dimanche 1 novembre 2015

Bonne fête de la Toussaint à tous !


Albrecht Dürer : le retable Landauer, la Toussaint

Bonne fête de la Toussaint à tous !

dimanche 11 octobre 2015

Les signes essentiels du sacrement eucharistique sont le pain de blé et le vin du vignoble



En ce début du mois d'octobre, lors d'une séance de lecture commune du catéchisme de l'Eglise catholique, encadrée par un frère carme, nous avons abordé la question du sacrement de l'Eucharistie. Un point m'a interpellé sur la matière des deux espèces de ce sacrement : le pain de froment et le vin de la vigne. Le catéchisme, au numéro 1412, dit :

1412 Les signes essentiels du sacrement eucharistique sont le pain de blé et le vin du vignoble, sur lesquels est invoquée la bénédiction de l’Esprit Saint et le prêtre prononce les paroles de la consécration dites par Jésus pendant la dernière cène : « Ceci est mon corps livré pour vous... Ceci est la coupe de mon sang... »

C'est une question qui a son importance, car il y a des pays où le blé tendre (froment) et la vigne ne poussent pas. Donc le problème a dû se poser aux missionnaires dans ces pays.

Un auteur a abordé cette question de façon explicite, saint Thomas d'Aquin, dans la Somme Théologique IIIa. Il dit :

"Bien que le blé ou le vin ne soient pas produits dans toutes les régions, on peut les transporter facilement partout, autant que c'est nécessaire pour l'usage qu'on en fait dans ce sacrement. Et si l'un des deux manque, on ne doit pas consacrer l'un sans l'autre, parce que ce ne serait pas alors un sacrement complètement achevé."

A la question "le pain de froment est-il requis à la matière de ce sacrement?", l'auteur répond :

"Ce sacrement contient le Christ qui se compare au grain de froment, lorsqu'il dit (Jn 12, 24): "Si le grain de froment tombé en terre, ne meurt pas, il reste seul." Donc le pain de froment est la matière de ce sacrement."

Et à la question "le vin de la vigne est-il la matière propre de ce sacrement?", l'auteur répond :

"De même que le Seigneur s'est comparé au grain de froment, il s'est comparé à la vigne lorsqu'il dit (Jn 15, 1): "je suis la vraie vigne." Mais seul le pain de froment est la matière de ce sacrement, nous l'avons vu. Donc seul le vin de la vigne est la matière propre de ce sacrement."

Sources : Catéchisme de l'Eglise Catholique, Somme Théologique IIIa Pars de saint Thomas d'Aquin.



mardi 29 septembre 2015

Joyeuse fête des saints Archanges Michel, Gabriel et Raphaël


Tableau de Francesco Botticini (1470, Galerie des Offices à Florence)


Saint Michel Archange,

Défendez-nous dans le combat, soyez notre secours contre la malice et les embûches du démon.

Que Dieu lui commande, nous vous le demandons en suppliant.

Et vous, Prince de la Milice Céleste, repoussez en enfer, par la puissance divine, Satan et les autres esprits mauvais qui rôdent dans le monde pour perdre nos âmes.

Amen !


Prière à saint Michel du pape Léon XIII


dimanche 6 septembre 2015

Les effets de la Confirmation


Pentecôte, les apôtres et la Vierge Marie étant dans la "chambre haute" (le cénacle), fresque d'Andrea di Bonaiuto (chapelle des Espagnols à Santa Maria Novella). Photo que j'ai prise en avril 2015 à Florence.


Lors d'une séance de lecture commune du catéchisme de l'Eglise catholique, encadrée par un frère carme, nous avons abordé la question du sacrement de la confirmation. Celle-ci permet d'augmenter la grâce baptismale sous l'action de l'Esprit Saint. D'après ce que j'ai compris, tout s'enracine dans les missions invisibles du Verbe et de l'Esprit. La mission du Verbe porte surtout sur l'intelligence de l'homme, dont l'objet est la vérité. La mission de l'Esprit porte surtout sur la volonté de l'homme, dont l'objet est le bien et l'amour (au sens de la charité ou agapé). Ainsi, par l'action particulière de l'Esprit, "le confirmé reçoit la puissance de confesser la foi du Christ publiquement". Et j'ajoute, au vu de ce que je crois avoir compris : tout en tenant ensemble la vérité et la charité.

Mais je préfère citer in extenso une partie de la lecture que nous avons approfondie, celle sur les "effets de la confirmation".


1302 Il ressort de la célébration que l’effet du sacrement de Confirmation est l’effusion spéciale de l’Esprit Saint, comme elle fut accordée jadis aux Apôtres au jour de la Pentecôte.

1303 De ce fait, la Confirmation apporte croissance et approfondissement de la grâce baptismale :

– elle nous enracine plus profondément dans la filiation divine qui nous fait dire " Abba, Père " (Rm 8, 15) ;

– elle nous unit plus fermement au Christ ;

– elle augmente en nous les dons de l’Esprit Saint ;

– elle rend notre lien avec l’Église plus parfait (cf. LG 11) ;

– elle nous accorde une force spéciale de l’Esprit Saint pour répandre et défendre la foi par la parole et par l’action en vrais témoins du Christ, pour confesser vaillamment le nom du Christ et pour ne jamais éprouver de la honte à l’égard de la croix (cf. DS 1319 ; LG 11 ; 12) :

Rappelle donc que tu as reçu le signe spirituel, l’Esprit de sagesse et d’intelligence, l’Esprit de conseil et de force, l’Esprit de connaissance et de piété, l’Esprit de la sainte crainte, et garde ce que tu as reçu. Dieu le Père t’a marqué de son signe, le Christ Seigneur t’a confirmé et il a mis en ton cœur le gage de l’Esprit (S. Ambroise, myst. 7, 42 : PL 16, 402-403).

1304 Comme le Baptême dont elle est l’achèvement, la Confirmation est donnée une seule fois. La Confirmation imprime en effet dans l’âme une marque spirituelle indélébile, le " caractère " (cf. DS 1609), qui est le signe de ce que Jésus-Christ a marqué un chrétien du sceau de son Esprit en le revêtant de la force d’en haut pour qu’il soit son témoin (cf. Lc 24, 48-49).

1305 Le " caractère " perfectionne le sacerdoce commun des fidèles, reçu dans le Baptême, et " le confirmé reçoit la puissance de confesser la foi du Christ publiquement, et comme en vertu d’une charge (quasi ex officio) " (S. Thomas d’A., s. th. 3, 72, 5, ad 2).


Source : Catéchisme de l'Eglise Catholique.

samedi 15 août 2015

Bonne et joyeuse fête de l'Assomption !



Bonne et joyeuse fête de l'Assomption !

En ce jour nous avons atteint le terme de la neuvaine de prière pour la France. Elle a duré 9 mois et avait commencé le 15 novembre 2014. Merci à tous ceux qui l'ont organisée, la qualité des textes choisis a été remarquable, et merci aussi à tous ceux qui ont proposé des méditations.

Lien sur le site de la Neuvaine



jeudi 13 août 2015

Les cloches sonneront le 15 août pour les chrétiens d’Orient





Dans plusieurs diocèses, les cloches sonneront dans toutes les églises le samedi 15 août 2015. Et pour cause, les évêques ont appelé leurs fidèles à se rassembler sur les parvis de leurs églises à midi, pour manifester leur soutien fraternel aux chrétiens d’Orient en proie à des persécutions dans leurs pays à cause de leur foi.

Source : site de la Conférence des Évêques de France




A ce jour, les diocèses qui s'associent à cette action sont recensés sur cette carte :



Source : site Facebook de l'opération

dimanche 26 juillet 2015

26 juillet : sainte Anne et saint Joachim



Nous fêtons, aujourd'hui 26 juillet, sainte Anne et saint Joachim, parents de la Vierge Marie. Le pape (maintenant émérite) Benoît XVI en avait parlé il y a quelques années lors de l’Angélus du 26 juillet 2009. Il avait insisté sur le thème de l'éducation et sur la prière pour les grands-parents.

Les évangiles ne nous disent rien de sainte Anne et de saint Joachim. Par contre la littérature apocryphe, en particulier le Protévangile de Jacques, s'intéresse beaucoup à eux. Ils nous sont présentés comme des juifs fidèles à la loi de leurs pères, en attente des promesses faites à Israël. Une tradition nous rapporte qu'ils mettaient en pratique le double commandement de l'amour : aimer Dieu de tout son cœur, de toute son âme et de toute sa force (Deutéronome 6, 5) et le prochain comme soi-même (Lévitique 19, 18), divisant leurs ressources en trois parts : l'une pour le Temple, l'autre pour les pauvres, et la dernière pour leurs propres besoins.

Anne et Joachim auraient connu l'épreuve de la stérilité. Par conséquent, l'enfant qu'ils eurent au bout de 20 ans de mariage fut reçue comme un don de Dieu et présentée au Temple en signe de reconnaissance.

La liturgie nous invite à les reconnaître comme ces justes de l'Ancien Testament qui ont préparé la venue du Christ par leur foi et leur disponibilité : "Par eux est venue la bénédiction promise à tous les peuples". Plus encore, nous leur sommes redevables de "celle à qui deviendrait la mère du Fils de Dieu" (saint Jean Damascène), la Toute Pure, la Toute Sainte que l'Eglise aime chanter.

Le culte de sainte Anne s'est très vite répandu en Orient. Dès le VIe siècle, elle est honorée à Constantinople. Mais il faut attendre l'époque des croisades pour qu'il se développe avec quelque ampleur en Occident. Au XVIIe siècle, les apparitions à Yves Nicolazic lui ont donné un regain de vigueur comme en témoigne, entre autres, le sanctuaire de Sainte-Anne d'Auray (en Bretagne). C'est par l'intermédiaire des marins et missionnaires bretons que le culte de saint Anne a touché le Nouveau Monde où elle est honorée comme patronne du Québec. Quant au culte de saint Joachim, il ne s'est joint que tardivement à celui de son épouse.

Source : site de la Bible des Peuples (missel Kephas).