dimanche 31 mars 2013

Message Urbi et Orbi du pape François



Le pape François a délivré son premier message Urbi et Orbi. Il a parlé en faveur de la Paix au Moyen-Orient, en Afrique et en Extrême-Orient, mais il a donné le chemin pour cette Paix.

"Voilà ce qu’est Pâques : c’est l’exode, le passage de l’homme de l’esclavage du péché, du mal à la liberté de l’amour, du bien. Parce que Dieu est vie, seulement vie, et sa gloire c’est nous : l’homme vivant (cf. Irénée, Adversus haereses, 4, 20, 5-7).

Chers frères et sœurs, le Christ est mort et ressuscité une fois pour toujours et pour tous, mais la force de la Résurrection, ce passage de l’esclavage du mal à la liberté du bien, doit se réaliser en tout temps, dans les espaces concrets de notre existence, dans notre vie de chaque jour. Que de déserts, aujourd’hui encore, l’être humain doit traverser ! Surtout le désert qui est à l’intérieur de lui, quand manque l’amour pour Dieu et pour le prochain, quand manque la conscience d’être gardien de tout ce que le Créateur nous a donné et nous donne. Mais la miséricorde de Dieu peut faire fleurir aussi la terre la plus aride, peut redonner vie aux ossements desséchés (cf. Ez 37, 1-14).

[...]

Et ainsi demandons à Jésus ressuscité, qui transforme la mort en vie, de changer la haine en amour, la vengeance en pardon, la guerre en paix. Oui, le Christ est notre paix et par lui implorons la paix pour le monde entier !"

Source : site du Saint-Siège au Vatican

Joyeuses Pâques !



Le Christ est ressuscité ; il est vraiment ressuscité ; Alleluia !

Joyeuses fêtes de Pâques à tous ceux qui passent...


vendredi 29 mars 2013

Recension d'un livre du pape François par Le Figaro





Une recension très intéressante par Jean-Marie Guénois, du Figaro, du livre du pape François, ex-cardinal Jorge Mario Bergoglio, « Seul l’amour nous sauvera » (copublié par Parole et Silence, Éditions du Rocher, La Librairie éditrice vaticane, 190 p., 15 €). Il est préfacé par le cardinal André Vingt-Trois. Jean-Marie Guénois en donne quelques extraits marquants.
http://view.atdmt.com/FRM/view/442333375/direct/01/
• Société de «caprices adolescents»
«Nous sommes poussés par l'appétit insatiable de pouvoir, le consumérisme et la fausse éternelle jeunesse qui rejettent les plus faibles comme une matière méprisable d'une société devenue hypocrite, occupée à assouvir son désir de “vivre comme il nous plaît” (comme si c'était possible) et guidée uniquement par la satisfaction de caprices adolescents. Le bien public et commun nous semble de peu d'importance, pourvu que notre “ego” soit satisfait. Nous sommes scandalisés de certaines réalités sociales exposées par les médias… Mais nous reprenons au plus vite notre carapace, et rien ne saurait nous décider à assumer la conséquence politique qui devrait être la plus haute expression de la charité. Les plus faibles sont éliminés: les enfants et les personnes âgées. Il m'arrive de penser que nous nous conduisons envers les enfants et les jeunes comme des adultes ayant renoncé.» 

• «Narcissisme» et «fétichisme» du corps
«Nous livrons nos vies et, bien pire, celle de nos enfants et de nos jeunes aux solutions miracles et destructrices des drogues (légales ou non), du jeu légalisé, de l'automédication, de la banalisation de spectacles sans contenu, du soin fétichiste apporté au corps. Nous les emprisonnons dans le narcissisme et le consumérisme. Et nous jetons nos anciens, qui méprisent ce narcissisme et ce consumérisme, à la décharge existentielle. C'est ainsi que le manque d'amour instaure la “culture de la décharge”: ce qui ne sert plus, on le jette. (…)»

• Pas de politique sans amour
«Le manque d'amour, son abaissement et son abâtardissement permanents, malgré quelques discours pseudo-religieux, ne fait pas que nous déshumaniser. Il finit par nous dépolitiser. L'amour, en revanche, pousse à prendre soin des biens et surtout du bien commun, qui génère et accroît les biens particuliers. Une politique sans amour du prochain, sans passion pour le bien, aboutit à un rationalisme de la négociation ou à un appétit vorace uniquement tourné vers la jouissance du pouvoir. Aucune éthique n'est ici possible, car l'autre ne suscite aucun intérêt.»

• «Le vrai pouvoir, c'est l'amour»
«Concernant le pouvoir: l'exercice consistant à rechercher toujours plus de pouvoir, en guise d'adrénaline, crée aujourd'hui un sentiment artificiel de plénitude et conduira demain à l'autodestruction. Le vrai pouvoir, c'est l'amour. C'est lui qui donne aux autres leur force, qui suscite des initiatives, lui qu'aucune chaîne ne peut entraver puisqu'il est possible d'aimer jusque sur la croix ou sur son lit de mort. Il n'a besoin ni de beauté juvénile, ni de reconnaissance ou d'approbation, ni d'argent ou de prestige. Il se contente de jaillir… Et on ne peut l'arrêter. Si on le calomnie ou qu'on le détruit, il en acquiert une reconnaissance encore plus incontestable. Ce Jésus, si faible et insignifiant aux yeux des politologues et des puissants de la terre, a révolutionné le monde.»

• Contre le mariage homosexuel
«Nous ne voulons pas juger ceux qui pensent et ressentent différemment que nous. (…). Le mariage précède l'État, il est le socle de la famille, la cellule de la société, antérieure à toute loi et même à l'Église. Par conséquent, l'adoption du projet de loi serait un grave recul anthropologique. Le mariage (formé d'un homme et d'une femme) n'est pas la même chose que l'union de deux personnes de même sexe. Distinguer n'est pas discriminer, mais respecter; différencier pour discerner consiste à évaluer correctement, pas à discriminer. (…) Nous ne pouvons pas enseigner aux générations futures qu'il est équivalent de se préparer à développer un projet familial fondé sur un engagement de relation stable entre un homme et une femme, que de vivre avec une personne du même sexe (…). Je vous en conjure, qu'il n'y ait de votre part, ni dans vos paroles ni dans vos cœurs, aucune marque d'agressivité ou de violence envers aucun frère.»

• Attention aux délocalisations
«On ne peut pas nier qu'un certain capital peut faire le bien quand il est investi à l'étranger au lieu de l'être dans sa propre patrie. Mais la justice doit être préservée, en tenant compte de la manière dont s'est formé ce capital et du préjudice pour les gens du fait de sa non-utilisation dans son lieu d'origine. Il faut éviter que les démarches financières soient motivées par la spéculation et cèdent à la tentation de chercher uniquement le bénéfice immédiat, au lieu de chercher la pérennité à long terme de l'entreprise, son utilité pour l'économie réelle et la promotion (…). Cependant, il n'est pas licite de délocaliser uniquement pour profiter de conditions particulièrement favorables, ou, pire encore, pour exploiter sans apporter à la population locale de véritable contribution (…). Nous pourrions dire que le capital aussi a une patrie.»

• Ouvrir les portes de l'Église
«Franchir le seuil de la foi, c'est vivre dans l'esprit du Concile, une Église aux portes ouvertes, non seulement pour recevoir, mais surtout pour partir et remplir d'Évangile la rue et la vie des hommes de notre temps.»

• «Satan» et les «ténèbres»
«Attention: nous ne luttons pas contre des pouvoirs humains, mais contre la puissance des ténèbres. Comme il l'a fait avec Jésus, Satan cherchera à nous séduire, à nous égarer, à nous offrir des “alternatives viables”. Nous ne pouvons pas nous payer le luxe d'être crédules ou suffisants. Il est vrai que nous devons dialoguer avec tout le monde, mais on ne dialogue pas avec la tentation.»

• Les «chrétiens amidonnés»
«L'autre fils répond: “Oui, Père, j'y vais”, mais il n'en fait rien. Il n'obéit pas à son père, mais sauve les apparences: ce sont les chrétiens “amidonnés”, ces chrétiens aux bonnes manières mais mauvaises habitudes.
-Je suis très catholique, Père, je fais partie de telle et telle association.
-Dis-moi, as-tu des employés de maison chez toi?
-Oui, Père.
-Et comment les paies-tu: officiellement ou au noir?
-Eh bien, Père, si on commence à se poser ces questions, évidemment…
C'était juste une question. Et si l'on va plus loin, on comprend qu'ils mènent une terrible double vie. Les chrétiens comme ce fils, les chrétiens pharisiens sont ceux qui font le plus de tort au peuple de Dieu.»

• Les hypocrites du clergé
«À ceux qui étaient scandalisés de le voir manger avec les pécheurs, les publicains, Jésus répond: “Les publicains et les prostituées vous précéderont”, alors que c'était la lie de la société de l'époque. Jésus ne les supporte pas. Ce sont eux qui ont cléricalisé - pour dire les choses clairement - l'Église du Seigneur. Ils l'encombrent de préceptes. Je le dis avec tristesse, et pardonnez-moi si j'ai l'air de les dénoncer ou de les insulter, mais il y a dans notre région ecclésiastique des prêtres qui refusent de baptiser les enfants de mères célibataires sous prétexte qu'ils ont été conçus hors des liens sacrés du mariage. Ce sont les hypocrites d'aujourd'hui. Ceux qui ont cléricalisé l'Église.

Ceux qui éloignent du salut le peuple de Dieu. Et cette pauvre fille qui, alors qu'elle pouvait renvoyer son enfant à l'expéditeur, a eu le courage de le mettre au monde, erre de paroisse en paroisse en demandant qu'on le baptise! (…) Cléricaliser l'Église est une hypocrisie pharisienne. L'Église du “entrez par ici que nous vous disions les règles à suivre, et ce qui n'y entre pas n'en est pas” est pharisienne. Jésus nous montre l'autre voie: sortir. Sortir pour témoigner, pour s'approcher de son frère, pour partager, pour questionner. S'incarner.»

• «Non à la frivolité spirituelle»
«Le pire des maux qui puissent atteindre l'Église, c'est de tomber dans la frivolité spirituelle, comme l'indiquait le cardinal de Lubac. C'est le pire des maux dont puisse souffrir l'Église, pire encore que la débauche des papes d'autrefois. Cette frivolité spirituelle qui consiste à faire ce qui fait bonne impression, à être comme les autres, de cet embourgeoisement spirituel, du respect des horaires, du statut: “Je suis chrétien, je suis consacré ou consacrée, je suis prêtre.” Ne vous commettez pas avec le monde, dit Jacques. Non à l'hypocrisie. Non au cléricalisme hypocrite. Non à la frivolité spirituelle (…). Oui à la proximité, au chemin parcouru avec le peuple de Dieu, à la tendresse spéciale envers les pécheurs, ceux qui sont plus loin, et souvenons-nous que Dieu vit au milieu d'eux. Que Dieu nous accorde cette grâce de la proximité, qui nous préserve de tout comportement gestionnaire, frivole, prosélyte, clérical, et qui nous rapproche de sa voie: marcher avec le peuple saint de Dieu.»


mercredi 27 mars 2013

mardi 26 mars 2013

Manif pour Tous : 24 mars 2013




Très belle et impressionnante manifestation pour la famille selon le cœur de Dieu ce dimanche 24 mars, jour de la fête des Rameaux ! C'était très bien organisé et nous avons eu la chance d'écouter des témoignages émouvants, comme celui de cette personne d'origine coréenne (cf. vidéo ci-dessus), des interventions très pédagogiques (sur l'absurde idéologie du genre ou bien sur des conséquences du projet de loi par des juristes) et des interventions politiques très diversifiées.

Bravo à tous les organisateurs et à tous ces bénévoles !

En revanche le pouvoir est aux abois, car il semble avoir très sérieusement dérapé lors de cette manifestation, avec des violences policières disproportionnées avec la situation réelle. Il faut écouter un témoignage très révélateur (diffusé par le site Le Salon Beige):




Isabelle manifeste son écoeurement par Le_Salon_Beige


Mais le plus incroyable, c'est le témoignage du député Lionel Tardy sur son site: http://www.lioneltardy.org/archive/2013/03/26/point-sur-les-debordements-de-la-manifestation-pour-tous-a-p.html

Il explique les évènements de façon très claire, avec des schémas. Il s'étonne que des questions n'aient pas été posées par les médias aux autorités sur ce qui s'est vraiment passé et non sur une version officielle manifestement non crédible.





Il me semble utile de rappeler ici ce que dit le Catéchisme de l’Église Catholique dit au n°2211, à propos de la famille et de la société:

La communauté politique a le devoir d’honorer la famille, de l’assister, de lui assurer notamment :
– la liberté de fonder un foyer, d’avoir des enfants et de les élever en accord avec ses propres convictions morales et religieuses ;
– la protection de la stabilité du lien conjugal et de l’institution familiale ;
– la liberté de professer sa foi, de la transmettre, d’élever ses enfants en elle, avec les moyens et les institutions nécessaires ;
– le droit à la propriété privée, la liberté d’entreprendre, d’obtenir un travail, un logement, le droit d’émigrer ;
– selon les institutions des pays, le droit aux soins médicaux, à l’assistance pour les personnes âgées, aux allocations familiales ;
– le protection de la sécurité et de la salubrité, notamment à l’égard des dangers comme la drogue, la pornographie, l’alcoolisme, etc.
– la liberté de former des associations avec d’autres familles et d’être ainsi représentées auprès des autorités civiles (cf. FC 46).


samedi 23 mars 2013

Inédite rencontre entre le Pape François et Benoît XVI



Rencontre à Castel Gandolfo le 23 mars 2013, inédite dans l'histoire de l'Eglise, entre le pape François et le pape émérite Benoît XVI.

A lire aussi, l'article de Radio Vatican de Romilda Ferrauto intitulé: "Benoît et François : la rencontre de deux papes". Et un autre article de Radio Vatican est consacré à cette rencontre intitulé: "Nous sommes frères".


dimanche 17 mars 2013

Tous en Prière 22 mars et Manif pour Tous 24 mars



Face au projet de loi « Mariage pour tous », l'initiative d'utiliser les armes du jeûne et de la prière pour la France et la Famille continue. Le 22 mars 2013, jeûnez et priez pour la France et la Famille. Cette initiative est soutenue par le Cardinal Philippe Barbarin, Mgr Dominique Rey, Mgr Raymond Centène, Mgr Jean-Pierre Cattenoz, Mgr Alain Castet, par de nombreux monastères, communautés religieuses et prêtres. A Montpellier, un apprès-midi de prière est prévu à la cathédrale Saint-Pierre (http://www.tousenpriere.com/diocese-de-montpellier-cathedrale-saint-pierre/).

L'initiative s'appelle "Tous en prière" : http://www.tousenpriere.com/


Et le 24 mars se déroule la "Manif pour tous" pour obtenir le retrait du projet de mariage entre personnes de même sexe, projet qui subvertit le mariage véritable et qui porte atteinte aux droits de l'enfant. Nous devons être nombreux à Paris. Pendant ce temps des personnes qui ne peuvent pas se déplacer prient dans certaines églises et chapelles. En effet, d'après sainte Thérèse de Lisieux, « Il faut toujours prier comme si l’action était inutile et agir comme si la prière était insuffisante. »

http://www.lamanifpourtous.fr/

[Mise à jour du 22 mars]: finalement la manifestation va se dérouler avenue de la Grande Armée !

Il me semble aussi très utile, d'une part de rappeler la déclaration de Mgr Pierre-Marie Carré, archevêque de Montpellier, en novembre 2012, d'autre part de signaler ici la très belle lettre de Mgr Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, à ses diocésains pour les encourager à manifester le 24 mars. Il dit en particulier qu'il s'agit surtout "de montrer qu’il existe en France un vaste et profond mouvement de résistance spirituelle, morale, sociale et politique, sous-estimé par les organes institutionnels et les appareils de partis".

Source : site http://saintsymphorien.net/