante (1 Tm 2, 1-8):

"Bien-aimé,
    j’encourage, avant tout,
à faire des demandes, des prières,
des intercessions et des actions de grâce
pour tous les hommes,
    pour les chefs d’État et tous ceux qui exercent l’autorité,
afin que nous puissions mener notre vie
dans la tranquillité et le calme,
 en toute piété et dignité.
    Cette prière est bonne et agréable
à Dieu notre Sauveur,
    car il veut que tous les hommes soient sauvés
et parviennent à la pleine connaissance de la vérité.
    En effet, il n’y a qu’un seul Dieu,
il n’y a aussi qu’un seul médiateur entre Dieu et les hommes :
un homme, le Christ Jésus,
    qui s’est donné lui-même
en rançon pour tous.
Aux temps fixés, il a rendu ce témoignage,
    pour lequel j’ai reçu la charge de messager et d’apôtre
– je dis vrai, je ne mens pas –
moi qui enseigne aux nations la foi et la vérité.
    Je voudrais donc qu’en tout lieu les hommes prient
en élevant les mains,
saintement, sans colère ni dispute."


Et le texte en question dans Dominus Jesus (n° 22) est le suivant:

"La mission ad gentes, dans le dialogue interreligieux aussi, « garde dans leur intégrité, aujourd'hui comme toujours, sa force et sa nécessité ». En effet, « “Dieu veut que tous les hommes soient sauvés et parviennent à la connaissance de la vérité” (1 Tm 2,4). Dieu veut le salut de tous par la connaissance de la vérité. Le salut se trouve dans la vérité. Ceux qui obéissent à la motion de l'Esprit de vérité sont déjà sur le chemin du salut ; mais l'Église, à qui cette vérité a été confiée, doit aller à la rencontre de leur désir pour la leur apporter. C'est parce qu'elle croit au dessein universel de salut qu'elle doit être missionnaire ». Le dialogue donc, tout en faisant partie de la mission évangélisatrice, n'est qu'une des actions de l'Église dans sa mission ad gentes. La parité, condition du dialogue, signifie égale dignité personnelle des parties, non pas égalité des doctrines et encore moins égalité entre Jésus-Christ — Dieu lui-même fait homme — et les fondateurs des autres religions. L'Église en effet, guidée par la charité et le respect de la liberté, doit en premier lieu annoncer à tous la vérité définitivement révélée par le Seigneur, et proclamer la nécessité, pour participer pleinement à la communion avec Dieu Père, Fils et Saint-Esprit, de la conversion à Jésus-Christ et de l'adhésion à l'Église par le baptême et les autres sacrements. D'autre part la certitude de la volonté salvifique universelle de Dieu n'atténue pas, mais augmente le devoir et l'urgence d'annoncer le salut et la conversion au Seigneur Jésus-Christ."


Cette déclaration est très belle : elle précise que "le salut se trouve dans la vérité" et que l'égale dignité des personnes en dialogue ne signifie pas égalité des doctrines. Et elle rappelle aussi, en cette année de la Miséricorde, que "Dieu veut que tous les hommes soient sauvés".

Sources : Bible de la Liturgie et déclaration Dominus Jesus.