samedi 15 février 2014

La femme : Intervention de Mère Térésa à la Conférence de Pékin de septembre 1995



En ces jours où nous subissons l'idéologie mensongère et délétère du "genre", qui tente de nier les différences entre les hommes et les femmes, il m'apparaît important de rappeler l'intervention de mère Teresa lors de la conférence de Pékin en septembre 1995. Cette conférence de l'Onu avait permis aux idéologues soi-disant féministes d'imposer leurs idées au sein de cette instance. Nous en voyons aujourd'hui les effets néfastes. Des prophètes comme le pape Jean-Paul II, dans sa lettre aux femmes de juin 1995, et mère Teresa ont su prononcer des paroles de vérité.



Chers amis, je prie Dieu qu'il fasse descendre sa bénédiction sur tous ceux et celles qui prennent part à la IVe Conférence mondiale sur la Femme, qui se tient à Pékin à l'heure actuelle. J'espère que cette conférence aidera tous et chacun à comprendre la place très spéciale que la Femme occupe dans le plan de Dieu, et nous amènera à adhérer pleinement à ce plan et à le mettre en œuvre.

Je dois dire que je n'arrive pas à comprendre pourquoi certains affirment que l'homme et la femme sont exactement les mêmes et qu'ils en viennent même à nier la beauté des différences qui existent entre l'homme et la femme. Les dons de Dieu sont tous également bons mais ils ne sont pas nécessairement les mêmes. Comme je le dis souvent à ceux qui me disent qu'ils aimeraient pouvoir servir les pauvres comme je le fais : "Ce que je fais, vous n'êtes pas en position de le faire. Mais vous et moi ensemble, nous pouvons faire quelque chose de beau pour Dieu". Il en va ainsi des différences entre l'homme et la femme. Dieu a créé chacun de nous, chaque être humain, en vue d'une plus grande chose : aimer et être aimé.

Pourquoi Dieu nous a-t-il créés, les uns hommes, les autres femmes ? Parce que l'amour d'une femme est l'un des visages de l'amour de Dieu. L'amour d'un homme est un autre visage de ce même amour. L'homme et la femme sont tous les deux créés pour aimer, mais chacun d'une manière différente ; l'homme et la femme se complètent l'un l'autre, et tous les deux ensemble manifestent l'amour de Dieu beaucoup mieux qu'ils ne le pourraient chacun séparément. Cette puissance spéciale d'amour qu'ont les femmes n'est jamais plus apparente que lorsqu'elles deviennent mères. La maternité est le don de Dieu fait aux femmes. Comme nous devons être reconnaissants à Dieu pour ce don qui apporte une si grande joie au monde entier aux hommes comme aux femmes.

Et pourtant ce don de la maternité, nous pouvons le détruire, et d'une façon toute spéciale par le mal de l'avortement, mais aussi par celui qui consiste à penser qu'il y a d'autres choses plus importantes que celle de se donner au service des autres : la carrière, par exemple, le travail à l'extérieur du foyer. Aucun travail, aucun plan de carrière, aucune possession matérielle, aucune vision de "liberté" ne peut remplacer l'amour. De sorte que tout ce qui détruit le don de la maternité, qui est un don de Dieu, détruit le plus précieux des dons faits par Dieu aux femmes - celui d'aimer en tant que femme.

Dieu nous a dit : "Aimez votre prochain comme vous-même". De sorte que je dois d'abord m'aimer moi-même, comme il se doit, et ensuite aimer mon prochain de la même manière. Mais comment puis-je m'aimer moi-même si je ne m'accepte pas telle que Dieu m'a faite ? Ceux qui nient la beauté des différences entre l'homme et la femme ne s'acceptent pas tels que Dieu les a faits, et ne peuvent donc pas aimer leur prochain. Ils ne peuvent apporter avec eux que division et malheur et détruire la paix du monde. Par exemple, comme je l'ai souvent affirmé, l'avortement est ce qui détruit le plus la paix du monde aujourd'hui - et ceux qui veulent absolument que la femme et l'homme soient la même chose sont tous en faveur de l'avortement. Au lieu de la souffrance et de la mort, apportons la paix et la joie au monde. A cette fin, nous devons demander à Dieu le don de la paix et apprendre à nous aimer et à nous accepter comme frères et sœurs, enfants de Dieu.

Nous savons que l'endroit où l'enfant peut le mieux apprendre à aimer et à prier est la famille, en étant témoin de l'amour et de la prière de son père et de sa mère. Lorsqu'il y a rupture ou désunion dans la famille, les enfants, en grand nombre, grandissent sans savoir ce que c'est que d'aimer et de prier. Un pays où nombreuses sont les familles détruites de cette façon ne peut qu'être exposé à de nombreux problèmes. J'ai souvent été témoin, surtout dans les pays riches, du fait que les enfants cherchent refuge dans la drogue ou autres choses lorsqu'ils en sont réduits à faire face à l'indifférence ou au rejet de leur famille. D'autre part, lorsque les familles sont fortes et unies, les enfants sont en mesure de voir dans l'amour de leur père et mère l'amour très spécial que Dieu a pour eux et peuvent ainsi arriver à faire de leur pays un endroit où l'on aime et où l'on prie. L’enfant est le plus beau don que Dieu puisse faire à la famille. Il a besoin de son père aussi bien que de sa mère parce que l'un et l'autre manifestent l'amour de Dieu d'une façon spéciale. Une famille qui prie ensemble reste ensemble, et s'ils restent ensemble, ils s'aimeront les uns les autres comme Dieu les a aimés, tous et chacun d'entre eux. Et les oeuvres de l'amour sont toujours des oeuvres de paix. En conséquence, gardons tous en nos coeurs la joie d'aimer et partageons cette joie avec tous ceux qui se trouvent sur notre chemin.

La prière que j'adresse à Dieu est que tous les délégués, et que toutes les femmes que la conférence de Pékin cherche à aider, que toutes et chacune d'entre elles, dis-je, en arrivent à faire leurs, l'humilité et la pureté de Marie afin de pouvoir vivre en paix et en amour les uns avec les autres, faisant ainsi de nos familles et de notre monde un lieu de beauté pour Dieu. Ce qu'il faut, c'est la prière.

Tout pour la gloire de Dieu et le bien des âmes. Que Dieu vous bénisse tous.

Mère Teresa, MC.

mardi 11 février 2014

Il y a un an jour pour jour Benoît XVI renonçait à sa charge de pape (11 février 2013)



Il y a un an jour pour jour, en la fête de Notre Dame de Lourdes, Benoît XVI renonçait à son ministère d'évêque de Rome, successeur de saint Pierre. Voici son allocution traduite du latin en Français :

Frères très chers,

Je vous ai convoqués à ce Consistoire non seulement pour les trois canonisations, mais également pour vous communiquer une décision de grande importance pour la vie de l’Église. Après avoir examiné ma conscience devant Dieu, à diverses reprises, je suis parvenu à la certitude que mes forces, en raison de l’avancement de mon âge, ne sont plus aptes à exercer adéquatement le ministère pétrinien. Je suis bien conscient que ce ministère, de par son essence spirituelle,  doit être accompli non seulement par les œuvres et par la parole, mais aussi, et pas moins, par la souffrance et par la prière. Cependant, dans le monde d’aujourd’hui, sujet à de rapides changements et agité par des questions de grande importance pour la vie de la foi, pour gouverner la barque de saint Pierre et annoncer l’Évangile, la vigueur du corps et de l’esprit est aussi nécessaire, vigueur qui, ces derniers mois, s’est amoindrie en moi d’une telle manière que je dois reconnaître mon incapacité à bien administrer le ministère qui m’a été confié. C’est pourquoi, bien conscient de la gravité de cet acte, en pleine liberté, je déclare renoncer au ministère d’Évêque de Rome, Successeur de saint Pierre, qui m’a été confié par les mains des cardinaux le 19 avril 2005, de telle sorte que, à partir du  28 février 2013 à vingt heures, le Siège de Rome, le Siège de saint Pierre, sera vacant et le conclave pour l’élection du nouveau Souverain Pontife devra être convoqué par ceux à qui il appartient de le faire.

Frères très chers, du fond du cœur je vous remercie pour tout l’amour et le travail avec lequel vous avez porté avec moi le poids de mon ministère et je demande pardon pour tous mes défauts. Maintenant, confions la Sainte Église de Dieu au soin de son Souverain Pasteur, Notre Seigneur Jésus-Christ, et implorons sa sainte Mère, Marie, afin qu’elle assiste de sa bonté maternelle les Pères Cardinaux dans l’élection du Souverain Pontife. Quant à moi, puissé-je servir de tout cœur, aussi dans l’avenir, la Sainte Église de Dieu par une vie consacrée à la prière.


BENEDICTUS PP XVI

Source : site du Vatican.

samedi 8 février 2014

Bienheureuse Jacqueline de Septisoles : 8 février



Nous fêtons aujourd'hui la bienheureuse Jacqueline de Septisoles, disciple de saint François d'Assise et décédée en 1274. Elle est fêtée le 8 février.

Elle est connue du fait d'une anecdote. Cette amie de saint François d'Assise s'appelait Jacomina de Settesoli et était veuve de Gratien Frangipani. Elle a donné son nom à la délicieuse frangipane, crème d'amande qu'elle confectionnait pour saint François quand il venait la voir à Rome. Cette même frangipane est utilisée dans les galette des rois, au moins traditionnellement dans le nord de la France (dans le sud la brioche des rois est plus traditionnelle).

La bienheureuse Jacqueline a été inhumée dans la basilique Saint-François à Assise, que j'ai eu l'occasion de visiter il y a 2 ans.



Source : site Nominis.

mercredi 5 février 2014

LMPT Intervention de Tugdual Derville à Lyon 2 février 2014





Merci à Lyon pour cette merveilleuse journée de mobilisation pour la protection des enfants et de la famille !

jeudi 30 janvier 2014

2 février 2014 : manifestations européennes en faveur de la famille et de l'enfant



A Lyon, à Paris, à Bruxelles, à Rome, à Madrid, à Varsovie et dans différentes villes de l'Europe, des manifestations sont organisées à l'appel de la Manif pour Tous pour défendre la famille et l'enfant. C'est urgent compte tenu des projets législatifs anti-familles en cours, en France comme dans le reste de l'Europe.

Intervenants prévus à Lyon :
- Luca Volonté, Italien, député européen, président du PPE,
- Anne-Claude Venot, présidente des Adoptés pour l'Enfance, juriste.
- Gregor Puppinck, lobbyiste pour la famille à Bruxelles, qui expliquera les manœuvres du lobby LGBT à Bruxelles, ses conséquences, et les moyens pour les contrer.
- Tugdual Derville, qu'on ne présente plus (cf. son message "Durer c'est capital").



Il faut noter que le pape a diagnostiqué une crise culturelle profonde de la famille dans la « Joie de l’Évangile » (n° 66):

La famille traverse une crise culturelle profonde, comme toutes les communautés et les liens sociaux. Dans le cas de la famille, la fragilité des liens devient particulièrement grave parce qu’il s’agit de la cellule fondamentale de la société, du lieu où l’on apprend à vivre ensemble dans la différence et à appartenir aux autres et où les parents transmettent la foi aux enfants. Le mariage tend à être vu comme une simple forme de gratification affective qui peut se constituer de n’importe quelle façon et se modifier selon la sensibilité de chacun. Mais la contribution indispensable du mariage à la société dépasse le niveau de l’émotivité et des nécessités contingentes du couple. Comme l’enseignent les Évêques français, elle ne naît pas « du sentiment amoureux, par définition éphémère, mais de la profondeur de l’engagement pris par les époux qui acceptent d’entrer dans une union de vie totale ».

Il a ainsi cité un texte de la Conférences des évêques de France en septembre 2012 : "Élargir le mariage aux personnes de même sexe ? Ouvrons le débat !, note du Conseil Famille et Société".


Mais un autre document me semble important à citer aussi : Famille, mariage et "union de fait", du Conseil Pontifical pour la Famille, publié en juillet 2000, sous le pontificat de Jean-Paul II (au n° 8).

Dans ce processus de déstructuration culturelle et humaine de l’institution matrimoniale, il ne faut pas sous-estimer l’incidence de l’idéologie du «genre». Le fait d’être un homme ou une femme ne serait pas déterminé fondamentalement par le sexe, mais par la culture. C’est une idéologie qui sape les fondements de la famille et des relations interpersonnelles. Il convient l’examiner plus en détail, en raison de son importance dans la culture contemporaine et de son influence sur le phénomène des unions de fait.

Dans le processus d’intégration de la personnalité humaine, l’identité est un facteur très important. Pendant l’enfance et l’adolescence, la personne prend peu à peu conscience de son «moi», de son identité propre. Cette conscience identitaire s’inscrit dans le processus de reconnaissance de soi-même, et donc de sa propre dimension sexuelle. Il s’agit d’une conscience d’identité et de différence. Les experts distinguent habituellement entre identité sexuelle (c’est-à-dire la conscience de l’identité psycho-biologique de son propre sexe et de la différence par rapport à l’autre sexe) et identité générique (c’est-à-dire la conscience de l’identité psycho-sociale et culturelle du rôle que les personnes d’un sexe déterminé remplissent dans la société). Dans un processus d’intégration correct et harmonieux, l’identité sexuelle et l’identité du genre se complètent, puisque les personnes qui vivent en société obéissent aux modèles culturels correspondant à leur propre sexe. La catégorie d’identité sexuelle du «genre» (gender) est, par conséquent, d’ordre psycho-social et culturel. Elle se fond harmonieusement avec l’identité sexuelle, d’ordre psycho-biologique, lorsque l’intégration de la personnalité s’accompagne de la reconnaissance de la plénitude de la vérité intérieure de la personne, unité d’âme et de corps.

Dans la décennie 1960-1970, s’est répandue une théorie (que les experts qualifient généralement aujourd’hui de «constructioniste») selon laquelle l’identité sexuelle du «genre» (gender) ne serait pas seulement le produit de l’interaction entre la communauté et l’individu, mais serait même indépendante de l’identité sexuelle personnelle. En d’autres termes, dans la société, les genres masculin et féminin seraient exclusivement le produit de facteurs sociaux, sans aucune relation avec la dimension sexuelle de la personne. Toute attitude sexuelle serait ainsi justifiable, même l’homosexualité. C’est à la société de changer, pour faire place, dans l’organisation de la vie sociale, à d’autres genres, outre le masculin et le féminin.

L’idéologie du genre a trouvé dans l’anthropologie individualiste du néolibéralisme radical un milieu propice. La revendication d’un statut similaire pour le mariage et les unions de fait (même homosexuelles) est généralement justifiée aujourd’hui par le recours à des catégories et des termes empruntés à l’idéologie du genre. C’est ainsi que certains en viennent même à donner le nom de «famille» à toute union consensuelle, en faisant fi de l’inclination naturelle de la liberté humaine au don réciproque et de ses caractéristiques essentielles, fondement de ce bien commun de l’humanité qu’est l’institution matrimoniale.

samedi 25 janvier 2014

25 janvier : fête de la Conversion de saint Paul

La conversion de saint Paul sur le chemin de Damas (le Caravage, église Santa-Maria del Popolo à Rome)


En ce jour, nous faisons mémoire de la conversion de saint Paul, c’est-à-dire de sa rencontre avec Jésus ressuscité sur le chemin de Damas, une rencontre qui a bouleversé sa vie.

Paul est né à Tarse en Cilicie, entre 5 et 10 après Jésus Christ. « Hébreu, fils d’hébreu » tout en étant citoyen romain, il a été élevé dans la stricte tradition de ses pères. Nous savons qu’il a été disciple du célèbre rabbi Gamaliel à Jérusalem. Pharisien, et donc juif fervent, Paul devient persécuteur de l’Église, cette secte dissidente au regard du judaïsme de l’époque.

L’événement de Damas l’amène à découvrir que Jésus est Seigneur, le Seigneur présent en chacun des membres de son Corps avec lesquels il ne fait qu’un : Saül, Saül, pourquoi me persécuter ? « Saisi par le Christ », Paul accepte de perdre toutes ses certitudes (Philippiens 3.12) et de se laisser renouveler pour devenir, par sa parole et par sa vie, « le témoin de ce qu’il a vu et entendu », l’apôtre des nations proclamant sans relâche que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu.

Selon la tradition, Paul aurait rendu le témoignage suprême du martyre, à Rome vers l’an 67.

Source : missel Kephas

jeudi 2 janvier 2014

Bonne et heureuse année 2014 !

Bassin aux nymphéas dans le jardin de Claude Monet à Giverny

En ce premier jour de l'année, recevez mes vœux de belle, bonne et heureuse année 2014. Qu'elle soit pleine de confiance et d'espérance.